Dossier Porno : ils ont osé ! 50 ans de sexe à l’écran et de titres effarants

Note de la rédaction :
Non noté/10
Non noté
Jaquette Les Femmes préfèrent les grosses, édités en 1982

Note des lecteurs

Dossier porno : l’évolution des mentalités et du sexe dans les médias et notre vie, avec en prime notre anthologie des titres pornos les plus dingues. Hilarité garantie !

Le sexe se choppe à tous les étages

 

Dans les années 70, la libération sexuelle, l’apparition du sexe dans les vitrines de magasins spécialisés abat bien des tabous. Le sex-shop devient un lieu fréquenté par tous et le flou sur la législation, les « 343 salopes » signent un manifeste pro-avortement, l’école s’ouvre timidement à apprentissage de la sexualité, les rapports charnels sont évoquées souvent de façon médicales, sociologiques ou juridiques, via de faux documentaires racoleurs qui font les gros titres (Prostitution clandestine d’Alain Payet, en 1976…)…

 

Le sexe à la bouche

Cinéma, bande-dessinée, hebdo satirique, spécialistes, politiciens… Tout le monde a le sexe à la bouche, et même le cinéma hollywoodien rattrape son retard sur les productions européennes légèrement habillées des années 50 (Et Dieu créa la femme de Vadim, avec le mythe Bardot, en 1956), avec des productions audacieuses qui profitent de la chute du code moral Hays, remplacé par le système de classification de la MPAA. Fini la censure.

 

Emmanuelle super-héroïne

L’érotisme est roi au box-office dès 1974 et Emmanuelle de Just Jaeckin, avec la regretté Sylvia Kristel, bat des records d’influence : plus de 3 millions de spectateurs à Paris, près de 9 millions en France, tous âgés de plus de 18 ans. Aucun film de super-héros n’est jamais parvenu à un tel score par chez nous.

 

X comme Exhibition

Un flou dans la législation pousse le sexe un peu plus profond, avec, dès 1975, l’apparition de centaines de cinéma spécialisés dans la pornographie dans toute la France. La France entière les fréquente et les chiffres au box-office sont faramineux : bobos de leurs temps, couples curieux, bourgeois, ouvriers… On se fait une toile cul entre amis ou en solo, avec arrière-pensée ou pas, mais l’affluence est là.

 

La sexualité sort du placard

Alors qu’on dépénalise enfin l’avortement et l’adultère, le cinéma français sort son premier porno en 75, Exhibition, de Jean-François Davy. Cannes l’accueille dans Perspectives du cinéma français. C’est le début de l’assaut de productions venant du monde entier avec des affiches éclatantes de nudité, avant que l’infâmant X ne tombe et rhabille les affiches et surtout taxe les cinémas et productions proposant ces spectacles de petite vertu.

 

Homos, playmates, stars de cinéma ou mannequins de pub, tous à poil

Très rapidement, les gays sortent du placard, Collaro déshabille sa première playmate dans son show, les clubs libertins s’officialisent, les pubs affichent culs et nichons en 4X3 et dans les pubs télé, y compris avant un Récré A2 présenté par Dorothée, toutes les actrices mainstream sont déshabillées à outrance : Adjani, Kaprisky, Binoche… Le futur est femme, et le présent est nudité.

 

VHS, Canal + et Minitel rose, l’opportunisme sans limite

Le X a désormais son salon, la VHS et la prolifération de vidéo-clubs par milliers dans toute la France rendent accessibles des films outranciers qui vendent la chose par le titre. Distributeur, éditeur, mafieux et opportunistes osent le sans limite, surfant sur des fantasmes douteux, voire totalement impensables à notre époque : les petites filles, les lycéennes sont de tous les titres putassiers, dans des productions commerçantes qui exploitent le cul, jadis en 35mm, avec les premiers films de Brigitte Lahaie (dès 1976, pour sa part), et désormais réduit au format vidéo, avec possibilité d’envoi postal. Toute discrétion assurée. Les parties fines entre voisins occupent les années 80.

