Si Versailles m’était conté… : critique du film et test du 4K UHD (1954)

Comédie, Historique | 2h56min
Note de la rédaction :
7,5/10
7,5
Si Versailles m'était conté..., l'affiche de la reprise 2025

  • Réalisateur : Sacha Guitry
  • Acteurs : Bourvil, Charles Vanel, Jean-Pierre Aumont, Jean Murat, Gino Cervi, Orson Welles, Michel Bouquet, Michel Auclair, Jean Desailly, Daniel Gélin, Yvette Etiévant, Georges Marchal, Jean Tissier, Jacqueline Maillan, Micheline Presle, Sacha Guitry, Jean Marais, Gérard Philipe, Brigitte Bardot, Jean-Louis Barrault, Claudette Colbert, Louis Seigner, Gaby Morlay, Jacques François, Howard Vernon, Annie Cordy, Jean-Claude Pascal, Véronique Silver, Guy Tréjan, Fernand Gravey, Paul Azaïs, Aimé Clariond, Gilbert Gil, Madeleine Lebeau, Jeanne Boitel, Maurice Teynac, Jean-Marie Robain, Nicole Courcel, Olivier Mathot, Danièle Delorme
  • Date de sortie: 10 Fév 1954
  • Année de production : 1954
  • Nationalité : Français
  • Titre original : Si Versailles m'était conté...
  • Titres alternatifs : Royal Affairs in Versailles (USA) / Versailles - Könige und Frauen (Allemagne) / Om Versailles kunde berätta (Suède) / Si Versalles pudiera hablar (Espagne) / Se Versalhes Falasse (Portugal) / Gdyby Wersal mógł mi opowiedzieć (Pologne) / Si me contara Versalles (Mexique) / Versailles (Italie) / A Versailles-i kastély (Hongrie) / Kevytmielinen Versailles (Finlande) / Se Versalhes Falasse... (Brésil)
  • Casting : Michel Auclair, Jean-Pierre Aumont, Jean-Louis Barrault, Jeanne Boitel, Gilbert Bokanowski, Bourvil, Pauline Carton, Gino Cervi, Jean Chevrier, Aimé Clariond, Claudette Colbert, Nicole Courcel, Danièle Delorme, Yves Deniaud, Jean Desailly, Renée Devillers, Daniel Gélin, Fernand Gravey, Sacha Guitry, Pierre Larquey, Jean Marais, Georges Marchal, Lana Marconi, Mary Marquet, Gaby Morlay, Claude Nollier, Gisèle Pascal, Jean-Claude Pascal, Gérard Philipe, Édith Piaf, Micheline Presle, Jean Richard, Tino Rossi, Louis Seigner, Raymond Souplex, Maurice Teynac, Jean Tissier, Charles Vanel, Orson Welles, Louis Arbessier, Jacques Berthier, Georges Chamarat, Paul Colline, Annie Cordy, Jean-Jacques Delbo, Albert Duvaleix, Samson Fainsilber, Tania Fédor, Jacques François, Jeanne Fusier-Gir, Gilbert Gil, Marie Mansart, Nicole Maurey, Jacques Morel, Jean Murat, Constant Rémy, Germaine Rouer, Jacques Varennes, Howard Vernon, Martine Alexis, Jean-Louis Allibert, Paul Azaïs, Brigitte Bardot, Lily Baron, Liliane Bert, Roland Bourdin, Jany Castel, André Chanu, Anne Carrère, Claudy Chapeland, René Charles, France Delahalle, Jacques Derives, Bernard Dhéran, Émile Drain, Allain Dhurtal, Cécile Eddy, Robert Favart, Jacques de Féraudy, Roger Gaillard, Lucienne Granier, Robert Hommet, Marcel Journet, Pierre Lord, Jacques Mafioli, Olivier Mathot, Gilbert Moryn, Lucien Nat, Gilles Quéant, Fernand-René, Gaston Rey, Philippe Richard, Vanna Urbino, René Worms, Pierre Would, Alex Archambault, Charles Bayard, Henri Belly, René Berthier, Georges Bever, Michel Bouquet, Micheline Bourday, Catherine Brieux, Christian Brocard, Colette Brumaire, Christian Casadesus, Jacqueline Chambord, Yvonne Claudie, Pierre Collet, Henri Coutet, Jean Danet, Gabrielle Doulcet, Clément Duhour, Yvette Etiévant, Guy Favières, Michel Flamme, Marie Francey, Yvonne Hébert, Bernard Henry, Jacqueline Huet, Bob Ingarao, Françoise Jacquier, Jean Lanier, Madeleine Lebeau, Yvonne Legeay, Jacqueline Maillan, Guy Marly, Fabienne May, Albert Médina, Albert Michel, Michel Nastorg, Hubert Noël, Jean Ozenne, Jean Pignol, Jean Raymond, Chantal Retz, Lysiane Rey, André Reybaz, Pierre Risch, Jean-Marie Robain, Frédéric Rossif, Madeleine Rousset, Marie Sabouret, Louis Saintève, Véronique Silver, Georges Spanelly, René Tabes, Nadine Tallier, Georges Tat, Maurice Tillier, Georgette Tissier, Guy Tréjan, Jacques Verlier, Paul Villé, Victor Vina, Roger Vincent, Dominique Viriot, Léon Walther
  • Scénariste : Sacha Guitry
  • Monteur : Raymond Lamy
  • Directeur de la photographie : Pierre Montazel
  • Compositeur : Jean Françaix
  • Chef Maquilleur : Alex Archambault
  • Chef décorateur : René Renoux
  • Directeur artistique : Raymond Gabutti
  • Producteurs : Sacha Guitry, Ignace Morgenstern
  • Producteur exécutif : Clément Duhour
  • Société de production : Cocinex
  • Distributeur : Cocinor
  • Distributeur reprise : Les Acacias
  • Date de sortie reprise : 5 novembre 2025
  • Editeurs vidéo : Vidéo Collection (VHS, 1987) / René Chateau Vidéo (VHS, 1990) / René Chateau Vidéo (DVD, 2003) / Rimini Editions (blu-ray et 4K UHD, 2025)
  • Dates de sortie vidéo : 1987 (VHS) / 1990 (VHS) / 15 décembre 2003 (DVD) / 5 décembre 2025 (blu-ray et 4K UHD)
  • Budget :
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 6 986 788 entrées / 1 695 108 entrées
  • Box-office nord-américain / monde :
  • Rentabilité :
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 1.37 : 1 / Couleurs / Son : Mono
  • Festivals :
  • Nominations :
  • Récompenses : Bambi Awards 1955 (Allemagne) : Meilleur acteur étranger pour Jean Marais
  • Illustrateur/Création graphique : © Guy-Gérard Noël (affiche 1954). Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Editions René Chateau, Studio TF1 Cinéma. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attaché de presse : Thierry Videau (reprise 2025)
  • Tagline :
  • Franchise :
Note des spectateurs :

