Reinhard Kolldehoff

Acteur
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Personal Info

  • Nationalité : Allemand
  • Date de naissance : 29 avril 1914 à Berlin (Allemagne)
  • Date de décès : 18 novembre 1995 à Berlin (Allemagne)

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur allemand, Reinhard Kolldehoff (parfois crédité René Kolldehoff en France) est né en 1914 à Berlin. Le jeune comédien fait ses débuts au théâtre durant la période du nazisme, vers 1936. On le découvre pour la première fois au cinéma dans un court rôle au sein de Der Gasmann (Carl Froelich, 1941). Toutefois, cette première expérience reste lettre morte car l’acteur est appelé pour servir sous les drapeaux.

Ayant survécu à la guerre, Reinhard Kolldehoff doit toutefois patienter jusqu’en 1948 où il commence en quelque sorte une seconde carrière qui, cette fois, sera profuse avec plus de 200 titres tournés jusqu’à sa mort en RFA et ailleurs. Signalons d’ailleurs qu’il a longtemps continué à jouer sur les scènes germaniques. Parmi ses films les plus marquants, on peut citer L’affaire Blum (Erich Engel, 1948), J’ai trahi Hitler (Wolfgang Staudte, 1949), Brelan d’as (Henri Verneuil, 1952) et L’homme de Berlin (Carol Reed, 1953). Dès cette époque, il va initier une carrière internationale qui lui permet de donner la réplique aux plus grands.

Ainsi, on retrouve Reinhard Kolldehoff dans Les aventuriers du Mékong (Jean Bastia, 1958), La grenouille attaque Scotland Yard (Harald Reinl, 1959), Le diabolique docteur Mabuse (Fritz Lang, 1960), Le chant du monde (Marcel Camus, 1965), La ligne de démarcation (Claude Chabrol, 1966), La grande vadrouille (Gérard Oury, 1966), Playtime (Jacques Tati, 1967), Les damnés (Luchino Visconti, 1969) ou encore La horse (Pierre Granier-Deferre, 1970).

On notera que dans ses films tournés à l’étranger, Reinhard Kolldehoff a surtout interprété des militaires allemands, voire des nazis. Il se diversifie de temps à autre, notamment avec La poursuite sauvage (Daniel Mann, 1972), Une raison pour vivre, une raison pour mourir (Tonino Valerii, 1972), La poursuite implacable (Sergio Sollima, 1973) et il donne la réplique à Alain Delon dans Borsalino and Co. (Jacques Deray, 1974).

A cette époque, l’acteur accepte de plus en plus de rôles à la télévision, même si on le revoit au grand écran dans Je t’aime, moi non plus (Serge Gainsbourg, 1976) ou Comme un boomerang (José Giovanni, 1976). Si l’on excepte quelques films alimentaires tournés en Italie, Kolldehoff se spécialise de plus en plus dans les séries télé germaniques au cours des années 80. Au cinéma, il joue encore dans Equateur (Serge Gainsbourg, 1983), Palace (Edouard Molinaro, 1985) et le beau Werther (Pilar Miró, 1986).

Malheureusement, le comédien doit cesser ses activités à la fin des années 80 car il est atteint de la maladie de Parkinson qui finit par l’emporter en 1995 à l’âge de 81 ans.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 1989