 

Le porno désormais un plaisir eXclusivement maison

Alors que le Pariscope recense ses derniers sorties pornos gays et hétéros dans ses colonnes, que les Saisons cinématographiques auscultent tous les films exploités en salle, que Vidéo 7 offre un carnet X très précis de l’actu mensuel… la télévision n’est pas en reste. Canal + démarre son X mensuel du samedi soir. En crypté pour les coquins sans le sou pour se payer le décodeur. Sous l’impulsion de Berlusconi, la 5e chaîne diffuse de l’érotisme en prime le jeudi soir ! Oui, le cinéma porno est bel et bien mort sur le grand écran, achevé par la crise historique du cinéma qui élimine 80% des salles spécialisées.

 

Jaquette parodique de Bienvenue chez les Ch'Tites Coquines

Copyrights JTC Productions

 

Gare aux bourses

Le minitel et le téléphone roses viennent ruiner les curieux de 36 15 Ulla et les numéros surtaxés mettent des ménages en péril. La technologie 100% française que l’on peut considérer comme l’ancêtre de l’internet et des applications de rencontres, promet déjà sexe à portée de mains, à condition d’avoir une voiture pour aller à l’autre bout de la région…

 

SIDA, “trop jeunes pour mourir” : l’hécatombe virale

Les années 70 et 80 sont coquines, libertines et surtout ouvertes aux débats d’idées, alors que l’Eglise s’essouffle. Le sexe est vivant. Parallèlement, le sexe commence à tuer. Le « cancer gay », le sida, virus irrationnel dont on commence à parler au début des années 80, se propage et accentue la peur de l’autre ; il provoque une hécatombe chez les homosexuels, les professionnels du sexe et autres hétéros malchanceux également frappés d’une mort considérée comme honteuse (sic). Artistes et anonymes succombent. On n’ose pas dire de quoi…

 

Trente ans après : internet, Tinder et Metoo

Pour achever ce dossier porno, difficile de ne pas revenir sur l’ère contemporaine. Aujourd’hui, la dernière salle cinématographique, Le Beverley, a fermé en début d’année, mettant un terme définitif à l’exploitation du 35 mm en France. Les habitudes ont changé : Internet et ses services de streaming, légaux ou non, puis les smartphones et leurs applications tinderisées, ont succédé aux habitudes des adultes d’hier. Pour les adolescents, qui échappent à toute interdiction en ligne, ou adultes, la nudité semble être devenue tabou à l’écran. L’effet premier est de banaliser à l’excès une chair devenue paradoxalement omniprésente, jusque dans les délires outranciers des rappeurs de la Boulangerie françaises, ou les délires verbaux du groupe de pop parisien Therapie Taxi. Et pourtant, jamais l’évocation sociale de la sexualité n’a-t-elle été aussi lisse, comme si, dans un mouvement global de grand nettoyage, l’industrie du sexe, polluée par la mafia, la corruption, l’exploitation des corps et notamment de la femme, et l’appât du gain, et l’incapacité de surmonter les polémiques #MeToo et l’affaire révoltante du porc Harvey Weinstein, avaient tué tout visage du sexe ludique post-68. On en parle beaucoup, mais on ne montre plus rien, par pudeur déplacée ; l’époque des selfies semble avoir tellement surexploiter le corps que les médias trouvent désormais la sociologie de l’érotisme totalement vaine. A Hollywood, depuis Basic Instinct, en 1992, le box-office a refermé ses cuisses. Jamaix plus encore?

Alors pour redonner de l’humour à ces décennies de tabous, de polémiques, et réchauffer cette chair froide, on va s’intéresser à l’esprit ravageur des opportunistes des années 70-80 qui s’improvisaient commerciaux de pacotille, publicitaires du terroir, et qui vendaient le néant cinématographique avec des titres farceurs, frondeurs, exploitant les succès de télévision et de salle, de façon éhontée avec des titres débiles qui, contrairement aux films sont rentrés dans l’historie du bis, du nanar et du cinéma de genre.

Dossier porno : pour le meilleur et pour le pire, voici les titres parodiques ou outranciers les plus drôles ou les plus surprenants. Oui, il fallait l’oser, et devinez quoi, ils ont osé !