Film classique et patrimonial, Si Versailles m’était conté… bénéficie de dialogues acérés et d’un montage vif qui l’empêche de crouler sous le statisme de sa réalisation. Les acteurs, fort nombreux, sont tous excellents.

Synopsis : L’histoire du château de Versailles, depuis Louis XIV jusqu’à nos jours.

La revanche d’un paria

Critique : Sacha Guitry a retrouvé le succès au début des années 50 après une difficile période où il était devenu persona non grata à la suite de l’Occupation. Après avoir purgé une peine de prison de deux mois, ses deux procès ont débouché sur des non-lieux. Pourtant, l’homme a été profondément marqué par cet épisode et lorsque le comédien Clément Duhour lui propose de coproduire une fresque monumentale sur le château de Versailles, Sacha Guitry y voit l’occasion de prendre sa revanche sur l’ensemble du cinéma français en réaffirmant sa place centrale.

Si Versailles m'était conté... photo 1

© 1954 Editions René Chateau, Studio TF1 Cinéma. Tous droits réservés.

Pour qu’une telle entreprise puisse être menée, il a fallu bien entendu l’aide du gouvernement et des autorités régissant le château, alors en passe de tomber en ruine. Ainsi, le deal prévoyait que la production s’engage à verser 50 millions de francs au château, puis un pourcentage sur les recettes dégagées, contre l’autorisation de tourner durant deux mois entiers dans l’enceinte du monument. En fait, Si Versailles m’était conté… a été conçu dès le départ comme un film patrimonial qui devait permettre de raviver l’intérêt des Français autour du monument, tout en en faisant la publicité dans le monde entier.

