Barry Levinson

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur
Rain Man, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 6 avril 1942 à Baltimore (Maryland, États-Unis)
  • Crédit visuels : © 1988 United Artists / Affiche : John Alvin. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Réalisateur, producteur, scénariste et acteur américain, Barry Levinson est né en 1942 à Baltimore dans le Maryland. Il grandit dans une famille d’origine juive issue de la communauté russe dans la cité de Baltimore où il effectue toutes ses études.

Un gagman devenu un scénariste de renom

Pourtant, il choisit de partir à Los Angeles dans les années 70 afin de percer en tant que scénariste et acteur pour des émissions comiques télévisées. C’est ainsi qu’il devient gagman pour Marty Feldman et qu’il écrit également des scripts pour le compte de Mel Brooks.

Cette activité l’occupe durant la totalité des années 70 et lui offre l’occasion d’écrire le script de La dernière folie de Mel Brooks (Mel Brooks, 1976) et Le grand frisson (Mel Brooks, 1977) dans lesquels il apparaît également en tant qu’acteur. Poursuivant dans cette voie, Barry Levinson écrit ensuite le scénario de Justice pour tous (Norman Jewison, 1979), interprété par Al Pacino. Le scénariste est encore très inspiré sur Rendez-vous chez Max’s (Richard Donner, 1980), Tootsie (Sydney Pollack, 1982) et Les meilleurs amis (Norman Jewison, 1982).

Les beaux succès des années 80

Mais c’est avec Diner (1982) que le scénariste passe enfin à la réalisation avec ce long-métrage très personnel puisqu’il y raconte sa jeunesse au cœur de la ville de Baltimore. Malgré son apparente banalité, le film séduit les critiques et le public. Ainsi, il connaît un gros succès public aux Etats-Unis, contrairement à la France où il passe inaperçu (62 854 spectateurs). Barry Levinson reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur scénario et envisage même de transformer l’essai en une série télévisée dont il ne tourne que le pilote. En 1984, Barry Levinson réalise le drame sportif Le meilleur (1984) avec Robert Redford. Le film marche bien aux Etats-Unis et reçoit quatre nominations à l’Oscar. En France, le métrage réunit 555 998 sportives dans les salles.

Le secret de la pyramide, l'affiche

© 1985 Amblin Entertainment – Industrial Light & Magic (ILM) – Paramount Pictures / Affiche : Michel Jouin ; Gil Jouin. Tous droits réservés.

Avec le sympathique Le Secret de la pyramide (1985), Levinson confirme qu’il va désormais alterner projets plus personnels et œuvres commerciales, tenant à trouver un certain équilibre. Cette production Steven Spielberg destinée à un public adolescent est toutefois un échec public qui séduit pourtant 791 146 adolescents français, cœur de cible d’une œuvre inégale. Après cette déception, Barry Levinson revient tourner à Baltimore Les filous (1987). Si la comédie dramatique trouve son public aux States, elle s’écrase dans les profondeurs du box-office français avec seulement 31 352 tickets vendus.

Il enchaîne aussitôt avec la comédie sur le Vietnam Good Morning Vietnam (1987) qui est un véritable triomphe aux Etats-Unis et connaît même une belle diffusion en France malgré son sujet très américain (880 792 entrées). Barry Levinson a ainsi contribué à faire de Robin Williams une star mondiale, lui qui n’était encore célèbre que dans son pays.

Affiche de Good Morning Vietnam de Barry Levinson

Copyright Touchstone Pictures / Silver Screen Partners III

La consécration avec Rain Man

Mais c’est son long-métrage suivant, Rain Man (1988) consacré au thème de l’autisme qui le propulse dans la catégorie des cinéastes qui comptent à Hollywood. Même si le film peut être vu comme une caricature de l’autisme, il a permis à bon nombre de gens de découvrir ce trouble par l’alliance réussie entre Dustin Hoffman et le jeune Tom Cruise. Enorme carton au box-office mondial avec une quatrième place annuelle dans son pays et une première marche du podium en France (6 475 226 entrées), Rain Man remporte quatre Oscars dont celui du meilleur acteur pour Dustin Hoffman, mais aussi ceux du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur pour Barry Levinson. Une consécration, donc.

Quelques succès et beaucoup d’échecs dans les années 90

Afin de ne pas perdre pied dans la jungle hollywoodienne, Barry Levinson retourne à Baltimore pour un très personnel Avalon (1990) qui reçoit de bonnes critiques mais est un échec public. En France, le désaveu est total avec seulement 5 113 tickets vendus. Dès lors, Barry Levinson se lance dans un biopic académique consacré au gangster Bugsy (1991), avec le couple Warren Beatty et Annette Bening. Le succès n’est pas flagrant aux Etats-Unis, tandis que les cinéphiles français ne se précipitent pas avec 365 058 entrées. Globalement, le métrage ne marque pas les esprits. Pas davantage que Toys (1992) qui est conçu comme un véhicule pour l’extravagant Robin Williams, mais qui se vautre au box-office mondial.

Décidément peu en verve, Barry Levinson signe ensuite l’inédit Jimmy Hollywood (1994) qui est un tel échec aux States qu’il ne sort pas en salles en France. On n’est pas pressé de découvrir cette comédie avec Joe Pesci.

