Annie Savarin

Actrice

Personal Info

  • Nationalité Française
  • Date de naissance : 10 décembre 1940
  • Date de décès : 16 juin 2025
  • Crédit visuel : Annie Savarin dans "Le jardinier d’Argenteuil" © 1966 Société Gafer, Les Films Copernic. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Annie Savarin a marqué de son talent de nombreux petits rôles au cinéma, dans des films signés Étaix, Demy ou Malle.

Un pilier de la scène et des écrans

« Savoureuse Savarin » : tel était le titre qu’avait choisi dans les années 1980 la revue Cinématographe pour une interview consacrée à la comédienne… Au théâtre, à la télévision ou au cinéma, Annie Savarin a multiplié les petits rôles, parfois de quelques secondes, loin des sunlights et du tapage médiatique. Sa carrière sur les planches lui fait croiser des univers variés, de La puce à l’oreille de Feydeau, mis en scène par Jacques Charon au Théâtre des Célestins (1970) ; à La boutique au coin de la rue de Miklos Laszlo, mis en scène par Jean-Jacques Zilbermann au Théâtre Montparnasse (2001). Entre ces deux dates, elle est dirigée sur les planches par Jean-Claude Brialy, Bernard Murat ou Jean-Luc Moreau.

Pour le petit écran, elle tourne avec Liliane de Kermadec ou Roger Vadim, et connaît une petite notoriété avec la sitcom Le miel et les abeilles (1992-93). Mais c’est au cinéma qu’Annie Savarin est la plus active, jouant souvent les troisièmes couteaux à la limite du caméo, mais toujours avec une présence… savoureuse. Elle débute dans le septième art en 1962 et tourne avec Pierre Étaix (dès Yoyo, 1965) aussi bien que Philippe Clair (Déclic et des claques, 1965). Dans Le jardinier d’Argenteuil (1966) de Jean-Paul Le Chanois, elle donne la réplique à Jean Gabin, et bénéficie d’un temps de présence plus important qu’à l’accoutumée. Puis elle apparaît brièvement en princesse Pioche dans Peau d’âne (1970) de Jacques Demy, attendant son tour pour pouvoir porter la bague tendue par le prince (Jacques Perrin)…

Savoureuse Savarin

On la croise ensuite en cuisinière dans Le souffle au cœur (1971) de Louis Malle, secrétaire dans Charlie et ses deux nénettes (1973) de Joël Séria, fermière dans Opération Lady Marlène (1975) de Robert Lamoureux, cantinière dans Les filles du régiment (1978) de Claude Bernard-Aubert. En 1977, elle tient toutefois le premier rôle féminin de Paradiso de Christian Bricout, qui obtient le Prix Jean-Vigo. Dans les années 80, Annie Savarin apparaît dans La banquière (1980) de Francis Girod et La boum (1980) de Claude Pinoteau, prend les traits d’une mère de famille dans On s’en fout… nous on s’aime (1982) de Michel Gérard, d’une commerçante dans Banzaï (1983) de Claude Zidi, d’une concierge dans Flics de choc (1983) de Jean-Pierre Desagnat, d’une surveillante dans Attention une femme peut en cacher une autre ! (1983) de Georges Lautner, d’une victime dans Le téléphone sonne toujours deux fois !! (1985) de Jean-Pierre Vergne, ou d’une pompiste dans La comédie du travail (1988) de Luc Moullet.

Elle est encore présente sur les tournages de la décennie suivante avec Lacenaire (Girod, 1990), Une époque formidable… (1991) de Gérard Jugnot ou Montparnasse-Pondichéry (1994) d’Yves Robert. On la retrouve en prostituée dans Deuxième vie (2000) de Patrick Braoudé, infirmière dans Les fautes d’orthographe (Zilbermann, 2004) ou boulangère dans Beur blanc rouge (2006) de Mahmoud Zemmouri. Sa carrière cinématographique s’achève avec Un secret (2007) de Claude Miller et On ne choisit pas sa famille (2011) de Christian Clavier, ses scènes dans Quelques heures de printemps (2012) de Stéphane Brizé étant coupées au montage. Annie Savarin s’en est allée en toute discrétion le 16 juin 2025, à l’âge de 84 ans.

Gérard Crespo 

Ils nous ont quittés en 2025

Filmographie sélective d’Annie Savarin

(Actrice, longs métrages)
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