Un projet pharaonique réalisé en peu de temps

Totalement démentiel, le projet a été validé au début du mois de mai 1953, alors que Sacha Guitry s’était déjà engagé à jouer au théâtre en Angleterre durant trois semaines. Il a donc été contraint d’en commencer l’écriture aussitôt car le tournage devait commencer début juillet. L’auteur, toujours aussi dingue de travail, a donc rédigé le scénario touffu d’une œuvre de trois heures en un temps record.

Parallèlement, Sacha Guitry voulait avoir pour sa distribution tout le gratin du cinéma français, la plupart acceptant la proposition pour des cachets minimes. Toutefois, il fallait organiser la venue sur le tournage de toutes ces stars en fonction des exigences de leur propre agenda. Le casse-tête fut donc total lors des deux mois que durèrent les prises de vues. Lorsque les grandes vedettes venaient à s’absenter, Sacha Guitry tournait toutes les scènes où il incarne le monarque Louis XIV vieillissant.

Le tournage dans le château sans cesse interrompu par les visites des touristes

Autre difficulté majeure, les visites des touristes – moins nombreux qu’aujourd’hui heureusement – n’ont pas été suspendues pendant le tournage. Cela explique le peu de plans extérieurs du château. En fait, l’équipe devait s’interrompre à chaque passage des touristes, ou encore travailler en soirée et nuitamment. Là encore, Si Versailles m’était conté… a été un défi de chaque instant, impliquant des journées de tournage de plus de quinze heures. Pourtant, aucun heurt ne semble avoir affecté les prises de vues grâce au calme légendaire de Sacha Guitry, un homme qui ne se mettait jamais en colère.

Si Versailles m'était conté... , l'affiche

© 1954 Editions René Chateau, Studio TF1 Cinéma / Affiche : Guy-Gérard Noël. Tous droits réservés.

Finalement, le film fut terminé pour une grande soirée de gala au mois de décembre 1953, puis une sortie programmée au mois de février 1954. Là encore un record pour effectuer le montage d’un tel monument, faisant intervenir plusieurs centaines de protagonistes différents.

Si Versailles m’était conté… attaqué à sa gauche et à sa droite

Considéré de nos jours comme un petit classique du cinéma français des années 50, Si Versailles m’était conté… n’a pas fait que des heureux lors de sa sortie. Ainsi, la presse de gauche a fustigé cette œuvre qui présente le peuple de la Révolution sous un jour quelque peu vulgaire et dépenaillé. Elle a vu dans le film une ode à la monarchie de la part d’un cinéaste accusé d’avoir collaboré durant l’Occupation.

Mais la presse de droite ne fut pas moins agressive avec l’œuvre de Sacha Guitry car celui-ci est accusé d’avoir rabaissé les grandes figures de notre histoire nationale en les montrant comme de simples hommes mus par leurs désirs charnels et leurs appétits de gloire. Crime de lèse-majesté dirons-nous, pour cette droite traditionnaliste qui entendait retrouver sur grand écran le grand roman national appelé de leurs vœux.

Une fantaisie ironique avant tout

Or, Si Versailles m’était conté… n’est rien de tout cela. Ni film historique d’une exactitude impeccable, ni tract monarchiste, ni manifeste révolutionnaire, le long métrage est avant tout une fantaisie ironique qui reflète parfaitement les ambiguïtés de Sacha Guitry. D’ailleurs, l’auteur lui-même annonce dans le préambule du film que celui-ci sera un livre d’images illustrées. Il n’entend donc pas être exhaustif, ni foncièrement exact car, comme le titre l’indique, le métrage tient avant tout du conte. Cela sera confirmé par le dernier monologue déclamé par Bourvil qui dit clairement que peu importe l’exactitude historique pour peu que l’on respecte les grandes idées développées à l’époque.