20000 vieux sous mémère

2002 : l’Odyssée de la queue

3 putes et 1 couffin

39°5 le soir

Adam « est » Ève

A la recherche de la nouvelle bite

Alerte à Malaucul

Allô sodo 69-69

Anal Lambada

Analgeddon

Anomalies sexuelles

Anustasia

Ass Wide Shut

Ass Ventura, Crack detective

Autant en emporte le gland

Baise-moi si tu veux

Barbecul

Batman in Robin

Beaver Juice

Beverly Hills Copulator

Beverly Hills Cox

Bienvenue chez les ch’tites coquines

Bimbo 2 (The Homecoming)

Biroutes des Caraïbes

Bitegirl rencontre Chattwoman

Biteman et Robite

Bites au kilo pour Marie-Jo

Black Nique Mâle

Blacks et d’équerre

Blanche Fesses et les sept seins

Bonnasse des Caraïbes

Branche-moi l’antenne au cul

Breast side story

Bruce d’Anus

Buffy, la suceuse de vampires

Certaines l’aiment chaud

Chacun cherche sa chatte

Change de trou, ça fume

Chapeau melon et bites de cuir

Chérie, j’ai agrandi les godes

Citizen chienne

Colombox

Conan le fornicateur

Couche-moi dans le sable et fais jaillir ton pétrole

Coup de foutre à Nothing Hill

Coupe-toi les ongles et passe-moi le beurre

Croupe du monde 98

Culiméro

Cyrano de Vergerac

Da Vinci Gode

Da Zizi Code

Dallax

Dallax 2 en bavière

Demolition Anale

Des chibres et des lettres

Des pétasses au pays des tapas

Desperate Sex Wives

Destination vaginale

Des minets et des hommes

Dragon Boules X

Driller (parodie de Thriller !)

Du boudoir au trottoir

E.T., l’extra-testicule

Écarte tes cuisses, je trouve plus ma montre !

Écarte tes roseaux que je pêche au large !

Edward Penis Hands

Encule-moi si tu peux

Enculons-nous dans les bois

Erections municipales

Erections nationales

Erector, l’étalon de l’espace

Fist and furious

Ferme-là et prends des notes

Fleshdance

From Sodomia with love

Fuck and Furious

Full Metal Quéquette

Garde à nue

Girlz’n’the hood

Gode save the gouine

Gorilles dans la brune

Godefinger ou certaines chattes n’aiment pas le mou

Harry Tripoteur

Honey I blew, everybody (Chéri, j’ai sucé… tout le monde)

Il faut sauter la sœur de Ryan

Ils trouveront le passage

In and out of Africa

Infidèle par-devant, punie par-derrière

JamaiX plus encore

J’irai cracher sur ta queue

Jamais sans ma bite

James Bande 00 Sexe

James Band 069 agent secret pour obsédées sexuelles

Je baise, mais je ne couche pas

Je suis vicieuse mais je me soigne

Jeux violemment interdits

Je t’défonce et sans vaseline

Joséphine, ange catin

Joséphine, plus salope que moi, tu meurs

Jouir avec Barbii

Juranal Park

Kill bite

L’arrière-train sifflera trois fois

L’arniqueur

L’aubergine est bien farcie

La Belle et la Bite

La Belle et Sa Bête

La chatte sur un doigt brûlant

La comtesse au cul nu

La levrette fantôme

La Mère-Noël les aime bien dures

La Mère Noël est une ordure

La mûre est dans le pré

La prof enseigne sans préservatif

La soirée des connes

La croisière s’enfile

La famille Fourtaverge

La levrette fantôme

La prise de la pastille

La ruée vers Laure

La vérité si je bande !

Laisse tes mains sur mon manche

Le ciel, les oiseaux et ta mère

Le facteur baise toujours deux fois.

Le gland bleu

Le nain l’avait grosse

Le Père-Noël est une pointure

Le bon, la brute et le trou béant

Le bon la broute et fourre son gland

Le camping des vieilles salopes

Le con, la pute et le truand

Le fabuleux vagin d’Amélie Bourrin

Le Gland vadrouille

Le gland des Siciliens

Le plus dur est derrière toi

Le seigneur des anus (saga : avec La communauté de l’anus, Les deux trous, Le retour du doigt)

Le tour du monde en 80 trous

Les 4 fentes astiquent

Les Dufion, une famille très vicieuse

Les salopards de l’Ouest (a dirty western)