Filmographie de Reinhard Kolldehoff

Acteur, longs métrages
  • 1941 : Der Gasmann de Carl Froelich
  • 1948 : L’Affaire Blum d’Erich Engel
  • 1949 : La fille des grands chemins (Das Mädchen Christine) de Arthur Maria Rabenalt
  • 1949 : Quartet zu fünft de Gerhard Lamprecht
  • 1949 : Martina est-elle déshonorée? (Martina) de Arthur Maria Rabenalt
  • 1949 : J’ai trahi Hitler de Wolfgang Staudte
  • 1949 : Notre pain quotidien (Unser täglich Brot) de Slatan Dudow
  • 1950 : Der Auftrag Höglers de Gustav von Wangenheim
  • 1950 : Bürgermeister Anna de Hans Müller
  • 1950 : Épilogue – Le mystère de l’Orplid (Epilog – Das Geheimnis der Orplid) de Helmut Käutner
  • 1950 : Melodie des Schicksals de Hans Schweikart
  • 1951 : L’Inconnue des cinq cités (A Tale of Five Cities) , segment Berlin de Wolfgang Staudte
  • 1951 : Die letzte Heuer d’E.W. Fiedler
  • 1951 : Durch dick und dünn de Theo Lingen
  • 1952 : Postlagernd: ‘Turteltaube’ de Gerhard T. Buchholz
  • 1952 : J’ai perdu mon cœur à Heidelberg (Ich hab’ mein Herz in Heidelberg verloren) d’Ernst Neubach
  • 1952 : Brelan d’as d’Henri Verneuil
  • 1952 : La vigne joyeuse (Der Fröhliche Weinberg) d’Erich Engel
  • 1952 : Wenn abends die Heide träumt de Paul Martin
  • 1953 : Von Liebe reden wir später de Karl Anton
  • 1953 : Knall und Fall als Detektive de Hans Heinrich
  • 1953 : L’homme de Berlin (The Man Between) de Carol Reed
  • 1953 : Christina de Fritz Eichler
  • 1953 : Le chemin sans retour (Weg ohne Umkehr) de Victor Vicas
  • 1953 : Vati macht Dummheiten de Johannes Häussler
  • 1954 : Guitares d’amour (Gitarren der Liebe) de Werner Jacobs
  • 1954 : Unternehmen Edelweiss de Heinz Paul
  • 1955 : Oberwachtmeister Borck de Gerhard Lamprecht
  • 1955 : Hanussen de O.W. Fischer et Georg Marischka
  • 1955 : The Missing Scientists de Steve Sekely
  • 1955 : Etoile de Rio de Kurt Neumann
  • 1955 : Urlaub auf Ehrenwort de Wolfgang Liebeneiner
  • 1955 : Escale à Orly de Jean Dréville
  • 1956 : Une fille des Flandres (Ein Mädchen aus Flandern) de Helmut Käutner
  • 1956 : Le Capitaine de Köpenick (Der Hauptmann von Köpenik) de Helmut Käutner
  • 1956 : Anastasia, la dernière fille du tsar de Falk Harnack
  • 1956 : Liane la sauvageonne (Liane, das Mädchen aus dem Urwald) d’Eduard von Borsody
  • 1957 : Kalle wird Bürgermeister de Fritz Genschow
  • 1957 : Der müde Theodor de Géza von Cziffra
  • 1957 : Ça barde (Das haut hin) de Géza von Cziffra
  • 1957 : Das Glück liegt auf der Straße de Franz Antel
  • 1957 : Le renard de Paris (Der Fuchs von Paris) de Paul May
  • 1958 : L’étau (Der Greifer) d’Eugen York
  • 1958 : Les aventuriers du Mékong de Jean Bastia
  • 1958 : Avouez, Docteur Corda (Gestehen Sie, Dr. Corda) de Josef von Báky
  • 1958 : Bien joué… Mesdames! (Hoppla, jetzt kommt Eddie) de Werner Klingler
  • 1958 : Impudeur (Liebe kann wie Gift sein) de Veit Harlan
  • 1958 : La fille des sables (Romarei, das Mädchen mit den grünen Augen) de Harald Reinl
  • 1958 : Cigarettes, Whisky et P’tites Pépées de Maurice Régamey
  • 1959 : Chiens, à vous de crever ! (Hunde, wollt ihr ewig leben) de Frank Wisbar
  • 1959 : Cour martiale (Kriegsgericht) de Kurt Meisel
  • 1959 : Pépées pour l’Orient (Das Nachtlokal zum Silbermond) de Wolfgang Glück
  • 1959 : Und das am Montagmorgen de Luigi Comencini
  • 1959 : Le Retour de Bobby Dodd (Bobby Dodd greift ein) de Géza von Cziffra
  • 1959 : La Grenouille attaque Scotland Yard (Der Frosch mit der Maske) de Harald Reinl
  • 1959 : La verte moisson de François Villiers
  • 1960 : Orientalische Nächte de Heinz Paul
  • 1960 : Le Septième Jour de Saint-Malo de Paul Mesnier
  • 1960 : Le Diabolique Docteur Mabuse (Die 1000 Augen des Dr. Mabuse) de Fritz Lang