Ainsi, dans Si Versailles m’était conté…, Sacha Guitry sélectionne les événements qui l’intéressent et effectue d’importantes impasses, notamment sur les périodes troubles des différentes régences. Mais comment embrasser plus de trois siècles d’une histoire si riche en seulement trois heures, sinon en effectuant un choix, forcément contestable. Ainsi, Guitry s’est beaucoup concentré sur les histoires de cœur des souverains, fidèle qu’il est à son cinéma d’antan, plutôt boulevardier.

A la limite du théâtre filmé

Il parle assez peu de politique, mais tente d’approcher au plus près des têtes couronnées et des grands artistes des époques concernées. Dès lors, le long métrage doit être vu comme un défilé ininterrompu de grandes figures historiques, toutes interprétées par des actrices et acteurs célèbres. En agissant de la sorte, Guitry s’assure que les spectateurs ne seront pas perdus face à la profusion de personnages, tout en embrassant pleinement l’aspect théâtral de son œuvre.

Car la limite d’un tel procédé vient d’une réalisation globalement statique – la caméra demeure sur pied et panote de temps à autre – mais qui accompagne parfaitement les entrées et sorties des comédiens. Malgré le statisme de la réalisation, Si Versailles m’était conté… n’appartient aucunement à cette catégorie de films français de studio des années 50 fort ennuyeux.

Des dialogues ciselés et un montage affuté

En réalité, le dynamisme du long métrage vient de l’extrême vivacité des dialogues, assurément très littéraires et pleins de mots d’esprit, mais aussi d’un montage très découpé qui évite de trop s’appesantir sur chaque scène. Dès lors, les trois heures filent à toute allure et Si Versailles m’était conté… laisse donc un souvenir enchanteur pour tous ceux qui aiment les dialogues écrits avec verve et parfois méchanceté. Car on rit beaucoup durant la projection de cette œuvre finement ciselée par un orfèvre des mots. Loin de la vulgarité dénoncée par la presse de l’époque, le long métrage s’avère parfaitement équilibré, quelque part entre volonté de démythifier les grandes figures de notre histoire, tout en rendant un vibrant hommage au génie français, dans une forme de patriotisme qui abolit toute couleur politique, pouvant être ressenti par chacun d’entre nous.

Si Versailles m'était conté... photo 2

© 1954 Editions René Chateau, Studio TF1 Cinéma. Tous droits réservés.

Bien entendu, tous les grands acteurs convoqués pour l’occasion remplissent parfaitement leur fonction et il serait fastidieux et inutile de décerner des prix d’excellence. En tout cas, Sacha Guitry lui-même est absolument saisissant en vieux Louis XIV aigri. Tous les autres comédiens ont été dirigés avec goût dans une distribution qui compte tout le gratin du cinéma français de l’époque.

Box-office de Si Versailles m’était conté…

Sorti le 10 février 1954, Si Versailles m’était conté… a bénéficié d’une vaste campagne de publicité depuis le mois de décembre 1953 afin d’en faire un véritable événement. Alors qu’il n’est présent qu’en exclusivité à Paris, le film arrive en quatrième position nationale avec déjà 138 393 spectateurs. Durant les semaines suivantes, le film événement truste la première place du box-office national, et ceci durant tout le mois de mars et jusqu’au milieu du mois d’avril 1954.

Par la suite, il est renvoyé à la deuxième place par la sortie de Tant qu’il y aura des hommes (Fred Zinnemann). On notera que le long métrage français grapille plus de 200 000 spectateurs supplémentaires à chaque semaine qui passe. D’ailleurs, au mois de mai, le film est relancé et retrouve la première place du box-office, demeurant en pole position à nouveau jusqu’à la fin juin. Il s’agit donc d’un pari largement gagné puisque le film va cumuler la bagatelle de 6 986 788 entrées, devenant ainsi le plus gros succès de l’année 1954 et également le plus beau score de Sacha Guitry sur l’ensemble de sa longue carrière.

Bien plus tard, le classique allait avoir droit à une sortie en VHS, puis en DVD chez René Chateau Vidéo, avant une reprise en salles en novembre 2025 et une distribution par Rimini en cette fin d’année 2025 dans une magnifique version restaurée en 4K UHD.

Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 10 février 1954

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Si Versailles m'était conté..., l'affiche de la reprise 2025

© 1954 Editions René Chateau, Studio TF1 Cinéma. Tous droits réservés.

