37°2 le matin : la critique du film (1986)

Drame psychologique, Romance passionnelle | 2h01min, 3h08min (version longue)
Note de la rédaction :
8.5/10
8.5
Affiche de 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix

  • Réalisateur : Jean-Jacques Beineix
  • Acteurs : Jean-Pierre Bisson, Béatrice Dalle, Vincent Lindon, Jean-Hugues Anglade, Dominique Besnehard, Gérard Darmon, Claude Confortès, Simon de La Brosse, Dominique Pinon, Clémentine Célarié
  • Date de sortie: 09 Avr 1986
  • Nationalité : Français
  • Titre original : 37°2 le matin
  • Titres alternatifs : Betty Blue (Royaume Uni, USA, Canada, Finlande, Italie), Betty Blue - 37º,2 de Manhã (Portugal), Betty Blue - 37,2 om morgenen (Norvège), Betty Blue - 37,2 Grad am Morgen (Allemagne)
  • Année de production : 1986
  • Scénariste(s) : Jean-Jacques Beineix, d'après le roman de Philippe Djian
  • Directeur de la photographie : Jean-François Robin
  • Compositeur : Gabriel Yared
  • Société(s) de production : Gaumont, Cargo Films, Constellation Productions
  • Distributeur (1ère sortie) : Gaumont Distribution
  • Distributeur (reprise) :
  • Date de reprise : 26 juin 1991 en version longue
  • Éditeur(s) vidéo : CBS Fox Vidéo (VHS, rééditée à plusieurs reprises), Film Office (DVD), M6 Vidéo (Edition spéciale, DVD)
  • Date de sortie vidéo : 11 mai 2006 (M6 vidéo)
  • Box-office France / Paris-périphérie : 3 632 326 entrées / 881 314 entrées (sortie originale) - 63 522 / 42 977 entrées, version longue, reprise 1991
  • Box-office nord-américain 2 016 851$
  • Budget : 24 millions de francs (1986, non convertis)
  • Rentabilité : -
  • Classification : Interdit aux moins de 13 ans (à sa sortie)
  • Formats : 1.66 : 1 : 1 / Couleurs / Son : Mono
  • Festivals et récompenses : 8 nominations aux César, mais une seule récompense (Meilleure affiche), Nominé aux catégories du Meilleur film étranger aux Golden Globes (1987), aux Oscars (1987), aux BAFTA (1987)...
  • Illustrateur / Création graphique : Christian Blondel (affiche), d'après une photo de Rémi Loca
  • Crédits : Christian Blondel, avec un portrait de Béatrice Dalle, réalisé par le photographe Rémi Loca
Note des spectateurs :
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37°2 le matin, le choc passionnel de l’année 1986. Beineix adaptait Djian et offrait à toute une génération son film culte. Portée par la présence volcanique de Béatrice Dalle, cette histoire d’amour fébrile est un vrai choc charnel et passionnel à (re)découvrir dans sa version longue pour goûter à la mélancolie amère des années 80.

Synopsis : Zorg rencontre Betty et c’est l’amour fou, la passion comme elle n’existe que dans les livres. Justement, des livres Zorg en écrit, et Betty est persuadée qu’il mériterait d’être publié. Est-ce le refus des éditeurs qui la font sombrer dans la dépression ? Ou bien l’étroitesse d’esprit de ceux qui ne supportent pas leur amour dévorant ? Betty devient de plus en plus incontrôlable…

Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle dans 37°2 le matin

Copyrights Photo : Marianne Rosenstiehl – Cargo Films

Génération Betty Blue

Critique : Véritable phénomène à sa sortie en 198637°2 le matin a été vite estampillé le film de toute une génération. Les crises d’hystérie et de folie de la jeune Béatrice Dalle, qui campait avec Betty son premier personnage au cinéma, son amour fusionnel pour Zorg, interprété par un Jean-Hugues Anglade investi d’une mission dramatique, l’issue tragique de leur romance, les mythiques plages de Gruissan, la complicité festive entre les acteurs, tout cela nourrissait les fantasmes et les passions d’une jeunesse avide de rébellion et d’émotion. Sur la douce musique de Gabriel Yared, qui signa là l’un des plus beaux thèmes des années 80, le charme opéra à fond. Et opère toujours vingt ans après.