  • 1961 : Le Dernier Passage (The Secret Ways) de Phil Karlson
  • 1961 : Vacances en enfer de Jean Kerchbron
  • 1961 : L’Étrange comtesse (Die seltsame Gräfin) de Josef von Baky
  • 1961 : Top secret – C’est pas toujours du caviar (Diesmal muss es Kaviar sein) de Géza von Radványi, Helmut Käutner et Georg Marischka
  • 1962 : Das Mädchen und der Staatsanwalt de Jürgen Goslar
  • 1962 : Trahison sur commande (The Counterfeit Traitor) de George Seaton
  • 1963 : Bergwind d’Eduard von Borsody
  • 1963 : Mord in Rio de Horst Hächler
  • 1963 : Tödlicher Carneval de Horst Hächler
  • 1964 : Docteur Mabuse et le rayon de la mort de Hugo Fregonese et Victor De Santis (voix)
  • 1965 : Le Chant du monde de Marcel Camus
  • 1966 : Avec la peau des autres de Jacques Deray
  • 1966 : Jerry Land, chasseur d’espions de Juan de Orduna
  • 1966 : La Ligne de démarcation de Claude Chabrol
  • 1966 : Martin soldat de Michel Deville
  • 1966 : Le Saint prend l’affût de Christian-Jaque
  • 1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury
  • 1967 : Playtime de Jacques Tati
  • 1967 : Le Franciscain de Bourges de Claude Autant-Lara
  • 1968 : Straßenbekanntschaften auf St. Pauli de Werner Klingler
  • 1969 : Les Damnés (La Caduta Degli Dei) de Luchino Visconti
  • 1970 : La Horse de Pierre Granier-Deferre
  • 1970 : Le Mur de l’Atlantique de Marcel Camus
  • 1970 : Le Lion à sept têtes de Glauber Rocha
  • 1970 : Heintje – Mein bester Freund de Werner Jacobs
  • 1972 : Le Temps d’aimer (A Time for Loving) de Christopher Miles
  • 1972 : Les Cloches de Silésie (Das Unheil) de Peter Fleischmann
  • 1972 : Abus de pouvoir de Camillo Bazzoni
  • 1972 : Maintenant, on l’appelle Plata (…più forte ragazzi!) de Giuseppe Colizzi
  • 1972 : La Poursuite sauvage (The Revengers) de Daniel Mann
  • 1972 : Un homme à respecter (Un uomo da rispettare) de Michele Lupo
  • 1972 : Galaxie de Maté Rabinovsky
  • 1972 : La Horde des salopards (Una ragione per vivere e una per morire) de Tonino Valerii
  • 1973 : La Poursuite implacable (Revolver) de Sergio Sollima
  • 1973 : L’Ironie du sort d’Édouard Molinaro
  • 1974 : Borsalino and Co. de Jacques Deray
  • 1975 : Une Anglaise romantique (A Romantic Englishwoman) de Joseph Losey
  • 1975 : Sept hommes à l’aube (Operation: Daybreak) de Lewis Gilbert
  • 1975 : So oder so ist das Leben  de Veit Relin
  • 1976 : Je t’aime moi non plus de Serge Gainsbourg
  • 1976 : Parole d’homme (Shout at the Devil) de Peter R. Hunt
  • 1976 : Comme un boomerang de José Giovanni
  • 1976 : Shir Khofteh de Joachim Hess et Esmail Koushan
  • 1977 : Das chinesische Wunder de Wolfgang Liebeneiner
  • 1977 : Abelard de Franz Seitz
  • 1977 : Le choix du destin (Soldaat van Oranje) de Paul Verhoeven
  • 1977 : Julie pot de colle de Philippe de Broca
  • 1978 : Der Schimmelreiter d’Alfred Weidenmann
  • 1978 : Mon nom est Bulldozer (lo chiamavano Bulldozer) de Michele Lupo
  • 1978 : C’est mon gigolo (Schöner Gigolo, armer Gigolo) de David Hemmings
  • 1979 : Le Tambour (Die Blechtrommel) de Volker Schlöndorff (voix)
  • 1980 : Primel macht ihr Haus verrückt de Monica Teuber
  • 1980 : Un flic rebelle (Poliziotto solitudine e rabbia) de Stelvio Massi
  • 1980 : La Formule (The formula) de John G. Avildsen
  • 1981 : Kenn’ ich, weiß ich, war ich schon! de Monica Teuber
  • 1983 : Un amour assassin (Julie Darling) de Paul Nicholas
  • 1983 : Équateur de Serge Gainsbourg
  • 1984 : Morgen in Alabama de Norbert Kückelmann
  • 1984 : La Petite Fille au tambour (The Little Drummer Girl) de George Roy Hill
  • 1985 : Palace d’Édouard Molinaro
  • 1986 : Werther de Pilar Miró
  • 1988 : Pleine lune sur Parador (Moon over Parador), de Paul Mazursky
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