Biographies +

Bourvil, Charles Vanel, Jean-Pierre Aumont, Jean Murat, Gino Cervi, Orson Welles, Michel Bouquet, Michel Auclair, Jean Desailly, Daniel Gélin, Yvette Etiévant, Georges Marchal, Jean Tissier, Jacqueline Maillan, Micheline Presle, Sacha Guitry, Jean Marais, Gérard Philipe, Brigitte Bardot, Jean-Louis Barrault, Claudette Colbert, Louis Seigner, Gaby Morlay, Jacques François, Howard Vernon, Annie Cordy, Jean-Claude Pascal, Véronique Silver, Guy Tréjan, Fernand Gravey, Paul Azaïs, Aimé Clariond, Gilbert Gil, Madeleine Lebeau, Jeanne Boitel, Maurice Teynac, Jean-Marie Robain, Nicole Courcel, Olivier Mathot, Danièle Delorme

Mots clés

Cinéma français, Fresque historique, Comédies du verbe, Film choral, La Révolution française au cinéma, Les classiques du cinéma français

 

Le test du 4K UHD

Rimini Editions nous gratifie d’une superbe édition en blu-ray et 4K UHD d’un grand classique du cinéma patrimonial français. Test réalisé à partir du produit finalisé.

Packaging & Compléments : 4,5 / 5

Le film est proposé avec un étui contenant un Digipack agrémenté de deux photographies issues du film et s’ouvrant sur trois galettes : une consacrée au film en 4K UHD, une du film en blu-ray et un troisième blu-ray entièrement consacré aux suppléments pour une durée de quasiment deux heures.

Sur la galette de bonus, nous trouvons tout d’abord un entretien avec l’historien du cinéma Noël Herpé (39min) qui revient en détail sur la genèse complexe du long métrage – que nous n’avons fait qu’effleurer dans l’article ci-dessus afin de vous laisser découvrir le tout – puis sur son tournage, ainsi que sa sortie pour le moins réussie, mais houleuse dans la presse. L’ensemble est très informatif. Ensuite, Albert Willemetz, président de l’Association des Amis de Sacha Guitry s’exprime avec brio et grande classe durant 24 minutes en revenant sur certaines anecdotes reprises des mots même de Guitry. D’une grande fluidité, son propos s’avère éclairant et fort agréable à écouter grâce à une langue châtiée parfaitement maîtrisée.

Ensuite, l’éditeur propose un document télévisuel formidable mettant en scène Sacha Guitry à son bureau et expliquant la genèse de son film durant 32 minutes. Le comédien à la diction si particulière est tout bonnement passionnant. On le retrouve durant 12 minutes dans une archive radiophonique de l’INA où il évoque à nouveau la sortie prochaine de son projet pharaonique. Enfin, un court module nous explique durant trois minutes les défis liés à la restauration 4K du film.

On regrettera toutefois l’absence d’une bande-annonce d’époque.

L’image du 4K UHD : 4,5 / 5

Doté d’une restauration proche de la perfection, Si Versailles m’était conté… bénéficie d’une copie magnifique mettant en valeur les couleurs très vives utilisées à l’époque, faisant du film un festival lumineux. Pour cela, il faut toutefois apprécier ces éclairages très puissants typique des années 50 qui ont tendance à ne rien laisser dans l’ombre. La définition est quasiment parfaite à part sur quelques plans plus flous – mais on est exigeant ici. En tout cas, l’édition 4K UHD semble bien être le summum de ce que l’on peut attendre avec une œuvre aussi ancienne.

Le son du 4K UHD : 4 / 5

Le film dispose ici d’une piste en DTS-HD Master Audio mono qui ne démérite pas. Aucun souffle n’est à signaler et l’équilibre entre les voix et les bruits d’ambiance est absolument parfait. On notera la possibilité de visionner le film en audiodescription ou avec des sous-titres pour sourds et malentendants. Une bonne initiative.

Test blu-ray : Virgile Dumez

Si Versailles m'était conté... jaquette 4K UHD

© 1954 Editions René Chateau, Studio TF1 Cinéma / © 2025 Rimini Editions. Tous droits réservés.

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