Evita : la critique du film (1997)

Drame musical, Biopic | 2h15min
Note de la rédaction :
10/10
10
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  • Réalisateur : Alan Parker
  • Acteurs : Madonna, Antonio Banderas, Jonathan Pryce
  • Date de sortie: 23 Juil 2020
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : Evita
  • Scénariste(s) : Alan Parker, Oliver Stone, Tim Rice (Texte)
  • Compositeur : Andrew Lloyd Webber, sur des textes de Tim Rice
  • Directeur de la photo : Darius Khondji
  • Société de production : Cinergi Pictures, Dirty Hands, Hollywood Pictures
  • Distributeur : UFD (UGC Fox Distribution)
  • Editeur vidéo : Film Office (VHS, DVD, Laserdisc), M6 Vidéo (DVD)
  • Date de sortie vidéo : 26 août 1997 (Location, VHS), 21 octobre 1997 (VHS, Laserdisc), 2 décembre 1997 (Coffret VHS collector Edition limitée), 31 Juillet 2000 (DVD), 6 juin 2002 (Edition DVD collector limitée), ) / 17 août 2010 (édition collector, M6 Vidéo)
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 277 393 entrées / 96 028 entrées (37 semaines d'exploitation
  • Box-office USA : 50 047 179 $ (39e annuel)
  • Budget : 55 000 000 $
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 2.35 : 1 /
  • Crédits : © 1996 Cinergi Pictures - Photo & affiche : David Appleby
Note des spectateurs :
[Total : 1   Moyenne : 5/5]

Evita est le dernier monument musical d’Alan Parker ; c’est aussi le meilleur rôle de Madonna sur le grand écran. Sans image de synthèse, avec des plans colossaux d’où ressortent des milliers de figurants, le musical entièrement chanté époustoufle et sensibilise en transcendant le pathos de sa morbidité certaine.

Synopsis : 1952. Eva Perón meurt prématurément d’un cancer alors qu’elle allait accéder à la vice-présidence de son pays. L’Argentine pleure cette paysanne dont l’ascension fulgurante et le combat pour la défense des pauvres ont modifié le cours de son histoire. Ce film opéra évoque la vie de cette femme qui connut selon Alan Parker « une destinée personnelle incroyablement originale et une histoire politique extraordinairement forte ».

Un drame musical lyrique ovniesque dans le contexte des années 90

Critique : Si dans les années 2010 Hollywood sert régulièrement un musical qui vient faire du pied à l’Académie des Oscars (Chicago, Les Misérables, Promenons-nous dans les bois, Mamma Mia!, Hairspray, Cats, le remake de West Side Story par Steven Spielberg…), la sortie d’Evita, projet pharaonique adapté du musical d’Andrew Lloyd Weber (pour la musique) et Tim Rice (pour les paroles), faisait figure d’OVNI au cœur d’une décennie totalement allergique au genre. Il y a bien eu l’échec de Blues Brothers 2000, le Woody Allen Tout le monde dit I love You, mais quoi d’autre en dix ans ? L’abandon des séquences musicales dans les Disney animés ?

Il fallait donc de l’audace pour monter à l’écran un projet monstre, tiré d’un succès des années 70 qui commençait à dater, voué à être entièrement chanté au risque de passer aux yeux et aux oreilles du public et des critiques de l’époque comme un interminable vidéo-clip, ce qu’on reprocha effectivement à l’arrivée au long métrage qui ne collait pas aux canons cinématographiques de son temps. Oui, on se situait bien avant l’obsession vocale des télé-crochets, des programmes pour adolescents Disney qui ont imposé le musical sur le petit écran pour tous les âges (High School Musical) et surtout de la Glee génération qui déringardisera une bonne fois pour toute le genre considéré comme moribond à la décennie précédente.

