Flics de choc : la critique du film (1983)

Polar, Thriller, Film policier | 1h37min
Note de la rédaction :
4/10
4
Flics de choc - afiche du film de Jean-Pierre Desagnat

Chantal Nobel et Pierre Massimi chez le réalisateur des Charlots contre Frankenstein et, accessoirement, futur père de Vincent Desagnat, dans un polar glauque, mais raté.

Synopsis : Sylvie et Marie-Christine, deux jeunes filles enlevées de force par des proxénètes afin de les faire participer à des spectacles pervers, témoignent contre leurs ravisseurs. Suite à l’assassinat des deux jeunes amies, le commissaire Beauclair et ses coéquipiers vont s’attaquer avec vigueur à un réseau de prostitution de la région parisienne. Mais les témoins qu’ils rencontrent sont éliminés les uns après les autres…

Flics de Choc, le choix de Chantal Nobel

Flic de Choc, jaquette allemande du polar de Jean-Pierre Desagnat

© Studio Canal – Les Films de la Tour – TF1 Films Production

Critique :  Dans le catalogue de StudioCanal, on trouve désormais un petit thriller urbain français des années 80 avec la vedette féminine de Chateauvallon (ersatz français du soap Dallas), Chantal Nobel. En flic de choc qui cherche à démanteler un sinistre réseau de prostitution, le jeu de la star de la télévision n’est pas mauvais, pourtant il s’agira de son dernier grand rôle, puisqu’un accident de la route en compagnie du chanteur Sacha Distel mettra un terme à sa carrière de façon prématurée, en raison des lourdes séquelles physiques.

Le film de Jean-Pierre Desagnat, père du clown Vincent Desagnat, n’est pas bon ; le réalisateur des Charlots contre Dracula n’assure pas à la réalisation, malgré des années passées à assister André Hunnebelle, et n’insuffle pas à la narration le rythme suffisant pour que ce polar sociétal puisse marquer les esprits.

Davantage de suspense, moins de comédie indirecte, et un style plus personnel auraient pu permettre à cette enquête dans les maisons d’abattage de devenir un authentique film de genre culte en devenir.

Néanmoins, si certains seconds rôles ne sont pas à la hauteur, les rôles principaux, de Pierre Massimi, à la tête de l’unité des « Flics de choc », Chantal Nobel, ou encore Mylène Demongeot, en maquerelle dominatrice, tiennent la route. D’autres apparitions, comme de celles de Jacques Balutin ou Catherine Lachens, laissent perplexe.

 

La tentation du giallo à la française

Les décors plats d’une région parisienne terne ne sortent pas l’ensemble de l’illustration pure, même si quelques plans viennent raviver l’espoir d’assister à du cinéma grand écran. Une sacrée cascade multi-angles à moto laisse entrevoir une tentative d’audace technique qui disparaîtra très vite ; le tueur au casque aimerait nous faire revivre les grandes heures du giallo, mais seulement lors d’une première scène de meurtre référentielle, le reste demeurera assez ronflant.

A la violence réelle de quelques scènes de tueries sanglantes, Desagnat père assène le métrage de quelques plans très dénudés, avec des actrices qui auraient pu jouer dans La Boum trois ans plus tôt… De quoi alimenter une petite notoriété en Allemagne, où au moins le film a bénéficié d’un vrai visuel de film de cinéma bis, quand la France l’affichait mal, très mal même.

Critique de Frédéric Mignard

Les sorties de la semaine du 20 juillet 1983

Flics de choc - afiche du film de Jean-Pierre Desagnat

© Affiche par Barry by SPADEM.
Copyrights : Studio Canal – Les Films de la Tour – TF1 Films Production

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