Klaus Kinski

Acteur, Réalisateur
Haine, l'affiche du film

Personal Info

  • Nationalité : Allemand
  • Date de naissance : 18 octobre 1926 à Zoppot (aujourd'hui Sopot, Pologne)
  • Date de décès : 23 novembre 1991 à Lagunitas, Californie (États-Unis)
  • Crédit visuel : © 1980 Radios-Cinés S.A. -S. Productions / Illustrateur : Kalki. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur génial et mythique passé des films des séries B de genre aux chefs-d’œuvre de Werner Herzog, Klaus Kinski fut un interprète majeur du cinéma des années 60-80.

Klaus Kinski, une personnalité hors norme

Acteur allemand né en 1926 de parents d’origine polonaise, Klaus Kinski devient comédien de théâtre après la Seconde Guerre mondiale. Il commence également une carrière au cinéma en 1948 et joue des seconds rôles pendant une vingtaine d’années, se partageant entre les cinémas allemand, italien et français, et apparaissant dans des coproductions. On le voit en artiste de cabaret dans La peur (1954) de Roberto Rossellini, en prince Otto dans Louis II de Bavière (1955) de Helmut Kaütner, ou en lieutenant nazi dans Le temps d’aimer et le temps de mourir (1958) de Douglas Sirk. Mabuse attaque Scotland Yard (1963) de Paul May où il joue un inspecteur de police est l’une des nombreuses séries B européennes qu’il tourne par la suite. Il est particulièrement prolifique en Italie, où il devient une figure récurrente de méchant dans des westerns, thrillers et films d’horreur des années 60-70. C’est le cas de El Chuncho (1967) de Damiano Damiani ou Le bâtard (1968) de Duccio Tessari. Il tourne aussi des films à budget plus cossu, tels … Et pour quelques dollars de plus de Sergio Leone, ou Le docteur Jivago de David Lean, tous deux sortis en 1965.

Mais c’est Le grand silence (1968) de Sergio Corbucci, coproduction italo-française dans laquelle il partage l’affiche avec Jean-Louis Trintignant, qui fait de lui une authentique vedette du cinéma européen. Il devient également une icône du cinéma de Jesús Franco, qui lui fait jouer le marquis de Sade dans Les infortunes de la vertu (1969), avant de le diriger dans Les nuits de Dracula (1970), aux côtés de Christopher Lee. Il continue une riche carrière dans le cinéma populaire et de genre avec Les insatisfaites poupées érotiques du docteur Hitchcock (1971) de Fernando Di Leo, L’enfer des héros (1974) de Joe D’Amato, ou Jack L’éventreur (1976) de Jesús Franco, des productions où son jeu se caractérise par une démesure proche de la démence.

L’acteur culte de Werner Herzog

C’est cette dimension qui a intéressé le cinéaste Werner Herzog dont il devient l’acteur fétiche à travers des chefs-d’œuvre comme Aguirre, la colère de Dieu (1972), Nosferatu, fantôme de la nuit (1979, Deutscher Filmpreis du meilleur acteur), Fitzcarraldo (1982) et Cobra Verde (1987). Dans le premier film, il est littéralement hallucinant dans le rôle du lieutenant Lope de Aguirre, illuminé et mégalomane. Ces œuvres contribuent au mythe Klaus Kinski, par ailleurs réputé pour ses colères noires et ses violences à répétition envers les équipes de ses films, ainsi qu’une vie privée particulièrement sulfureuse. Il entretient notamment des relations difficiles avec ses filles, les futures actrices Nastassja Kinski et Pola Kinski. Dans son autobiographie Tu ne diras jamais rien (2013), cette dernière mettra en cause son père, révélant des viols incestueux pendant son enfance et son adolescence. En ces années 70 qui constituent l’apogée de sa carrière, l’acteur participe aussi à des films d’auteur qui enrichissent sa filmographie, et dans lesquels sa propension à cabotiner est plus ou moins canalisée, à l’instar de L’important, c’est d’aimer d’Andrzej Zulawski (1975), La chanson de Roland (1978) de Franck Cassenti, ou La femme enfant (1980) de Raphaële Billetdoux.

Klaus Kinski ralentit son activité dans les années 80 mais continue de briller grâce à Herzog. On le voit à l’affiche de productions internationales aussi diverses que Les fruits de la passion (1981) de Shūji Terayama, Victor la gaffe (1981) de Billy Wilder, Les armes du pouvoir (1982) de James Toback, La petite fille au tambour (1984) de George Roy Hill, Créature (1985) de William Malone, et Fou à tuer (1986) de David Schmoeller. Vers la fin de sa vie, il signe un unique film en tant que réalisateur où il s’octroie le rôle-titre de Paganini (1989). En 1976, Klaus Kinski avait publié son autobiographie, Crever pour vivre (éditions Pierre Belfond), suivie par J’ai besoin d’amour (éditions Michel Lafon, 1990). L’acteur est décédé en 1991 à l’âge de 65 ans.