Madonna succède à Meryl Streep

Porté avec ferveur par Alan Parker, qui succéda à d’autres grands noms de cinéaste pour retranscrire la vie d’Eva Perón, femme du peuple devenue l’épouse du leader d’Argentine dans les années 40, le projet avait surtout été attaché au nom de Meryl Streep comme tête d’affiche, dès la fin des années 80. Les complications aidant, l’ascension foudroyante de la chanteuse comédienne Madonna s’interposant, elle dût renoncer au film qui lui tenait à cœur, quand la madone, sortie de la période la plus trash de sa sulfureuse carrière (le documentaire gay friendly In bed with Madonna, le livre porno chic Sex, le nanar érotique Body of evidence, et l’album sexy Erotica), obtient non sans mal le rôle-titre, à l’agacement des Argentins qui manifestent contre l’idée d’avoir une « femme-putain » dans le rôle de l’icône nationale associée aux classes populaires et aux programmes sociaux en faveur du peuple, fauchée par la maladie prématurément à l’âge de 33 ans.

Après Sex, Madonna s’assagit et trouve la lumière

La star des hits-parades, abonnée aux gros titres à scandales, voyait dans Evita le reflet de sa mère, elle-même décédée d’un cancer à 30 ans, et surtout une personnalité féminine forte, à son image, qui a dû se battre pour s’imposer, notamment au cœur de l’élite dirigeante, peu encline à ouvrir ses portes à une femme du peuple, voire à une femme tout court. Aux enjeux personnels de la chanteuse s’ajoutent également des enjeux artistiques patents. Après la traversée du désert relative qu’elle connaît dans les années 90 pour avoir exhibé ses fantasmes sexuels à une époque où aucune star n’avait jamais commis pareils péchés sur scène, elle doit émousser son image, alors qu’elle approche de la quarantaine ; elle tombera d’ailleurs enceinte durant le tournage du film et trouvera la lumière.

Après les succès de Recherche Susan désespérémentDick Tracy, Une équipe hors du commun, et sa présence chez Spike Lee, Woody Allen et Abel Ferrara, l’idole des jeunes doit encore et toujours prouver qu’elle sait jouer un personnage autre que le sien. Les échecs de Shanghai surprise (horripilant naveton d’aventure, tourné avec son ex-mari, Sean Penn en 1986), Who’s that girl (une comédie loufoque injustement assassinée par la critique en 87) et surtout Body (un ersatz plat de Basic instinct qui fit un four en 1993), lui collent à la peau.

Les destinées tragiques d’une bâtarde de la campagne

La star, sur la voie de l’assagissement (elle sortira une collection de ballades et l’album Ray of Light, peu après) embrasse donc le rôle d’Eva Perón avec conviction. Le résultat est à l’écran criant. Malgré les limites de sa voix, les enregistrements studio (comme pour tous les acteurs non chanteurs qui participent à ce type de film) magnifient ses envolées vocales et jamais sa voix ne parut aussi cristalline et puissante. La star de Vogue et Like a prayer passe donc le film à chanter ses ambitions de fille de la campagne qui utilise les hommes pour accéder au sommet de la hiérarchie, tout en chantant admirablement ses émotions qui la tirent inexorablement vers la mort. Moins un film politique qu’un drame personnel, la vision projetée de l’Argentine en crise de l’époque, est surtout celle du désenchantement d’une destinée grandiose qui ne cesse de se demander « But happens now, where am I going to ?« , sorte de leitmotiv plombant qui semble la précipiter vers son inéluctable trépas, qu’importe la réussite.

Moins gai que la plupart des musicals, Evita se veut effectivement être la tragédie d’une existence vouée à un déterminisme glaçant (la scène de la bâtarde au début du métrage est remuante) qui se fait plus ou moins l’écho d’une classe sociale qui a cru, elle-même, à la possibilité d’un mieux. Avec la présence d’un narrateur omniscient qui paraît tour à tour comme l’esprit de la nation, du peuple, le guide spirituel de l’héroïne, un ange gardien, notamment lors d’une séquence de tango sobre qui expose dangereusement le personnage d’Evita aux ténèbres, une morbidité certaine plane sur cette œuvre, qui ouvre sur l’annonce bouleversante de la mort de la femme du chef d’État et s’achève de façon cathartique sur un requiem déchirant.

