Actrice et chanteuse française, Brigitte Bardot est la fille d’un industriel. Elle commence par étudier la danse, entre au Conservatoire de Paris et commence très jeune à apparaître comme mannequin dans les magazines. Elle est alors la jeune mascotte du magazine Elle. Roger Vadim, alors assistant réalisateur, la découvre et lui offre un petit rôle dans un film qui ne sera pas tourné. Toutefois, Vadim et la jeune Bardot convolent en justes noces.
Bardot, actrice de seconds rôles
Puis, Jean Boyer la réclame pour un petit rôle dans Le trou normand (1952). Suivent plusieurs petits rôles dans Si Versailles m’était conté (Guitry, 1954), Le fils de Caroline chérie (Devaivre, 1955) et surtout Futures vedettes (Allégret, 1955). Elle est encore visible dans Les grandes manœuvres (Clair, 1955), avant de s’internationaliser pour Hélène de Troie (Wise, 1956) et Les week-ends de Néron (Steno, 1956). Elle revient en France et tourne dans En effeuillant la marguerite (Allégret, 1956).

Brigitte Bardot, film Bardot (2025) © Timpel Productions.
Et Vadim créa la Bardot mania
C’est en 1956 que la Bardot mania va éclater avec le tout premier long-métrage de Roger Vadim, Et Dieu créa la femme (1956). Le film fait sensation, notamment à cause d’une scène de nudité qui a marqué les esprits. Cumulant près de 4 millions d’entrées, le long-métrage fait un carton et lance Bardot en tant que star. Bardot et Vadim divorcent en 1957, ce qui ne les empêche pas de retravailler ensemble. Bardot enchaîne avec la comédie Une Parisienne (Boisrond, 1957) qui est insignifiante, mais attire plus de 3,5 millions de spectateurs.
Ensuite, elle tourne avec des cinéastes sérieux comme Claude Autant-Lara (En cas de malheur, 1958) et Julien Duvivier (La femme et le pantin, 1958). Elle triomphe dans Babette s’en va-t-en-guerre (Christian-Jaque, 1959) et rencontre son futur époux Jacques Charrier sur le tournage. Le film engrange 4,6 millions d’entrées.
Le début des années 60 : le triomphe et les paparazzi
Malheureusement, le succès s’accompagne d’un acharnement de la part de la presse people et les paparazzi ne cessent de harceler la jeune star et son compagnon. La situation est tellement invivable que le couple divorce un an après son mariage. En 1960, celle que l’on appelle désormais BB joue dans La vérité (Clouzot, 1960), un bijou qui attire plus de 5,6 millions de spectateurs, mais se révèle être un calvaire pour l’actrice, maltraitée par le réalisateur. On la retrouve ensuite à l’affiche d’œuvres de Vadim comme La bride sur le cou (1961), puis Le repos du guerrier (1962). Toutefois, on peut leur préférer le docu-fiction Vie privée (Malle, 1962) qui revient en détail sur le calvaire vécu par la jeune femme harcelée par un public fanatique et une presse à scandales omniprésente. C’est également à l’occasion de ce film que Bardot commence à chanter.
En 1963, Bardot se retrouve à l’affiche du Mépris de Godard, ce qui surprend ses fans. Le film s’avère être un chef-d’œuvre qui sera un succès moindre pour l’actrice, mais un beau score pour Godard. BB aura ensuite d’autres hommes dans sa vie (elle a été mariée au riche Gunter Sachs, par exemple) et le même cirque médiatique entoure ses liaisons. À partir de cette époque, elle tourne moins, mais crée encore l’événement avec Jeanne Moreau dans Viva Maria (Malle, 1965). Elle rencontre ensuite Serge Gainsbourg qui va lui écrire plusieurs chansons qui vont devenir des succès (Harley Davidson, Comic Strip, Bonnie and Clyde). Au cinéma, elle tourne le western Shalako (Dmytryk, 1968) avec comme partenaire Sean Connery. On la retrouve à l’affiche de L’ours et la poupée (Deville, 1970), Boulevard du rhum (Enrico, 1971) et Les pétroleuses (Christian-Jaque, 1971) qui l’associe à Claudia Cardinale.