Gérard Crespo

Filmographie de Klaus Kinski

Réalisateur, long métrage
  • 1989 : Paganini
Acteur, longs métrages
  • 1948 : Morituri d’Eugen York
  • 1951 : Le Traître (Decision Before Dawn) d’Anatole Litvak
  • 1954 : La Peur (La paura) de Roberto Rossellini
  • 1955 : Sarajevo (Um Thron und Liebe) de Fritz Kortner
  • 1955 : Louis II de Bavière (Ludwig II: Glanz und Ende eines Königs) d’Helmut Käutner
  • 1955 : Des enfants, des mères et un général (Kinder, Mütter und ein General) de László Benedek
  • 1955 : Hanussen, l’astrologue d’Hitler (Hanussen) d’O. W. Fischer et Georg Marischka
  • 1956 : L’Emprise de la forêt (Waldwinter) de Wolfgang Liebeneiner
  • 1956 : Geliebte Corinna de Eduard von Bosordy
  • 1958 : Le Temps d’aimer et le Temps de mourir (A Time to Love and a Time to Die) de Douglas Sirk
  • 1960 : Le Vengeur défie Scotland Yard (Der Rächer) de Karl Anton
  • 1961 : Les Mystères de Londres (Die Toten Augen von London) d’Alfred Vohrer
  • 1961 : Le Narcisse jaune intrigue Scotland Yard (Das Geheimnis der gelben Narzissen) d’Ákos Ráthonyi
  • 1961 : Fric-frac rue Latour (Bankraub in der Rue Latour) de Curd Jürgens
  • 1961 : L’Étrange Comtesse de Josef von Báky (Die seltsame Gräfin)
  • 1962 : L’Orchidée rouge (Das Rätsel der roten Orchidee) de Helmut Ashley
  • 1962 : Trahison sur commande (The Counterfeit Traitor) de George Seaton
  • 1962 : Der rote Rausch de Wolfgang Schleif
  • 1962 : La Porte aux sept serrures (Die Tür mit den 7 Schlössern) d’Alfred Vohrer
  • 1962 : Le Requin harponne Scotland Yard (Das Gasthaus an der Themse) d’Alfred Vohrer
  • 1963 : L’Énigme du serpent noir (Der Zinker) d’Alfred Vohrer
  • 1963 : Interpol contre stupéfiants (Die schwarze Kobra) de Rudolf Zehetgruber
  • 1963 : Le Crapaud masqué (Der Frosch mit der Maske) de Franz Josef Gottlieb
  • 1963 : Das Indische Tuch d’Alfred Vohrer
  • 1963 : Mabuse attaque Scotland Yard (Scotland Yard jagt Dr Mabuse) de Paul May
  • 1963 : Kali Yug, déesse de la vengeance (Kali Yug, la dea della vendetta) de Mario Camerini
  • 1963 : Le Secret de la veuve noire (Das Geheimnis der schwarzen Witwe) de Franz Josef Gottlieb
  • 1963 : Piccadilly minuit douze (Piccadilly null Uhr zwölf) de Rudolf Zehetgruber
  • 1964 : La Chevauchée vers Santa Cruz (Der Letzte Ritt nach Santa Cruz) de Rolf Olsen
  • 1964 : Toujours au-delà (Wartezimmer zum Jenseits) d’Alfred Vohrer
  • 1964 : La Serrure aux treize secrets (Die Gruft mit dem Rätselschloß) de Franz Josef Gottlieb
  • 1964 : Le Trésor des montagnes bleues (Winnetou – 2. Teil) de Harald Reinl
  • 1964 : F.B.I. contre l’œillet chinois (Das Geheimnis der chinesischen Nelke) de Rudolf Zehetgruber
  • 1964 : Das Verrätertor de Freddie Francis
  • 1965 : Neues vom Hexer d’Alfred Vohrer
  • 1965 : Guerre secrète (The Dirty Game) de Terence Young, Carlo Lizzani et Christian-Jaque
  • 1965 : L’Homme d’Istamboul (Estambul 65) d’Antonio Isasi Isasmendi
  • 1965 : Les Filles du plaisir (The Pleasure Girls) de Gerry O’Hara
  • 1965 : Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in più) de Sergio Leone
  • 1965 : Le Docteur Jivago (Doctor Zhivago) de David Lean
  • 1966 : Le Cirque de la peur (Circus of Fear) de John Llewellyn Moxey
  • 1966 : Opération Marrakech (Our Man in Marrakesh) de Don Sharp