L’histoire, intemporelle, n’a pas pris une ride. Un récit de jeunesse qui pourrait être encore d’actualité. L’amour de nos deux tourtereaux, seuls au monde, prêts à s’aimer jusqu’à la mort aussi tragique soit-elle, peut être perçu comme naïf, mais révèle la pleine conscience des insuffisances de leur monde. Simplement, mais avec toute la fougue des récits charnels et incarnés, Beineix résumait les paradoxes d’une jeunesse abîmée par le système. Universalité, quand tu parles aux jeunes, le succès est éclatant…

Béatrice Dalle dans 37°2 le matin

Copyrights Cargo Films 6 Criterion

37°2 le matin, le cinéma d’un homme libre

Avec 37°2 le matin, le jeune prodige de Diva, œuvre phénomène qui s’était bâti une carrière sur la durée et avait été un succès international, en particulier américain, revenait en France, après deux ans à essayer de monter l’adaptation de Demain est une autre nuit, aux USA. De la polémique cannoise autour de La lune dans le caniveau (avec Nastassja Kinski et Depardieu) qui avait été hué en 1983, Beineix en a gardé une amertume et une méfiance à l’égard du système français. Il monte d’ailleurs sa propre société de production, Cargo Films, refusant qu’on lui dicte ses choix si singuliers et jusqu’au-boutistes. De sa renommée internationale, l’auteur à juste titre intransigeant gagne l’assurance de ne pas perdre d’argent sur 37°2 le matin. La Fox, chargée des préventes à l’international, fait un excellent boulot, le distributeur Gaumont avance de l’argent, il bénéficie de l’avance sur recettes, en plus de ses apports personnels et ceux de la productrice Claudie Ossard, issue de la publicité.

Jean-Hugues Anglade dans 37°2 le matin

Copyrights Photo : Marianne Rosenstiehl – Cargo Films / Criterion

37°2 le matin, œuvre passionnée et passionnelle, lui offre la liberté totale et deviendra son plus grand succès, le remettant sur les rails après le cuisant flop du flamboyant La lune dans le caniveau. L’auteur aborde le roman de Djian en faisant des coupes autour des personnages périphériques. Le roman est trop dense. Il aborde la narration différemment qu’avec ses précédents films, demeurant dans cette esthétique propre au trio eighties qu’il formait avec Besson et Carax ; il assagit sa mise en scène, sans pour autant l’affadir. L’éclairage de 37°2 n’est plus criard et esthétisant, mais d’une douceur exigeante. Les décors y sont plus sobres et réalistes, tout en se nourrissant de la lumière propre à la région d’Occitanie qu’il sublime. Le talent visuel du réalisateur est toujours éloquent, notamment quand il s’agit de retranscrire la douce chaleur estivale de Gruissan ou les couleurs en mi-teintes d’un crépuscule (cf. l’affiche césarisée). Le génie m’as-tu-vu que certains dénigraient, les effets visuels brillants que d’aucuns qualifieraient de clinquants et creux, s’exprime désormais à travers une réalisation sans excès, se faisant le miroir d’émotions exacerbées et signifiantes. Exit la froideur ou l’austérité de La lune, Beineix filme la rage de la passion, la fébrilité des corps, la sensualité nue, frontale et naturelle, et donne tout son sens au titre emblématique que Djian avait initialement choisi pour son ouvrage.

Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle dans 37°2 le matin

Copyrights Photo : Marianne Rosenstiehl – Cargo Films / Criterion

37°2 le matin à découvrir absolument en version longue

Des deux versions du film, la version intégrale, dit longue par rapport au montage cinéma et proposée aux spectateurs en salle en 1991, a un montage à découvrir absolument. Le long métrage gagne une heure, au sens propre et figuré, car il profite de chaque rallonge et de rajout de scènes. On y retrouve des personnalités attachantes des années 80, comme Jessica Forde ou Simon de La Brosse, coupés du montage cinéma original. Tout vient ici attiser la flamme destructrice qui consume les deux protagonistes. Leur histoire, sublimée, gagne en intensité. 37°2 le matin, version longue, c’est plus d’orgasme, de félicité, de peurs, de désespoir et de douleurs. Mais Beineix, poète plaisantin, y ajoute de l’humour (la scène du braquage) sans que cela n’alourdisse le propos. La scène amuse dans un contexte dramatique lourd.

