Jean-Claude Brialy

Acteur
Affiche de Le Genou de Claire

Personal Info

  • Nationalité : Français
  • Date de naissance : 30 mars 1933 à Aumale (Algérie)
  • Date de décès : 30 mai 2007 à Monthyon (France)
  • Crédit visuel : Copyright Les Films du Losange

Biographie

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Enfant chéri de la Nouvelle Vague et acteur apprécié du public, Jean-Claude Brialy a connu une carrière d’un demi-siècle.

De Chabrol à Truffaut en passant par Duvivier

Jean-Claude Brialy débute au cinéma en 1954 et obtient des petits rôles pour Astruc, Renoir, Decoin… Lié à la bande des Cahiers du Cinéma, il joue dans Paris nous appartient (1958) de Jacques Rivette, et surtout dans Le Beau Serge (1958) et Les Cousins (1959), les deux premiers longs métrages de Claude Chabrol. Ces deux films où il partage l’affiche avec Gérard Blain font de lui l’une des icônes de la Nouvelle Vague. On le voit alors dans des œuvres de Rozier, Varda, et on l’apprécie dans Une femme est une femme (1961) de Jean-Luc Godard, où il forme un étonnant trio avec Belmondo et Anna Karina ; l’œuvre, échec public à sa sortie, est désormais un classique des cinémathèques. Dans cette première moitié des années 60, Brialy est aussi une vedette populaire, même s’il n’est pas aussi bankable que Delon ou Belmondo. Il peaufine un personnage de beau brun élégant et spirituel, hésitant entre le romantisme et le dandysme, et que des cinéastes plus traditionnels vont utiliser, dans le drame aussi bien que la comédie. Il incarne ainsi le jeune aveugle qui a une relation amoureuse avec Danielle Darrieux dans Les Yeux de l’amour (1959) de Denys de La Patellière, et marivaude avec aisance dans La Chasse à l’homme (1964) d’Edouard Molinaro.

Brialy participe aussi à de nombreux films à sketches ou choraux, des Sept péchés capitaux (« L’avarice » de C. Chabrol, 1962), au Plus vieux métier du monde (« Mademoiselle Mimi » de P. de Broca, 1967), en passant par Le Diable et les Dix Commandements (1962) de Julien Duvivier, La Ronde (1964) de Roger Vadim, ou Le Roi de cœur (1966) de Philippe de Broca. Cette décennie le voit aussi faire partie des victimes de la vengeresse Jeanne Moreau dans La Mariée était en noir (1968) de François Truffaut.

Jean-Claude Brialy, visage incontournable du cinéma français

Mais c’est Eric Rohmer qui va lui donner son plus beau rôle en lui faisant jouer Jérôme, attaché culturel de 35 ans, fasciné par une jeune fille dans Le Genou de Claire, en 1970. Il y est fin et nuancé, et sa volubilité s’insère à merveille dans la démarche de ce cinquième volet des Contes moraux. Après ce sommet du cinéma d’auteur, Jean-Claude Brialy poursuit une carrière prolifique, mais davantage pour des seconds rôles, qu’il interprète avec classe : père de famille dans Le Fantôme de la liberté (1974) de Luis Buñuel, procureur dans Le Juge et l’assassin (1976) de Bertrand Tavernier, faux prêtre dans L’Année sainte (1976) de Jean Girault, directeur de journal dans Barocco (1976) d’André Téchiné, directeur du Lido dans Les Uns et les autres (1981) de Claude Lelouch, perruquier précieux dans La Nuit de Varennes (1982) d’Ettore Scola, joueur de tennis dans Papy fait de la résistance (1983) de Jean-Marie-Poiré, imprésario dans L’Effrontée (1985) de Claude Miller. Il retrouve Claude Chabrol pour Inspecteur Lavardin (1986) et obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Innocents (1987) d’André Téchiné.

Dans les années 90 et 2000, il incarne Gaspard II de Coligny, victime des massacres de la Saint-Barthélemy, dans La Reine Margot (1994) de Patrice Chéreau, et collabore avec Claire Denis (S’en fout la mort, 1990), Bernard Giraudeau (Les Caprices d’un fleuve, 1995), Sam Karmann (Kennedy et moi, 1998), Jeanne Labrune (C’est le bouquet !, 2002)… En fait, ses cinquante ans de carrière lui ont fait côtoyer tous les styles de cinéma, du court-métrage de la Nouvelle Vague (Tous les garçons s’appellent Patrick de Jean-Luc Godard, 1956), à la comédie commerciale (Jet Set 2 de Fabien Onteniente, 2004), en passant par des œuvres de Pierre Kast, Bolognini, Verneuil, Guy Gilles, Marbœuf, Zidi…

Jean-Claude Brialy a aussi réalisé cinq longs métrages nostalgiques, dont le charmant Églantine (1972), et était réputé pour être l’ami et le confident des stars, et de beaucoup d’artistes de la profession. Il faut aussi souligner son parcours au théâtre, en tant que metteur en scène et comédien, et notamment pour des pièces de Guitry (Désiré, théâtre Edouard VII, 1984). Il avait été le cofondateur (avec Jacqueline Franjou), de l’agréable Festival de Ramatuelle, dont il fut le directeur artistique de 1985 à sa mort.

Gérard Crespo

Filmographie

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Affiche de Le Genou de Claire

Bande-annonce de Le Genou de Claire

Acteur

Bande-annonce de La Reine Margot

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