La folie des grandeurs : la critique du film (1971)

Comédie | 1h48min
Note de la rédaction :
9/10
9
La folie des grandeurs, l'affiche

Note des spectateurs :

Comment avoir des fous rires à répétition ? En redécouvrant La folie des grandeurs, sans doute une des meilleures comédies de la riche collaboration entre Gérard Oury et Louis de Funès.

Synopsis : Don Salluste profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d’Espagne pour racketter le peuple. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler du complot, c’est finalement le valet de Don Salluste, Blaze, transi d’amour pour la souveraine, qui tiendra le rôle du Prince charmant. Malheureusement à force de quiproquos, il ne parvient qu’à s’attirer les faveurs de la peu avenante Dona Juana.

Un projet initialement prévu pour reformer le duo de Funès / Bourvil

Critique : Comment rebondir après avoir connu les cimes du box-office ? Une question que le trio Oury / de Funès / Bourvil s’est sans doute posé après les scores inespérés du Corniaud (plus de 11 millions d’entrées sur toute la France) et surtout le record obtenu par La grande vadrouille, longtemps resté le film français ayant réalisé le plus d’entrées avec plus de 17 millions de spectateurs morts de rire.

La folie des grandeurs, la jaquette du blu-ray

© 1971 Gaumont – Coral Producciones – Mars Film Produzione – Orion Films / © 2013 Gaumont Vidéo. Tous droits réservés.

Autant dire que le défi à relever était d’importance. Rêvant depuis longtemps de tourner une version comique du drame romantique Ruy Blas de Victor Hugo, Gérard Oury trouve sans problème les financements et envisage de réunir son formidable duo d’acteurs. Malheureusement, le regretté Bourvil meurt juste avant le début du tournage, mettant sérieusement en danger la production.

Yves Montand en remplaçant de choix

Contre toute attente, Oury choisit de le remplacer au pied levé par un acteur totalement différent, à savoir Yves Montand. Il est donc obligé de réécrire des passages entiers pour que l’intrigue colle davantage au personnage espiègle du baratineur Montand.

Malgré ces terribles contraintes, La folie des grandeurs (1971) s’avère être une délicieuse comédie où les fous rires sont légion. Ainsi, on ne compte plus le nombre de scènes culte qui émaillent le récit : de la collecte des impôts par l’avare Don Salluste, en passant par le réveil matin (il est l’or, Monseignor / l’or de se lever) ou encore les apparitions inoubliables d’Alice Sapritch, le spectateur est convié à un véritable festival du rire.

 

Une comédie savoureuse qui regorge de scènes culte

Dynamisé par la prestation hors norme d’un Louis de Funès survolté, brillamment secondé par Yves Montand, le film se distingue également par une belle écriture des dialogues et une somptueuse mise en scène à la fois classique et racée. L’efficace musique de Michel Polnareff renforce encore la puissance comique de ce qu’il convient d’appeler un chef-d’œuvre du rire à la française.

Même si les producteurs ont sans doute été déçus par le score final du long-métrage au box-office, il se place tout de même à la quatrième place des plus gros succès de l’année 1971 avec plus de 5,5 millions de joyeux lurons, ravis d’avoir assisté à un tel déluge de gags imparables. Oury et de Funès prolongeront encore cette miraculeuse collaboration avec l’extraordinaire Rabbi Jacob.

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Critique du film :  Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 8 décembre 1971

La folie des grandeurs, l'affiche

© 1971 Gaumont – Coral Producciones – Mars Film Produzione – Orion Films / Affiche : © Charles Rau. Tous droits réservés.

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