Paradoxalement, la version longue paraît plus limpide que la courte, qui souffre d’un déséquilibre flagrant entre les trois parties bien distinctes qui composent sa progression. Les scènes parisiennes qui interviennent dans la partie centrale sont dans la version salle beaucoup moins charismatiques car vidées des éléments décalés (la scène du commissariat par exemple où Zorg essaie de convaincre le commissaire de relâcher Betty). Dans le montage alternatif de trois heures, les scènes parisiennes sont plus acceptables, car réellement drôles et furieuses. Elles sont même indispensables quand il s’agit de distancier Zorg et Betty du reste de la société et de leur imposer la grisaille d’un monde qu’ils rejettent alors qu’ils aspirent à l’évasion (comme le souligne la littérature de Zorg, écrivain amateur en quête d’un éditeur).

Artwork criterion de 37°2 le matin

Copyrights Photo : Marianne Rosenstiehl – Cargo Films / Criterion – Design cover Century.Studio

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Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade passionnément

L’autre grande force de 37°2 le matin réside dans les seconds rôles, tous plus pittoresques et décalés les uns que les autres. Les errances de Zorg et Betty les amènent à croiser des personnages pas piqués des vers : Clémentine Célarié, à la fois bouleversante et hilarante en épouse frustrée à la limite de la nymphomanie, Vincent Lindon en flic poète, Dominique Pinon en surfeur dealer, Gérard Darmon en amoureux au cœur d’or… Ces figures enrichissent un récit déjà gros du charisme dévorant de Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade, qui ne pouvaient qu’éclater en tant qu’acteurs après de telles compositions. Béatrice Dalle, découverte, comme Sandrine Bonnaire pour A nos amours de Pialat, par Dominique Besnehard, dévore l’écran. Sa fougue n’est pas seulement exaltée par sa jeunesse, mais par la personnalité déjà indomptable de cette femme enfant qui cannibalisera tous ses rôles. Elle y est magnifique. A l’étranger d’ailleurs, le film portera le doux nom de son personnage, Betty Blue.

La fusion et entre les personnages s’accorde à l’exaltation des spectateurs qui partagent l’amour, l’euphorie, l’ivresse et la souffrance des protagonistes. L’alchimie était là pour un énorme succès, non pas populaire, mais véritablement générationnel, puis que 37°2 le matin possède l’ADN du cinéma culte.

Beineix réalisait en 1986 son film le plus accessible, et probablement son œuvre la plus recommandable pour les spectateurs désireux de découvrir ce géant du cinéma français. Le triomphe fut total (3 632 326 spectateurs), mais malheureusement, les César, malgré une dizaine de citations, lui préféreront Thérèse d’Alain Cavalier. Cette année, en compétition, l’énorme Jean de Florette de Claude Berri, Mélo de Resnais et Tenue de soirée de Blier, avaient tous leur chance. On notera une ressortie estivale à succès, en 1991, du film en version longue sur des écrans provinciaux et parisiens bien sélectionnés.

Critique de Frédéric Mignard

Les sorties de la semaine du 9 avril 1986

Entretien carrière avec Jean-Jacques Beineix

Affiche de 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix

Copyright Gaumont – Affiche de Christian Blondel, d’après une photo de Rémi Loca

Découvrez le site de la photographe de plateau Marianne Rosenstiehl

Box-office :

(sortie originelle, en 1986)