  • 1966 : Le Carnaval des barbouzes (Gern hab’ ich die Frauen gekillt) d’Alberto Cardone, Louis Soulanes, Sheldon Reynolds et Robert Lynn, segment San Francisco
  • 1966 : Guet-apens à Téhéran (Das Geheimnis der gelben Mönche) de Manfred R. Köhler
  • 1966 : El Chuncho (El Chuncho, quien sabe?) de Damiano Damiani
  • 1967 : La Main de l’épouvante (Die blaue Hand) d’Alfred Vohrer
  • 1967 : The Million Eyes of Sumuru de Lindsay Shonteff
  • 1967 : Five Golden Dragons de Jeremy Summers
  • 1967 : Le Carnaval des truands (Ad ogni costo) de Giuliano Montaldo
  • 1968 : Sigpress contre Scotland Yard (Sigpress contro Scotland Yard) de Guido Zurli
  • 1968 : Coplan sauve sa peau d’Yves Boisset
  • 1968 : Chacun pour soi (Ognuno per se) de Giorgio Capitani
  • 1968 : Sartana (Se incontri Sartana prega per la tua morte) de Gianfranco Parolini
  • 1968 : L’Homme, l’orgueil et la vengeance (L’uomo, l’orgoglio, la vendetta) de Luigi Bazzoni
  • 1968 : Casse au Vatican (A qualsiasi prezzo) d’Emilio P. Miraglia
  • 1968 : Le Bâtard (I bastardi) de Duccio Tessari
  • 1968 : Le Grand Silence (Il grande silenzio) de Sergio Corbucci
  • 1969 : Le Fossoyeur (Sono Sartana, il vostro becchino) de Giuliano Carnimeo
  • 1969 : Cinq pour l’enfer (5 per l’inferno) de Gianfranco Parolini
  • 1969 : Justine ou les Infortunes de la vertu (Marquis de Sade’s Justine) de Jesús Franco
  • 1969 : Deux fois traître (Due volte Giuda) de Nando Cicero
  • 1969 : Liz et Helen / Chaleurs et jouissances (A doppia faccia) de Riccardo Freda
  • 1969 : La Loi des gangsters (La legge dei gangsters) de Siro Marcellini
  • 1969 : Deux salopards en enfer (Il dito nella piaga) de Tonino Ricci
  • 1969 : Venus in Furs (Paroxismus) de Jesús Franco
  • 1970 : Wie kommt ein so reizendes Mädchen zu diesem Gewerbe? de Will Tremper
  • 1970 : Et le vent apporta la violence (E Dio disse a Caino) d’Antonio Margheriti (Anthony M. Dawson)
  • 1970 : Les Nuits de Dracula (Nachts, wenn Dracula erwacht) de Jesús Franco
  • 1970 : La Peau de Torpedo de Jean Delannoy
  • 1970 : Rendez-vous avec le déshonneur / La Nuit des assassins (Appuntamento col disonore) d’Adriano Bolzoni
  • 1970 : Les Léopards de Churchill (I leopardi di Churchill) de Maurizio Pradeaux
  • 1970 : Le Goût de la vengeance (La belva) de Mario Costa
  • 1971 : L’Œil de l’araignée (L’occhio del ragno) de Roberto Bianchi Montero
  • 1971 : Macho Callaghan se déchaîne (Giù la testa… hombre!) de Demofilo Fidani
  • 1971 : Nevada Kid (Per una bara piena di dollari) de Demofilo Fidani
  • 1971 : On m’appelle King (Lo chiamavano King) de Giancarlo Romitelli
  • 1971 : Les insatisfaites poupées érotiques du docteur Hitchcock / La Clinique sanglante (La bestia uccide a sangue freddo) de Fernando Di Leo
  • 1971 : Priez les morts, tuez les vivants (Prega il morto e ammazza il vivo) de Giuseppe Vari
  • 1971 : La vengeance est un plat qui se mange froid (La vendetta è un piatto che si serve freddo) de Pasquale Squitieri
  • 1971 : Les Fantômes de Hurlevent (Nella stretta morsa del ragno) d’Antonio Margheriti
  • 1971 : La Vengeance de Dieu (Il venditore di morte) de Lorenzo Gicca Palli
  • 1971 : Black Killer de Carlo Croccolo
  • 1972 : Mon nom est Shangaï Joe (Il mio nome è Shangai Joe) de Mario Caiano
  • 1972 : Clint, une corde pour te pendre (Il ritorno di Clint il solitario) d’Alfonso Balcázar