Les agités du manche

Les boys bandent

Les Bronzés font du X

Les aventuriers du derche poilu

Les vieux sur la vieille

L’étroit mousquetaire

Les chevaliers de la croupe

Les cougars ont la dalle

Les femmes préfèrent les grosses

Les hommes préfèrent ta mère

Les nymphos font du ski

Les Pipes de Madame Saint-Claude

Les putes infernales

Les sœurs pétasses

Les tontons tringleurs

Les uns dans les autres

Les vieux sur la vieille

Lesbienne d’un côté, sodomisée de l’autre

Luxure dans l’Orient Xpress

Ma sorcière bien baisée

Mâles à bar

Ma mère est dans le pré

Mammouth Mama

Marina Vice (les flicx de Miami)

Mary Pops In

Matrik

Métro, boulot, sodo

Merlin l’emmancheur

Mes voisines moches et cochonnes

Mi-putes, mi-soumises

Miss gélatine et ses copines

Moi, Christiane X, Salope et très Soumise

Moto girl, une petite chatte sur un toit brûlant

Oh my gode !

On a échangé nos mères

On prend la pilule et on s’éclate

One erection

Oops, j’ai glissé dans la babysitter

Où me l’as-tu mise ?

Out of Patricia

Outrages transexuels des petites filles violées et sodomisées

Partenaires vicieux équipés double dimension demandent grosses salopes

Pascal, le grand-frère pineur

Pleins les miches pour pas un rond

Parle pas la bouche pleine

Penetrator

Penis express

Petit déjeuner sur Tiffany

P’tits culs pour gros cubes

Plus Belle ma bite

Plus gros que moi tu meurs

Popaul emploi

Porn wars

Position : Impossible

Pour qui sonne le gland ?

Pour une poignée de braquemarts

Prenez la queue comme tout le monde

Psyx’ose, esclave pour couples

Putain de sorcière !

Quand les mamelles s’en mêlent

Queue d’acier défonce tous les trous

Qui m’aime me suce

Qui veut baiser mon fils

jaquette de Chestbusters, parodie X de SOS Fantômes

©Essex Vidéo – Hollywood / Electric Hollywood

Qui veut la bite de Roger Rapeau?

Rambox

Rasta kékette

Règlements de femmes à OQ Coral

Robocock

Robinson suce Zoé

Rocco et tes sœurs

Rockey X, la revanche du X boxeur

Rodéo sur Juliette

Rustine Powers

Sexocondriaque

S.O.S Fantasmes

Star Whores

Saturday Night Beaver

Saute minets

Sévices secrets

Sex Wars

She-Male Sanitarium

Sexcalibur

Sex again in Pétasses

Sire Anus de Vergerac

Sois vulgaire, ça m’excite

Sois-belle et tète-moi

Spankenstein

Suce pas mon pouce, j’ai mieux plus bas

Super Nichon contre Mafia

Suzanne ! Ouvre-toi !

Jaquette de la parodie de 3 hommes et un couffin, alias 3 zobs et un cul fin

Jaquette 3 Zobs et un cul fin, éditeur VHS Fil à Films

T’aurais pas quelques centimètres de plus ?

Tata nique

Taxi, vous me prenez?

T’en veux ou t’en veux pas

Total rectal

Toutes les catins du monde

Tous sur ma mère

Tous les trous sont permis

Trois bites chez une copine

Trois hommes et un cul fin

Trois zobs et un cul fin

Tchao putain

The Da Vinci Load

The Elephant mama

The Porn identity

The Little Shop of Whores

Ton mari, cet inconnu

Top gouines

Total Rectal

Tourne ton cul, j’arrive

Tous sur ma mère

Tremblement de chair à L.A.

Trois hommes et une putain

Toutes les catins du monde

Trois pétasses en rut

Tropic-Anal

Tu l’as dans le cul, marraine !

Un derrière pour deux

Un durex™ pour trois

Un morpion nommé Wanda

Un taxi pour que j’te broute

Vaseline pour les zobs secs au pompe funèbre

Verges, seins, G, et tout X

Very dirty dancing

Viscères au poing

Viens chez moi, j’enfile une copine

Verge, seins, G, et tout X

Viol au-dessus d’un nid de cocus

Violée mais consentante

Violées partout, elles crient encore

Wall Street, l’enfer des bourses

Week-end obscène chez les sadiques

Who reamed Rosie Rabbit?

Whorecraft

Xtrop

 

Cinéma Beverley : Le dernier porno de Paris

Copyrights 2019 : Editions L’Harmattan Photo Arnaud Chapuy

Le Dossier porno… A suivre.

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