Danny DeVito

Acteur, Réalisateur
La guerre des Rose, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 17 novembre 1944 à Neptune Township, New Jersey (États-Unis)
  • Crédit visuels : © 1989 Twentieth Century Fox / Affiche : Concept Arts. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur, producteur, réalisateur et scénariste américain, Danny DeVito (de son vrai nom Daniel Michael DeVito, Jr.) est né en 1944 à Neptune Township, dans le New Jersey. Affecté d’une petite taille (1m47), le jeune garçon commence par effectuer des études, avant de se décider pour l’art dramatique au milieu des années 60. Il se perfectionne dans une école spécialisée de Hollywood. Au début des années 70, il accède à quelques petits rôles, mais rien de vraiment substantiel.

Une lente ascension

Danny DeVito doit donc attendre le triomphe mondial de Vol au-dessus d’un nid de coucou (Milos Forman, 1975) où il interprète un des fous de l’asile pour voir sa carrière décoller quelque peu. Toutefois, sa particularité physique ne lui permet pas encore d’accéder au vedettariat et il est cantonné souvent à des rôles de second plan. Fidèle en amitié, Jack Nicholson l’emploie tout de même dans son western En route vers le Sud (1978).

A la poursuite du diamant vert, affiche du film de Robert Zemeckis, avec Kathleen Turner et Michael Douglas

Illustrateur : Inconnu © 1984 Twentieth Century Fox

C’est durant cette même année 1978 que Danny DeVito décroche enfin le jackpot en incarnant un des rôles principaux de la série Taxi qui a tenu durant 5 saisons et 114 épisodes entre 1978 et 1983. Désormais, le jeune comique est connu du grand public nord-américain. Il lui reste à concrétiser au grand écran. S’il est déjà à l’affiche du film à Oscars Tendres passions (James L. Brooks, 1983), c’est bien l’année suivante qu’il atteint le statut de vedette du grand écran en tournant dans le triomphal A la poursuite du diamant vert (Robert Zemeckis, 1984) où il forme un trio impayable avec Michael Douglas et Kathleen Turner.

Star comique des années 80-90

Le carton est d’une telle ampleur que le trio se reforme rapidement pour Le diamant du Nil (Lewis Teague, 1985) qui convainc un peu moins, mais demeure un moyen de conforter sa position de comique en vogue. S’il enchaîne les tournages, Danny DeVito se fait encore remarquer dans le très drôle Y a-t-il quelqu’un pour tuer ma femme ? (Jerry Zucker, Jim Abrahams, David Zucker, 1986) où il donne la réplique à la tornade Bette Midler.

Ayant déjà tâté de la réalisation à la télévision depuis la fin des années 70, Danny DeVito se lance alors dans la conception de son premier long métrage de cinéma. La comédie Balance maman hors du train (1988) où il se confronte à Billy Crystal connaît un joli succès aux Etats-Unis et le place désormais parmi les réalisateurs à suivre. L’ascension continue avec le duo à succès qu’il forme avec Arnold Schwarzenegger dans Jumeaux (Ivan Reitman, 1988). Le pari du géant autrichien qui comptait casser son image en devenant un acteur comique est réussi, du moins au box-office. Danny DeVito profite largement de ce succès et est dès lors considéré comme une star de premier plan.

Jumeaux, l'affiche

© 1988 Universal Pictures / Affiche : Tom Martin. Tous droits réservés.

L’année suivante, il reforme son association avec Michael Douglas et Kathleen Turner pour sa deuxième réalisation. La guerre des Rose (1989) est une comédie corrosive et cruelle qui constitue assurément son meilleur film. Cette méchanceté assumée séduit le public, mais ne connaît pas un succès de grande envergure par rapport aux attentes. L’acteur prend son temps pour rebondir et devient la vedette à part entière de Larry le liquidateur (Norman Jewison, 1991) qui, cette fois, est un échec total.

Durant l’année 1992, le comique change son fusil d’épaule et montre qu’il peut aborder des sujets sérieux. Il réalise tout d’abord le biopic académique Hoffa (1992) avec Jack Nicholson, mais le public ne le suit pas dans cette aventure. On retiendra donc surtout sa performance dans Batman, le défi (Tim Burton, 1992) où il incarne le Pingouin, figure pathétique qu’il parvient à rendre humaine malgré un maquillage imposant. Cette rencontre avec Tim Burton va tourner à l’amitié puisque les deux artistes vont rarement se quitter par la suite.