  • 1972 : Aguirre, la colère de Dieu (Aguirre, der Zorn Gottes) de Werner Herzog
  • 1973 : L’Enfer des héros (Eroi all’inferno) de Joe D’Amato
  • 1973 : La Fureur d’un flic (La mano spietata della legge) de Mario Gariazzo
  • 1973 : La mort a souri à l’assassin (La morte ha sorriso all’assassino) de Joe D’Amato
  • 1974 : Chi ha rubato il tesoro dello scia? de Guido Leoni
  • 1974 : La mano che nutre la morte de Sergio Garrone
  • 1974 : Le amanti del mostro de Sergio Garrone
  • 1975 : Le orme de Luigi Bazzoni
  • 1975 : L’important c’est d’aimer d’Andrzej Zulawski
  • 1975 : Che botte ragazzi! d’Adalberto Albertini
  • 1975 : Un génie, deux associés, une cloche (Un genio, due compari, un pollo) de Damiano Damiani
  • 1975 : Le Filet (Das Netz) de Manfred Purzer
  • 1975 : Les Marches du palais de Frédéric Aubert (inédit)
  • 1976 : Jack l’Éventreur (Der Dirnenmörder von London) de Jesús Franco
  • 1976 : Le Secret de la vie (Lifespan) d’Alexander Whitelaw
  • 1976 : Nuit d’or de Serge Moati
  • 1977 : Opération Thunderbolt (Mivtsa Yonatan) de Menahem Golan
  • 1977 : Madame Claude de Just Jaeckin
  • 1977 : Mort d’un pourri de Georges Lautner
  • 1978 : La Chanson de Roland de Frank Cassenti
  • 1979 : Nosferatu, fantôme de la nuit (Nosferatu: Phantom der Nacht) de Werner Herzog
  • 1979 : Zoo zéro d’Alain Fleischer
  • 1979 : Woyzeck de Werner Herzog
  • 1980 : Haine de Dominique Goult
  • 1980 : La Femme enfant de Raphaële Billetdoux
  • 1980 : L’Homme aux ciseaux / Schizoid (Murder by mail) de David Paulsen
  • 1981 : Les Fruits de la passion de Shuji Terayama
  • 1981 : Venin (Venom) de Piers Haggard
  • 1981 : Victor la gaffe (Buddy Buddy) de Billy Wilder
  • 1982 : Les Armes du pouvoir (Love and Money) de James Toback
  • 1982 : Fitzcarraldo de Werner Herzog
  • 1982 : Burden of Dreams documentaire de Les Blank
  • 1982 : Le Soldat (The Soldier) de James Glickenhaus
  • 1982 : Androïde (Androïd) d’Aaron Lipstadt
  • 1984 : The Secret Diary of Sigmund Freud de Danford B. Greene
  • 1984 : La Petite Fille au tambour (The Little Drummer Girl) de George Roy Hill
  • 1984 : Nom de code : Oies sauvages (Geheimcode: Wildgänse) d’Antonio Margheriti
  • 1985 : À la poursuite de la pierre sacrée (Revenge of the Stolen Stars) d’Ulli Lommel
  • 1985 : Créature (Creature) de William Malone
  • 1985 : Commando Léopard (Kommando Leopard) d’Antonio Margheriti
  • 1985 : Star Knight, le chevalier de l’espace / Le Chevalier du dragon (El caballero del dragón) de Fernando Colomo
  • 1986 : Fou à tuer (Crawlspace) de David Schmoeller
  • 1987 : Cobra Verde de Werner Herzog
  • 1988 : Nosferatu à Venise (Nosferatu a Venezia) d’Augusto Caminito et Klaus Kinski (quelques scènes)
  • 1988 : Grandi cacciatori (White hunter) d’Augusto Caminito
  • 1989 : Paganini de Klaus Kinski
  • 1999 : Ennemis intimes (Mein liebster Feind – Klaus Kinski) de Werner Herzog (documentaire avec images d’archives)

Trailers & Videos

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Haine, l'affiche du film

Bande-annonce de Le orme (VOstf)

Acteur, Réalisateur

Bande-annonce de la reprise 2008 d'Aguirre, la colère de Dieu (VOstf)

Bande-annonce de La mort a souri à l'assassin (VOstf)

Bande-annonce de Les infortunes de la vertu (VF)

Bande-annonce de Fou à tuer (VO)

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