Dès ses avant-premières en province, 37°2 le matin a enflammé le jeune public qui lui a répondu avec ferveur. Sorti le 9 avril 1986, face au thriller sanitaire Zone rouge, de Robert Enrico, avec Anconina et Azéma, le classique de Jean-Jacques Beineix ne pâtit d’aucune concurrence. A peine 6 nouveautés dans les salles, 37°2 le matin peut triompher dès le premier jour (17 926 spectateurs sur 35 salles, contre 8 241 pour Zone rouge, dans 33 cinémas). On pourrait s’étonner de ne pas voir le duo Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade s’emparer de la première place, avec 148 416 spectateurs, mais c’était sans compter l’endurance de Meryl Streep et Robert Redford dans le somptueux Out of Africa qui finirait 5e annuel, contre une 8e place magistrale pour le film interdit aux moins de 12 ans de Beineix, sans l’académisme et les Oscars. Pis, en province, le film n’entre qu’en 3e position en raison de la résistance de Highlander, à 2 000 entrées près. Toutefois les villes de Caen, Lille, Nancy, Metz et Montpellier plébisciteront le drame psychologique au sommet de leur classement local.

Où voir 37°2 le matin sur Paris en première semaine ?

Gaumont offre à sa production ses plus belles salles, au Colisée, Parnasse, Halles, Convention, Richelieu, Opéra, et peut compter sur le Ct Champs-Elysées, le Publicis Elysées, le Bretagne, le Saint-Michel, le Miramar, Mistral, la Pagode, le Paramount Opéra, le 14 Juillet Odéon et le 14 Juillet Bastille, le PLM St Jacques, le Maillot, le Saint-Lazare Pasquier, le Fauvette pour le programmer en intra-muros. On voit que le Quartier latin, la zone de l’Opéra, celle de Montparnasse et des Champs accueillent plusieurs copies, signe d’une grande confiance du distributeur qui obtiendra des scores flamboyants à plus de 10 000 spectateurs sur certains sites.

  • Semaine 1 : 148 416 (35 écrans)
  • Semaine 2 : 122 332 (39 écrans), toujours 2e
  • Semaine 3 : 73 108 (40 écrans)
  • Semaine 4 : 54 087 (34 salles)
  • Semaine 5 : 50 408 (36)

37°2 le matin appelé à représenter la France aux Oscars

A la fin de l’été, en 20e semaine, l’équipe du film peut s’enorgueillir d’accueillir encore pas moins de 8 368 spectateurs sur ses 5 écrans parisiens.

En 30e semaine, Betty Blue séduisait encore 4 042 amants passionnés dans 3 cinémas (l’éternel George V, le Montparnos et le Saint-Michel). C’est d’ailleurs cette semaine-là que le film est sélectionné pour représenter la France aux Oscars. Il sortait en novembre outre-Atlantique. Un beau cadeau pour les 90 ans de Gaumont, fêtés en fanfare, et une belle revanche pour Beineix dont la La lune s’était arrêté à un peu plus de 650 000 entrées sur l’ensemble du territoire.

Au final, 37°2  n’obtiendra aucun César majeur, aucun Golden Globe, Oscar ou BAFTA, mais restera 2 ans à l’affiche sur Paris où il finira sa carrière en 98e semaine au Lucernaire, avec 305 entrées, pour un total de 881 314 spectateurs.

Frédéric Mignard

37°2 le matin aux Oscars, les archives CinéDweller

Les archives de CinéDweller

Box-office de la version longue :

(1991)

37°2 le matin ressort en version longue le suivant le modèle du Grand Bleu, dont la version intégrale, proposée en salle par le même distributeur, Gaumont, avait relancé le phénomène.

37°2 le matin version longue réalisera 42 977 entrées sur Paris-périphérie lors de cette reprise, avec pas moins de 12 semaines à l’affiche dans le circuit Gaumont. Le Gaumont Parnasse sera l’ultime salle à le programmer à ce moment-là. Le film générationnel avait été repris tout d’abord en exclusivité sur le défunt Gaumont Champs Elysées, où il démarrait à 6 317 amoureux du couple Dalle Anglade. En 2e semaine, Beineix jouissait d’une vraie régularité grâce à l’ouverture sur deux autres écrans (la Pagode et le fameux Gaumont Parnasse).

