Acteur, réalisateur et producteur américain, Pruitt Taylor Vince est né en 1960 à Baton Rouge, en Louisiane, aux Etats-Unis. Le jeune homme souffre précocement d’un nystagmus qui est un mouvement involontaire de l’œil. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de devenir comédien car cela lui donne une allure étrange qui a attiré les cinéastes.
Pruitt Taylor Vince est repéré par Jim Jarmusch qui l’embauche pour son film Down by Law (1986), mais le comédien voit toutes ses scènes coupées. Une sacrée déconvenue ! Toutefois, il se rattrape en tournant dans Angel Heart (Alan Parker, 1987). Dès lors, on ne cesse de le retrouver au casting de films importants comme Barfly (Barbet Schroeder, 1987), Double détente (Walter Hill, 1988), Mississippi Burning (Alan Parker, 1988), la Palme d’or Sailor et Lula (David Lynch, 1990) et le film culte L’Echelle de Jacob (Adrian Lyne, 1990). Un sacré palmarès, même s’il n’interprète que des seconds rôles.
Par la suite, il continue à trouver des emplois intéressants dans JFK (Oliver Stone, 1991), Tueurs nés (Oliver Stone, 1994) et The End of Violence (Wim Wenders, 1997). Pourtant, la décennie 90 est moins profuse et le comédien joue de plus en plus pour la télévision. Au grand écran, il est toujours choisi pour des films audacieux comme La Légende du pianiste sur l’océan (Giuseppe Tornatore, 1998), The Cell (Tarsem Singh, 2000), S1m0ne (Andrew Niccol, 2002), Identity (James Mangold, 2003) et Monster (Patty Jenkins, 2003).
Ensuite, on le voit aussi dans 10 épisodes de la série Deadwood (2005), avant de revenir au cinéma pour Dans la brume électrique (Bertrand Tavernier, 2009), Hell Driver 3D (Patrick Lussier, 2011), Homefront (Gary Fleder, 2013) et Bird Box (Susanne Bier, 2018). Plus récemment, il a incarné le père terrestre de Superman (James Gunn, 2025). Notons enfin qu’il a réalisé trois épisodes de la série télé Infamous (2010).