Les premiers échecs au milieu des années 90

Danny DeVito est ensuite la tête d’affiche de la comédie Opération Shakespeare (Penny Marshall, 1994) qui est un nouvel échec commercial, confirmé par la contre-performance de Junior (Ivan Reitman, 1994) qui avait vocation à cartonner comme Jumeaux autrefois. Si Get Shorty (Stars et truands) (Barry Sonnenfeld, 1995) fait encore vaguement illusion aux States, DeVito se compromet dans la réalisation d’une comédie pour gamins intitulée Matilda (1996). La gamine ne fait pas rire grand monde, et surtout pas ses producteurs.

Le divorce avec le grand public semble consommé et Danny DeVito n’arrive plus à attirer l’audience sur son seul nom. Il est sauvé des eaux par Tim Burton qui l’emploie dans son Mars Attacks ! (1996) et il joue dans un excellent film noir intitulé L.A. Confidential (Curtis Hanson, 1997). Il rencontre un nouvel échec avec L’idéaliste (Francis Ford Coppola, 1997) et se retrouve souvent au casting vocal de dessins animés.

Un duplex pour trois, l'affiche

© 2003 Miramax – Red Hour Films – Flower Films – Jersey Films. Tous droits réservés.

Même s’il joue dans des bons films, il n’a désormais plus la vedette. On le voit en docteur dans Virgin Suicides (Sofia Coppola, 1999), en agent artistique dans Man on the Moon (Milos Forman, 1999) et il revient à la réalisation avec la comédie Crève Smoochy, crève ! (2002) avec Robin Williams et Edward Norton. Cette énième comédie se vautre lamentablement au box-office mondial et ne sort même pas en France. Cela ne le décourage pas pour autant et il récidive l’année suivante avec la comédie Un duplex pour 3 (2003) qui est un nouveau désaveu du public malgré la présence à l’affiche de Ben Stiller et Drew Barrymore, alors très populaires. Cette fois, Danny DeVito abandonne la réalisation de longs et va continuer à tourner des courts pour son propre plaisir.

Danny DeVito, désormais abonné aux seconds rôles

En tant qu’acteur, il se concentre de plus en plus sur la télévision. Au grand écran, on le revoit essentiellement dans des petits rôles chez Tim Burton : Big Fish (2003), Dumbo (2019) et Beetlejuice Beetlejuice (2024). S’il tourne majoritairement pour la télé, Danny DeVito a aussi contribué au septième art dans des seconds rôles pour des films comme Be Cool (F. Gary Gray, 2005), I’m Still Here (Casey Affleck, 2010), Le teckel (Todd Solondz, 2016), Jumanji: The Next Level (Jake Kasdan, 2019) et Le survivant (Barry Levinson, 2021).

Toutefois, durant cette période, les amateurs de séries l’ont également vu dans Philadelphia pour laquelle il a tourné 161 épisodes entre 2006 et 2023.

Enfin, notons qu’il est également un producteur très actif à travers sa société Jersey Films.