En province, le film reviendra à l’affiche sur 6 villes en première semaine et se positionne en 15e place du classement, comptabilisant la fréquentation des 15 villes clés, avec 11 672 entrées. Bordeaux, Grenoble, Lille, Montpellier, Nice et Toulouse le diffusent alors. Sa seconde semaine provinciale sera aussi belle (10 213), avec 11 cinémas, dont enfin un écran à Lyon. Au vu d’une programmation estivale pauvre, la Gaumont élargit le circuit des grandes villes à 14. Betty Blue irradie alors en 8e place, avec 9 662 romantiques. In fine, ce director’s cut restera 10 semaines à briller en province et achèvera son tour des 15 grandes cités françaises à 63 522 poètes tourmentés.

Frédéric Mignard

Les sorties vidéo du film :

Injustement boudé par les éditeurs français en HD, 37°2 le matin a connu plusieurs éditions VHS, notamment chez CBS-FOX, avant de paraître assez tôt sur le nouveau support qu’est le DVD, chez Film Office, puis, à l’occasion des 20 ans du film, chez M6 Vidéo, qui s’associe à Cargo Films, la boîte de Beineix, pour redorer le blason, en plus, de deux autres de ses œuvres qui commençaient déjà à se faire oublier, Diva et La lune dans le caniveau. Depuis le double disque de 37°2 le matin et un masterclass au Grand Rex, plus rien n’est paru dans l’Hexagone. Il faut donc aller chercher du côté des Américains, avec le magnifique blu-ray Criterion proposant la version longue, mais aussi le documentaire sur le film, produit par Severin Films, Blue Notes and Bungalows (2013), d’une durée de 62 minutes, pour se retrouver ce chef d’oeuvre du drame romantique dans des conditions acceptables pour notre époque.

Archives : le test DVD de 2006 !

Avec nostalgie, on revient sur notre ancien test DVD de 2006 quand on espérait alors que Beineix puisse revenir au cinéma et que son cinéma puisse être découvert par une nouvelle génération de spectateurs. On ne fera pas l’affront de le renoter les rubriques avec les critères de notre époque habituée à la haute définition. Le blu-ray n’existait pas encore…

Suppléments : Sur le deuxième disque (de l’édition M6 Vidéo, ndlr), on trouvera la version courte du film en guise d’alternative à la version dite intégrale. Réduite d’une heure, moins forte sur un plan dramatique, mais tout à fait fréquentable. Une bonne idée que de l’avoir proposée pour les fans et autres curieux. Les deux versions disposent de sous-titres facultatifs pour les malentendants.

Un documentaire commémoratif (1h03) revient sur le tournage festif d’un film où visiblement tout le monde a connu l’une de ses plus belles expériences artistique et humaine. Beineix, Dalle, Anglade ou Vincent Lindon se penchent sur cette pierre angulaire du cinéma français des années 80 avec une nostalgie communicative. Un document par conséquent indispensable, plein d’amour et de bonne humeur, qui constitue le supplément essentiel de cette nouvelle édition.

Des commentaires audio instructifs accompagnent la version longue, ainsi que plusieurs bandes annonces d’époque de la version intégrale et un trailer de la version courte. Sans oublier la sempiternelle galerie de photos (2 minutes 30 de remplissage).

Image & son : Rien de tel que de revoir les classiques des années 80 dans de bonnes conditions. Le DVD de la version longue offre une copie fraîche et pimpante. Un festival de couleurs sans trop d’excès, qui rend un bel hommage à la photographie de Jean-François Robin, même si tous les plans, notamment certains extérieurs, ne profitent pas toujours du même soin. L’ensemble n’en demeure pas moins plus que satisfaisant.

Le son mono de l’époque a été conservé sans que cela soit un handicap au film, bien au contraire. Travaillé avec minutie, il n’a rien à envier au son stéréo de certaines galettes. Il est pur, fin et efficace. Un plaisir pour les oreilles amplifié par la musique somptueuse de Gabriel Yared qui est pour beaucoup dans le succès du long métrage

Entretien carrière avec Jean-Jacques Beineix

Un making-of d'époque

Beineix et Dalle au 20h

Trailers & Vidéos

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Affiche de 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix

Bande-annonce de

Drame psychologique, Romance passionnelle

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