 

L’ultime grand film du géant Alan Parker

Alan Parker, loin d’être un nouveau venu dans le genre du musical (The WallBugsy MaloneLes Commitments), associé aux talents du directeur de la photo Darius Khondji, sur un script coécrit par Oliver Stone, fait des miracles à la réalisation. Les idées fusent, le montage s’avère parmi les plus complexes de son œuvre, et les plans monumentaux, en hommage aux productions hollywoodiennes des années 50, avec un nombre époustouflant de figurants et de décors grandioses, se succèdent à une allure cadencée au risque de donner le vertige.

Œuvre de la démesure, Evita aligne des plans qui s’inspirent souvent de toiles de maître, ce qui donne lieu à une beauté visuelle qui n’est pas sans sens, dans un contexte philosophique, social, politique et humain, que la narration chantée ne vient jamais diminuer. La réalisation retranscrit avec fulgurance et dynamisme l’ascension inexorable avec une obsession maline pour la décrépitude qui demeure, tant l’on sent l’ombre de la mort planer, notamment via les interventions du narrateur joué par Antonio Banderas, le regard noir et la présence vocale puissante. Banderas, acteur souvent fade, a rarement été aussi habité par un rôle.

Dans cet accomplissement hors norme du musical intransigeant qui se veut l’écrin luxueux d’un musical du West End, ensuite exporté à Broadway, il faut évidemment adhérer au parti pris du tout-chanté, qui s’offre comme une belle alternative au cinéma traditionnel, et surtout savoir s’ouvrir au style pompeux, et pourtant très élaboré d’Andrew Lloyd Weber, qui multiplie les ponts musicaux, les thèmes, et offre même au film un titre supplémentaire par rapport à l’œuvre originale, You must love me, premier single de la bande originale du film, qui remportera l’Oscar de la Meilleure Chanson originale.

Le triomphe de la bande originale numéro 1 du top 50

 

Evita, film envoûtant qui opère un travail de catharsis en profondeur, est sûrement l’un des plus beaux exemples de mélodrame, de ceux qui n’ont pas peur de mettre les mains dans le pathos, pour faire ressortir la beauté de la mort dans l’art. Le succès américain fut correct (50M$), et au Royaume-Uni ce fut un triomphe, de par les affinités du pays avec le genre. En France, pays alors allergique à ce type de film, l’expérience fut plus difficile. Le distributeur UFD (UGC et la Fox, donc) décida d’une exposition sur moins de dix villes, avec des places vendues à l’avance dans des points de vente différents (Fnac & co.), et une seule salle prestige sur Paris pour son ouverture, le défunt Kinopanorama sur la mauvaise rive. UFD espérait un bouche-à-oreille qui allait s’étendre peu à peu sur une tournée des villes. Oui, Evita, dans ce contexte, resta longtemps à l’affiche, mais sa carrière fut largement abîmée par l’étroitesse de la démarche qui ne lui permit pas de faire plus de 277.000 entrées en France (dont 96.000 sur Paris). Le film restera 37 semaines à l’affiche chez nous. Avec une sortie canonique, au vu du battage médiatique imposant, le film aurait pu réaliser en une seule semaine ce qu’il réalisa sur toute sa carrière. Dommage.
L’album de la bande originale, lui, se vendit comme des petits pains (6.5M dans le monde), aidé par le succès du deuxième single tiré de l’album, Don’t cry for me Argentina, qui permit à Madonna de retrouver la première place du top 50 français, dix ans après la Isla Bonita, avec 610.000 exemplaires vendus. Aucun autre marché de la planète n’en vendit autant.

Madonna remporta un Golden Globe comme actrice dans une comédie ou une comédie musicale, mais fut snobée par l’Académie des Oscars qui lui refusa toute nomination. Elle alignera encore quelques flops mérités (Un couple presque parfaitA la dérive), avant d’abandonner le métier d’actrice pour devenir accessoirement réalisatrice plus virtuose (Obscénité et vertuW.E.). Quant à Alan Parker, il poursuivit avec moins de talent son exploration du genre mélodramatique avec les ratés Les cendres d’Angela (1999) et La vie de David Gale (2003), deux drames, deux échecs, avant d’arrêter définitivement le cinéma. Testamentaire, avec du recul, Evita l’était bel et bien.

Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 8 janvier 1997

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© 1996 Cinergi Pictures – Photo & affiche : David Appleby

Box-office de Evita, avec Madonna

© 1996 Cinergi Pictures – Photo & affiche : David Appleby

Box-office :

Madonna dans Evita, promotion pantalon Pariscope

© 1996 Cinergi Pictures – Photo & affiche : David Appleby

Face au défi de vendre un film musical entièrement chanté, bien avant l’avènement de Notre-Dame de Paris et autre musicals made in France, l’équipe d’UGC et de la Fox regroupée sous l’acronyme UFD, tente un pari fou. A savoir de faire d’Evita une œuvre premium, à diffuser dans une poignée de salles sélectionnées à travers le pays, avec réservation des places sur Internet, par téléphone ou dans les billetteries pour grands spectacles.

Une sortie premium exceptionnelle

Le résultat ne fut pas tout à fait à la hauteur. Autant de chichis pour un film, cela pouvait constituer un événement tout comme irriter une partie du public face à une sortie élitiste en contradiction avec le public populaire de la madone omniprésente dans les médias, comme toujours. On s’éloignait finalement de la spontanéité de la sortie cinéma. Sur Paris, voir Evita nécessitait une traversée de la ville longue, puisque le cinéma choisi était excentré du cœur des activités cinématographiques traditionnelles. Beaucoup choisirent de ne pas faire le déplacement. Par ailleurs, le film serait exclusivement proposé en version originale, de par sa bande-originale qui rythme le film. Invendable pour les spectateurs habitués à la VF et à la prose.

Evita fut donc diffusé en exclusivité au Gaumont Kinopanorama, et, en province, à Lyon, à Bordeaux, à Toulouse, Lille, Aix-en-Provence et Montpellier (voir flyer plus bas). Au total, 7 cinémas triés sur le volet. On notera que la date choisie, le 10 janvier, correspondait à un vendredi et non à un mercredi, pour se détacher comme il se devait du format traditionnel de la salle de cinéma. UFD optait pour l’expérience d’un spectacle unique et a misé sa communication sur cet aspect, élargissant le champ à une clientèle plus âgée, plus aisée, celle de la rive gauche de Paris…

Quid des résultats en première semaine ?

Avec 8 064 entrées à Paris sur 5 jours et un taux de remplissage de 60%, le film réalise un score très honorable en première semaine. A Aix en Provence, au Cézanne, Madonna s’empare de la première place. A Bordeaux, c’est plus difficile, le film entre 12e. Les Lillois en font un événement en 3e place hebdomadaire. A Lyon, le film est 17e quand Montpellier lui accorde une solide 5e place face à des films présents sur plusieurs sites et pendant 7 jours. Il en sera de même à Toulouse, avec une très belle 4e place. Toulouse sera d’ailleurs la ville de province où le film vendu comme du hors-cinéma allait réaliser ses meilleures entrées. Fallait-il pour autant réserver, comme conseiller un peu par tout, pour voir le film ? La négative s’impose. Le processus poussif a desservi le film. Les séances étaient rarement complètes.

Evita d'Alan Parker, Flyer promotionnel

© 1996 Cinergi Pictures – Photo & affiche : David Appleby

En deuxième semaine, désormais sur 7 jours, Evita voit sa fréquentation grimper à Paris. Le Gaumont Kinopanorama occupe le meilleur taux de remplissage et désormais 9 717 spectateurs. En Province, le musical progresse bien, avec une belle première place à Aix-en-Provence, une ascension à Toulouse qui le classe en 2e place, tout comme à Lille. Nancy ou Marseille le proposent désormais dans une salle supplémentaire, tout comme Nice… Le film part donc en tournée, avec un score honorable à chaque fois.