La fin de la carrière artistique
Après les échecs de Don Juan 73 (Vadim, 1973) et L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise (Companeez, 1973), Brigitte Bardot décide de mettre un terme à sa carrière cinématographique.
À partir de cette époque, Brigitte Bardot s’éloigne du monde du spectacle et se consacre à la défense des animaux à travers plusieurs associations. Si cette lutte lui a apporté de nombreux soutiens, plusieurs prises de position extrêmes ont écorné son image. Sa fréquentation de la famille Le Pen a parfois dérangé.
Pour autant, Brigitte Bardot demeurera à jamais ce mythe des années 50-60 et reste dans la conscience internationale comme la Française la plus connue à l’étranger. Une légende, une vraie, qui dépasse sa simple personne.
Brigitte Bardot disparaît, mythique et unique, à l’âge de 91 ans, le 28 décembre 2025.
Ils nous ont quittés en 2025
Filmographie de Brigitte Bardot
(Actrice, longs métrages)
- 1952 : Le Trou normand de Jean Boyer
- 1952 : Manina, la fille sans voiles de Willy Rozier
- 1952 : Les Dents longues de Daniel Gélin
- 1953 : Le Portrait de son père de André Berthomieu
- 1953 : Un acte d’amour (Act of Love) de Anatole Litvak
- 1953 : Si Versailles m’était conté… de Sacha Guitry
- 1954 : Haine, Amour et Trahison (Tradita) de Mario Bonnard
- 1954 : Le Fils de Caroline chérie de Jean Devaivre
- 1955 : Futures Vedettes de Marc Allégret
- 1955 : Rendez-vous à Rio (Doctor at Sea) de Ralph Thomas
- 1955 : Les Grandes manœuvres de René Clair
- 1955 : La Lumière d’en face de Georges Lacombe
- 1956 : Les Week-ends de Néron (Mio figlio Nerone) de Steno
- 1956 : En effeuillant la marguerite de Marc Allégret
- 1956 : Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim
- 1956 : La Mariée est trop belle de Pierre Gaspard-Huit
- 1956 : Hélène de Troie (Helen of Troy) de Robert Wise
- 1956 : Cette sacrée gamine de Michel Boisrond
- 1957 : Une Parisienne de Michel Boisrond
- 1958 : Les Bijoutiers du clair de lune de Roger Vadim
- 1958 : En cas de malheur de Claude Autant-Lara
- 1959 : La Femme et le Pantin de Julien Duvivier
- 1959 : Babette s’en va-t-en guerre de Christian-Jaque
- 1959 : Voulez-vous danser avec moi ? de Michel Boisrond
- 1960 : L’Affaire d’une nuit de Henri Verneuil
- 1960 : La Vérité de Henri-Georges Clouzot
- 1961 : La Bride sur le cou de Roger Vadim
- 1961 : Les Amours célèbres (sketch Agnès Bernauer) de Michel Boisrond
- 1962 : Vie privée de Louis Malle
- 1962 : Le Repos du guerrier de Roger Vadim
- 1963 : Paparazzi de Jacques Rozier
- 1963 : Le Mépris de Jean-Luc Godard
- 1964 : Une ravissante idiote de Édouard Molinaro
- 1965 : Chère Brigitte (Dear Brigitte) de Henry Koster
- 1965 : Viva Maria ! de Louis Malle
- 1966 : Masculin féminin de Jean-Luc Godard
- 1966 : Marie Soleil de Antoine Bourseiller
- 1967 : À cœur joie de Serge Bourguignon
- 1968 : Histoires extraordinaires (sketch William Wilson) de Louis Malle
- 1968 : Shalako de Edward Dmytryk
- 1969 : Les Femmes de Jean Aurel
- 1970 : L’Ours et la Poupée de Michel Deville
- 1970 : Les Novices de Guy Casaril
- 1971 : Boulevard du rhum de Robert Enrico
- 1971 : Les Pétroleuses de Christian-Jaque
- 1973 : Don Juan 73 ou Si Don Juan était une femme de Roger Vadim
- 1973 : L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise de Nina Companeez
- 2025 : Bardot de Alain Berliner et Elora Thévenet

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