Acteur, producteur, réalisateur et scénariste américain, Danny DeVito (de son vrai nom Daniel Michael DeVito, Jr.) est né en 1944 à Neptune Township, dans le New Jersey. Affecté d’une petite taille (1m47), le jeune garçon commence par effectuer des études, avant de se décider pour l’art dramatique au milieu des années 60. Il se perfectionne dans une école spécialisée de Hollywood. Au début des années 70, il accède à quelques petits rôles, mais rien de vraiment substantiel.
Une lente ascension
Danny DeVito doit donc attendre le triomphe mondial de Vol au-dessus d’un nid de coucou (Milos Forman, 1975) où il interprète un des fous de l’asile pour voir sa carrière décoller quelque peu. Toutefois, sa particularité physique ne lui permet pas encore d’accéder au vedettariat et il est cantonné souvent à des rôles de second plan. Fidèle en amitié, Jack Nicholson l’emploie tout de même dans son western En route vers le Sud (1978).

Illustrateur : Inconnu © 1984 Twentieth Century Fox
C’est durant cette même année 1978 que Danny DeVito décroche enfin le jackpot en incarnant un des rôles principaux de la série Taxi qui a tenu durant 5 saisons et 114 épisodes entre 1978 et 1983. Désormais, le jeune comique est connu du grand public nord-américain. Il lui reste à concrétiser au grand écran. S’il est déjà à l’affiche du film à Oscars Tendres passions (James L. Brooks, 1983), c’est bien l’année suivante qu’il atteint le statut de vedette du grand écran en tournant dans le triomphal A la poursuite du diamant vert (Robert Zemeckis, 1984) où il forme un trio impayable avec Michael Douglas et Kathleen Turner.
Star comique des années 80-90
Le carton est d’une telle ampleur que le trio se reforme rapidement pour Le diamant du Nil (Lewis Teague, 1985) qui convainc un peu moins, mais demeure un moyen de conforter sa position de comique en vogue. S’il enchaîne les tournages, Danny DeVito se fait encore remarquer dans le très drôle Y a-t-il quelqu’un pour tuer ma femme ? (Jerry Zucker, Jim Abrahams, David Zucker, 1986) où il donne la réplique à la tornade Bette Midler.
Ayant déjà tâté de la réalisation à la télévision depuis la fin des années 70, Danny DeVito se lance alors dans la conception de son premier long métrage de cinéma. La comédie Balance maman hors du train (1988) où il se confronte à Billy Crystal connaît un joli succès aux Etats-Unis et le place désormais parmi les réalisateurs à suivre. L’ascension continue avec le duo à succès qu’il forme avec Arnold Schwarzenegger dans Jumeaux (Ivan Reitman, 1988). Le pari du géant autrichien qui comptait casser son image en devenant un acteur comique est réussi, du moins au box-office. Danny DeVito profite largement de ce succès et est dès lors considéré comme une star de premier plan.

© 1988 Universal Pictures / Affiche : Tom Martin. Tous droits réservés.
L’année suivante, il reforme son association avec Michael Douglas et Kathleen Turner pour sa deuxième réalisation. La guerre des Rose (1989) est une comédie corrosive et cruelle qui constitue assurément son meilleur film. Cette méchanceté assumée séduit le public, mais ne connaît pas un succès de grande envergure par rapport aux attentes. L’acteur prend son temps pour rebondir et devient la vedette à part entière de Larry le liquidateur (Norman Jewison, 1991) qui, cette fois, est un échec total.
Durant l’année 1992, le comique change son fusil d’épaule et montre qu’il peut aborder des sujets sérieux. Il réalise tout d’abord le biopic académique Hoffa (1992) avec Jack Nicholson, mais le public ne le suit pas dans cette aventure. On retiendra donc surtout sa performance dans Batman, le défi (Tim Burton, 1992) où il incarne le Pingouin, figure pathétique qu’il parvient à rendre humaine malgré un maquillage imposant. Cette rencontre avec Tim Burton va tourner à l’amitié puisque les deux artistes vont rarement se quitter par la suite.
Les premiers échecs au milieu des années 90
Danny DeVito est ensuite la tête d’affiche de la comédie Opération Shakespeare (Penny Marshall, 1994) qui est un nouvel échec commercial, confirmé par la contre-performance de Junior (Ivan Reitman, 1994) qui avait vocation à cartonner comme Jumeaux autrefois. Si Get Shorty (Stars et truands) (Barry Sonnenfeld, 1995) fait encore vaguement illusion aux States, DeVito se compromet dans la réalisation d’une comédie pour gamins intitulée Matilda (1996). La gamine ne fait pas rire grand monde, et surtout pas ses producteurs.
Le divorce avec le grand public semble consommé et Danny DeVito n’arrive plus à attirer l’audience sur son seul nom. Il est sauvé des eaux par Tim Burton qui l’emploie dans son Mars Attacks ! (1996) et il joue dans un excellent film noir intitulé L.A. Confidential (Curtis Hanson, 1997). Il rencontre un nouvel échec avec L’idéaliste (Francis Ford Coppola, 1997) et se retrouve souvent au casting vocal de dessins animés.

© 2003 Miramax – Red Hour Films – Flower Films – Jersey Films. Tous droits réservés.
Même s’il joue dans des bons films, il n’a désormais plus la vedette. On le voit en docteur dans Virgin Suicides (Sofia Coppola, 1999), en agent artistique dans Man on the Moon (Milos Forman, 1999) et il revient à la réalisation avec la comédie Crève Smoochy, crève ! (2002) avec Robin Williams et Edward Norton. Cette énième comédie se vautre lamentablement au box-office mondial et ne sort même pas en France. Cela ne le décourage pas pour autant et il récidive l’année suivante avec la comédie Un duplex pour 3 (2003) qui est un nouveau désaveu du public malgré la présence à l’affiche de Ben Stiller et Drew Barrymore, alors très populaires. Cette fois, Danny DeVito abandonne la réalisation de longs et va continuer à tourner des courts pour son propre plaisir.
Danny DeVito, désormais abonné aux seconds rôles
En tant qu’acteur, il se concentre de plus en plus sur la télévision. Au grand écran, on le revoit essentiellement dans des petits rôles chez Tim Burton : Big Fish (2003), Dumbo (2019) et Beetlejuice Beetlejuice (2024). S’il tourne majoritairement pour la télé, Danny DeVito a aussi contribué au septième art dans des seconds rôles pour des films comme Be Cool (F. Gary Gray, 2005), I’m Still Here (Casey Affleck, 2010), Le teckel (Todd Solondz, 2016), Jumanji: The Next Level (Jake Kasdan, 2019) et Le survivant (Barry Levinson, 2021).
Toutefois, durant cette période, les amateurs de séries l’ont également vu dans Philadelphia pour laquelle il a tourné 161 épisodes entre 2006 et 2023.
Enfin, notons qu’il est également un producteur très actif à travers sa société Jersey Films.