Acteur espagnol, Frank Braña (de son vrai nom Francisco Braña Pérez) est né en 1934 à Pola de Allande dans les Asturies, en Espagne. Le jeune comédien débute à l’écran en 1960 et enchaîne ensuite les prestations plus ou moins courtes au sein du cinéma populaire européen, essentiellement espagnol et italien. Il s’est ainsi spécialisé dans le western spaghetti, mais aussi d’autres genres à la mode comme le film d’horreur et bien avant, le péplum.
Ainsi, on commence à le trouver au générique de Le Colosse de Rhodes (Sergio Leone, 1961), Le Roi des rois (Nicholas Ray, 1961) et Persée l’invincible (Alberto De Martino, 1963).
Toutefois son heure de gloire intervient à partir du moment où il est sélectionné pour jouer dans le western Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964). Dès lors, il ne va cesser de travailler à Almeria pour des films comme …et pour quelques dollars de plus (Sergio Leone, 1965), Le Bon, la brute et le truand (Sergio Leone, 1966), Colorado (Sergio Sollima, 1967), Dieu pardonne… moi pas ! (Giuseppe Colizzi, 1967), Tire encore si tu peux (Giulio Questi, 1967), Le Dernier face à face (Sergio Sollima, 1967), La Malle de San Antonio (Umberto Lenzi, 1968), Il était une fois dans l’Ouest (Sergio Leone, 1968), Garringo (Rafael Romero Marchent, 1969) et Texas (Tonino Valerii, 1969).
Bien entendu, il a arpenté également les saloons de très nombreuses séries B, en plus de ces œuvres prestigieuses. En 1969, il tente une reconversion dans le film d’horreur et se trouve convaincant dans La Résidence (Narciso Ibáñez Serrador, 1969), véritable chef d’œuvre du cinéma gothique ibérique. Toujours très sollicité, Frank Braña marque les esprits des années 70 par son visage parfait pour incarner les salopards. On le retrouve alors dans Les Léopards de Churchill (Maurizio Pradeaux, 1970), La Folie des grandeurs (Gérard Oury, 1971), Le retour des morts vivants (Amando de Ossorio, 1973), La Chasse est ouverte (Peter Collinson, 1974) et Jusqu’à la mort (José Antonio de la Loma, 1975).
Par la suite, sa carrière accompagne le déclin du cinéma d’exploitation européen et il tourne dans des œuvres nettement moins valeureuses comme Train spécial pour S.S. (Alain Payet, 1977), Le Continent fantastique (Juan Piquer Simón, 1977), Le Mystère de l’île des monstres (Juan Piquer Simón, 1981), Le Sadique à la tronçonneuse (Juan Piquer Simón, 1982), Hundra (Matt Cimber, 1983), Histoire d’O : Chapitre 2 (Éric Rochat, 1984), Tex et le seigneur des abysses (Duccio Tessari, 1985) et Slugs (Juan Piquer Simón, 1988).
Au cours des années 90, il continue à tourner malgré sa silicose et enchaîne les séries Z et les apparitions télévisuelles. Il prend sa retraite en 2008 et en profite pour publier ses mémoires.
Frank Braña décède en 2012 des suites d’une insuffisance respiratoire à l’âge de 77 ans. Il restera comme un visage familier du cinéma populaire européen.