Virgile Dumez

Filmographies de Danny DeVito

Réalisateur, longs métrages
  • 1987 : Balance maman hors du train (Throw Momma from the Train)
  • 1989 : La Guerre des Rose (The War of the Roses)
  • 1992 : Hoffa
  • 1996 : Matilda
  • 2002 : Crève, Smoochy, crève ! (Death to Smoochy)
  • 2003 : Un duplex pour trois (Duplex)
Acteur, longs métrages
  • 1970 : Dreams of Glass de Robert Clouse
  • 1971 : Mortadella (La Mortadella / Lady Liberty) de Mario Monicelli
  • 1973 : Hurry up, Or I’ll be 30 de Joseph Jacoby
  • 1973 : Le trésor de Box Canyon (Scalawag) de Kirk Douglas
  • 1975 : Vol au-dessus d’un nid de coucou (One Flew Over the Cuckoo’s Nest) de Miloš Forman
  • 1976 : L’Argent (The Money) de Chuck Workman
  • 1976 : Deadly Hero d’Iván Nagy
  • 1976 : Car Wash de Michael Schultz
  • 1977 : La Trappe à nanas (The Van) de Sam Grossman
  • 1977 : Drôle de séducteur (The World’s Greatest Lover) de Gene Wilder
  • 1978 : En route vers le Sud (Goin’ South) de Jack Nicholson
  • 1979 : Feria americana (Swap Meet) de Brice Mack
  • 1980 : The Gong Show Movie de Chuck Barris
  • 1981 : Going Ape! de Jeremy Joe Kronsberg
  • 1983 : Tendres Passions (Terms of Endearment) de James L. Brooks
  • 1984 : Johnny le dangereux (Johnny Dangerously) d’Amy Heckerling
  • 1984 : À la poursuite du diamant vert (Romancing the Stone) de Robert Zemeckis
  • 1985 : Le Diamant du Nil (The Jewel of the Nile) de Lewis Teague
  • 1985 : Quartier général (Head Office) de Ken Finkleman
  • 1986 : Y a-t-il quelqu’un pour tuer ma femme ? (Ruthless People) des ZAZ
  • 1986 : Mafia salad (Wise Guys) de Brian De Palma
  • 1987 : Balance maman hors du train (Throw Momma from the Train) de lui-même
  • 1987 : Les Filous (Tin Men) de Barry Levinson
  • 1988 : Jumeaux (Twins) d’Ivan Reitman
  • 1989 : La Guerre des Rose (The War of the Roses) de lui-même
  • 1991 : Larry le liquidateur (Other People’s Money) de Norman Jewison
  • 1992 : Batman, le défi (Batman Returns) de Tim Burton
  • 1992 : Hoffa de lui-même
  • 1993 : Jack the Bear de Marshall Herskovitz
  • 1993 : Last Action Hero de John McTiernan (voix VO uniquement)
  • 1994 : Opération Shakespeare (Renaissance Man) de Penny Marshall
  • 1994 : Junior d’Ivan Reitman
  • 1995 : Get Shorty de Barry Sonnenfeld
  • 1996 : Matilda de lui-même
  • 1996 : Mars Attacks! de Tim Burton
  • 1997 : L’Idéaliste (The Rainmaker) de Francis Ford Coppola
  • 1997 : L.A. Confidential de Curtis Hanson
  • 1998 : D’une vie à l’autre (Living Out Loud) de Richard LaGravenese
  • 1999 : The Big Kahuna de John Swanbeck
  • 1999 : Virgin Suicides (The Virgin Suicides) de Sofia Coppola
  • 1999 : Man on the Moon de Miloš Forman
  • 2000 : Les Embrouilles de Will (Screwed) de Scott Alexander et Larry Karaszewski
  • 2000 : Mais qui a tué Mona ? (Drowning Mona) de Nick Gomez
  • 2001 : Escrocs (What’s the Worst That Could Happen?) de Sam Weisman
  • 2001 : Braquages (Heist) de David Mamet
  • 2002 : Crève, Smoochy, crève ! (Death to Smoochy) de lui-même
  • 2002 : Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers in Goldmember) de Jay Roach
  • 2003 : Anything Else : La Vie et tout le reste (Anything Else) de Woody Allen
  • 2003 : Big Fish de Tim Burton
  • 2004 : Christmas in Love de Neri Parenti
  • 2005 : Marilyn Hotchkiss’ Ballroom Dancing and Charm School de Randall Miller
  • 2005 : Be Cool de F. Gary Gray
  • 2006 : The Oh in Ohio de Billy Kent
  • 2006 : Even Money de Mark Rydell
  • 2006 : My Girlfriend’s Abroad de Benji Samit
  • 2006 : Mon vrai père et moi (Relative Strangers) de Greg Glienna
  • 2006 : Une star dans ma vie (10 Items or Less) de Brad Silberling
  • 2006 : Voisin contre voisin (Deck the Halls) de John Whitesell
  • 2007 : The Good Night de Jake Paltrow
  • 2007 : Alerte à Miami : Reno 911 ! (Reno 911!: Miami) de Robert Ben Garant
  • 2007 : Nobel Son de Randall Miller
  • 2008 : Just Add Water de Hart Bochner
  • 2009 : House Broken de Sam Harper
  • 2009 : Solitary Man de Brian Koppelman et David Levien
  • 2010 : C’était à Rome (When In Rome) de Mark Steven Johnson
  • 2011 : Girl Walks into a Bar de Sebastian Gutierrez
  • 2012 : Hotel Noir de Sebastian Gutierrez
  • 2016 : Le Teckel (Wiener-Dog) de Todd Solondz
  • 2016 : The Comedian de Taylor Hackford
  • 2019 : Dumbo de Tim Burton
  • 2019 : Jumanji: Next Level de Jake Kasdan
  • 2021 : Le Survivant (The Survivor) de Barry Levinson
  • 2023 : Le Manoir hanté (Haunted Mansion) de Justin Simien
  • 2023 : Poolman de Chris Pine
  • 2024 : Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton
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