Sleepers, l'affiche

© Warner Bros

Pour le cinéaste, il devenait urgent d’accrocher à son nom un nouveau succès commercial. Il se lance donc dans le thriller érotique à la mode avec Harcèlement (1994) qui réunit Michael Douglas et Demi Moore, sur un scénario survendu de Michael Crichton. Avec une promotion gigantesque, le film très moyen fonctionne dans les salles américaines sans être le carton attendu. La France, elle, répond positivement avec plus de 1,5 millions d’entrées.

A nouveau en selle, Barry Levinson tourne un drame de la pédophilie avec Sleepers (1997) qui déçoit au box-office local, mais qui est davantage sollicité en France avec 1,7 millions d’entrées, sans doute boosté par son casting de stars comme Dustin Hoffman, Robert De Niro et le jeune Brad Pitt. Dans la foulée, Levinson reprend Hoffman et De Niro pour sa satire politique Des hommes d’influence (1997). Cette fois-ci, le rapport s’inverse et le long-métrage est un succès en Amérique, mais déçoit en France (511 326 entrées). Il faut dire que son sujet est moins universel que celui de son film précédent. On notera que tous ces films ont obtenu des nominations aux Oscars sans décrocher la moindre récompense.

Sphère, l'affiche

© 1999 Warner Bros. / Affiche : BLT Communications, LLC. Tous droits réservés.

En 1998, Barry Levinson veut à nouveau obtenir un succès commercial et propose le film de SF maritime Sphère (1998) qui unit les talents de Dustin Hoffman et de Sharon Stone pour un résultat qui fait plouf aux States, comme en France (663 845 plongeurs). Le long-métrage est détesté par la presse de l’époque. Le réalisateur choisit ce moment pour retrouver Baltimore et se ressourcer avec un film plus personnel intitulé Liberty Heights (1999) qui est un nouveau four international (31 084 nostalgiques en France).

En France, presque plus de films du réalisateur dans les salles à partir des années 2000

Si le cinéaste tourne encore un film par an, il ne semble plus avoir l’aval du public en cette deuxième moitié des années 90. Cela va se confirmer et même s’amplifier durant les deux décennies suivantes, à tel point qu’on a fini par ne plus attendre les sorties de ses œuvres. D’ailleurs, tous ses films ne sortent pas en France comme la comédie Pile poil (2000). L’année suivante, il réalise le très commercial Bandits (2001) avec Bruce Willis. Même ce film de braquage ne fonctionne pas aux States et même les Français demeurent en retrait (606 684 entrées) malgré l’énorme popularité de la star chez nous. Aucune des réalisations de Barry Levinson n’est arrivée dans nos salles au cours de la décennie 2000.

The Bay, l'affiche

© 2012 Automatik Entertainment – Haunted Movies – Hydraulx – Talent One / Affiche : Art Machine. Tous droits réservés.

On le retrouve donc étonnamment à la tête d’un petit film d’horreur tourné en DV intitulé The Bay (2012), mais là aussi l’échec commercial est patent. En France, ils sont 80 274 spectateurs à subir la contamination. Les autres réalisations du cinéaste désormais septuagénaire sont destinées à la télévision, si l’on excepte Le survivant (2021), un biopic labellisé HBO et qui est donc un film de plateforme.

N’oublions pas que parallèlement à sa riche carrière de réalisateur, Barry Levinson est aussi l’heureux producteur de Donnie Brasco (Mike Newell, 1997), En pleine tempête (Wolfgang Petersen, 2000), Mafia blues 2 – La rechute ! (Harold Ramis, 2002), mais aussi de séries télévisées importantes comme Oz (1997-2003), Copper (2012-2013), Borgia (2011-2014) et plus récemment City on a Hill (2019-2022). Malgré son grand âge, Barry Levinson fourmille encore de projets. Enfin notons qu’il est le père de l’acteur Jack Levinson et du réalisateur Sam Levinson.

Virgile Dumez

Filmographie :

Réalisateur (longs-métrages de cinéma et plateforme uniquement) :

  • 1982 : Diner
  • 1984 : Le Meilleur (The Natural)
  • 1985 : Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes)
  • 1987 : Les Filous (Tin Men)
  • 1987 : Good Morning, Vietnam
  • 1988 : Rain Man
  • 1990 : Avalon
  • 1991 : Bugsy
  • 1992 : Toys
  • 1994 : Jimmy Hollywood
  • 1994 : Harcèlement (Disclosure)
  • 1996 : Sleepers
  • 1997 : Des hommes d’influence (Wag the Dog)
  • 1998 : Sphère (Sphere)
  • 1999 : Original Diner Guys (documentaire)
  • 1999 : Liberty Heights
  • 2000 : Pile poil (An Everlasting Piece)
  • 2001 : Bandits : Gentlemen braqueurs (Bandits)
  • 2004 : Envy
  • 2006 : Man of the Year
  • 2008 : Panique à Hollywood (What Just Happened)
  • 2009 : PoliWood (documentaire)
  • 2012 : The Bay
  • 2014 : The Humbling
  • 2015 : Rock the Kasbah
  • 2021 : Le Survivant (The Survivor)
  • 2024 : The Alto Knights
Affiche de The Alto Knights de Barry Levinson

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