En tournée dans toute la France

Les Parisiens acclament toujours le musical politique en 3e semaine, avec 8 751 spectateurs, lors d’une semaine chargée, au seul Kino. La province poursuit une mise en place progressive du film (Clermont Ferrand…) et le succès varie vraiment en fonction de la physionomie des régions, avec de vraies faiblesses dans des villes populaires peu ouvertes à la version originale.

En 4e semaine, sur Paris, le Kinopanorama attire encore 7971 spectateurs, en 5e 8 084 spectateurs, mais il faut ajouter désormais 1 521 entrées de banlieue (9 605 entrées au total en 5e semaine. Les entrées se tassent au Kino peu à peu : 6 749, 6 213, 3 892, 3 075, 2 694, 2 518, 1 836 entrées, 1 721, 2 053. Le distributeur oublie la banlieue parisienne. Le film n’est pas adapté à la clientèle des franciliens.

Les entrées deviennent insuffisantes pour le Gaumont Kinopanorama, salle colossale, à l’écran magnifique, dont l’unique écran a besoin d’un film porteur pour remplir ses rangs. La salle qui souffre d’être sur la rive gauche, loin du centre ville parisien et des Halles, dont il subit la concurrence frontale, cède le film en 13e semaine. Evita est en mode itinérance sur Paname et finit logiquement sur les Champs Elysées, toujours sur la politique de la salle unique. Le Publicis Elysées en hérite et en gagne 1 845 tickets vendus, en 14e semaine, il en obtient 1 708 clients, 1 424 entrées en 15e, 1 691 en 16e sur le seul bouche-à-oreille, puisqu’il n’y a plus de promo autour de cette sortie. Au Top 50, après le de triomphe de Don’t Cry for Me Argentina, Warner a d’ailleurs décidé de ne pas sortir de nouveau single, quand le Royaume Uni qui a fait d’Evita un succès colossal, lui a accordé un troisième single avec Another Suitcase In Another Hall. Warner envisage même de sortir Buenos Aires comme 4e titre chez les Britanniques et a commandé les remixes, mais à la dernière minute, la décision est annulé.

L’inévitable déclin

En 17e semaine, c’est le Gaumont Marignan qui récupère la production chantée pour 1 366 spectateurs. En 18e semaine, UFD décide enfin de pousser le biopic dans deux cinémas parisiens, mais il est trop tard, le Gaumont Marignan en tire 911 curieux et le Gaumont Parnasse 556 retardataires. La semaine suivante, le film à Oscars qui a été boudé par l’Académie (Madonna n’a pas été nommée comme Meilleure actrice, quand elle obtint la statuette de la Meilleure actrice aux Golden Globes, fait rare) déçoit au Marignan (687) et son deuxième écran parisien est désormais l’Escurial Panorama, une salle de quartier pour les fins de carrière (192). Evita, pour la première fois ne dépasse pas les 1 000 entrées sur la capitale. Il est intéressant de noter qu’il lui faudra sur une combinaison unique 21 semaines pour atteindre les 90 000 fans de Madonna. Un score en-deçà des attentes d’UFD, mais plus que rentable et toutefois impressionnante au vu de sa sortie sur un mono écran. Les frais de copie ont été limitées, permettant à UGC d’en faire une bonne affaire.

Une expérience premium qui restera unique en France, car frustrante

Le 4 juin, curieusement, le film repasse au seul Marignan et remonte à 1 457 retardataires, puis 780. Le Gaumont Opéra Français récupère la réalisation d’Alan Parker en fin de vie (557). Changement de quartier en 25e semaine, avec la clientèle cultivée du centre culturel du Lucernaire dans le VIe arrondissement (825). Le film y passe tout l’été sur quelques séances uniques par semaine, avant d’y rendre l’âme, en 37e semaine, avec 32 spectateurs et un total de 96 028. Curieusement, UFD ne poussera jamais pour atteindre les 100 000 tickets vendus, satisfait de son opération que l’on peut qualifier de frustrante au vu de l’entêtement autour de ce statut premium qui a limité son exposition quand la promotion en janvier et le nombre de couvertures laissaient entendre un solide démarrage France…

Frédéric Mignard

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© 1996 Cinergi Pictures – Photo & affiche : David Appleby

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