Acteur, producteur, scénariste et réalisateur américain, Jon Voight est né en 1938 à Yonkers dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis. Issu d’une famille tchécoslovaque, Jon Voight est le fils d’un golfeur professionnel. Pourtant, le gamin préfère s’épanouir sur scène dans des pièces scolaires, avant de suivre une formation de décorateur de théâtre. Finalement, il débarque au milieu des années 60 à Broadway et joue par exemple dans La mélodie du bonheur, sur les planches.
Le succès des années 70

© 1969 Jerome Hellman Productions / Affiche : Jouineau – Bourduge. Tous droits réservés.
Durant cette même période, il joue dans de nombreuses séries télé, même si c’est la pièce Vu du pont qui le révèle aux yeux de la critique. Au grand écran, on le voit dans le western 7 secondes en enfer (John Sturges, 1967), mais la révélation intervient de manière éclatante avec Macadam Cow-boy (John Schlesinger, 1969) où il donne la réplique à Dustin Hoffman. Il y joue un gigolo très convaincant. Pour cela, il obtient une nomination à l’Oscar et sa carrière est lancée. Ses choix s’avèrent pertinents puisqu’il enchaîne avec Catch-22 (Mike Nichols, 1970) et surtout l’excellent Délivrance (John Boorman, 1972). On remarque au passage qu’il joue essentiellement dans des films plutôt engagés à gauche.

©1972 Warner Bros. Tous droits réservés.
Par la suite, il est remarquable dans Conrack (Martin Ritt, 1974), Le dossier Odessa (Ronald Neame, 1974) et entend sélectionner ses rôles avec minutie et exigence. Ainsi, il peut rester loin des plateaux pendant quelques années. Il fait un comeback éclatant avec Retour (Hal Ashby, 1978) où il incarne un ancien combattant du Vietnam. Il y gagne l’Oscar du meilleur acteur. Ensuite, il connaît un beau succès personnel dans Le champion (Franco Zeffirelli, 1979) qui bouleverse l’Amérique.
Une carrière en pointillés
Pourtant, le comédien ne profite pas de ce beau succès et reste éloigné des écrans pendant plusieurs années. Son véritable retour intervient avec l’excellent Runaway Train (Andrei Konchalovsky, 1985) où il apparaît avec des traits plus marqués. Il est ainsi redécouvert par une génération de cinéphiles qui n’ont pas connu la sortie de ses grands films des années 70.

© 1985 Golan-Globus Productions – Northbrook Films / Affiche : Michel Landi. Tous droits réservés.
Toutefois, ses choix postérieurs ne capitalisent pas sur ce revival et le voilà contraint de cachetonner dans de nombreux téléfilms durant la première moitié des années 90.
Jon Voight, second rôle prestigieux dans les blockbusters
Jon Voight est redécouvert en second rôle dans Heat (Michael Mann, 1995) et également en Jim Phelps dans Mission : impossible (Brian De Palma, 1996), deux beaux succès qui le remettent en selle aux yeux d’Hollywood. Dès lors, il obtient le rôle principal du film d’horreur animalier Anaconda, le prédateur (Luis Llosa, 1997) qui connaît un joli succès en salles malgré sa médiocre qualité. Essentiellement cantonné aux seconds rôles prestigieux, Jon Voight joue dans L’idéaliste (Francis Ford Coppola, 1997), Le général (John Boorman, 1998), Ennemi d’Etat (Tony Scott, 1998). Ensuite, il incarne le président Roosevelt dans Pearl Harbor (Michael Bay, 2001) et joue le père de Lara Croft dans Lara Croft : Tomb Raider (Simon West, 2001) face à sa propre fille, l’actrice Angelina Jolie.

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Bien plus présent qu’auparavant et moins exigeant, Jon Voight tourne encore dans Ali (Michael Mann, 2001), Benjamin Gates et le trésor des Templiers (Jon Turteltaub, 2004), Transformers (Michael Bay, 2007), Benjamin Gates et le Livre des secrets (Jon Turteltaub, 2007) et Le prix de la loyauté (Gavin O’Connor, 2008).
Les années 2010 et la télévision
Après cette période intense au service de blockbusters, il passe aussi à la télévision avec la série 24 heures chrono. Devenu un grand-père honorable, Jon Voight tourne surtout dans des films pour enfants durant la décennie 2010, sans doute pour ses petits-enfants. On le voit notamment dans Les animaux fantastiques (David Yates, 2017), tandis qu’il tourne 83 épisodes de la série Ray Donovan entre 2013 et 2020. Désormais très âgé et affaibli, Jon Voight reste très actif et joue un second rôle important dans le Megalopolis de Francis Ford Coppola. On notera qu’il a tâté de la réalisation avec un unique téléfilm monté en 1995.