James Mangold

Réalisateur, Producteur, Scénariste
Twentieth Century Fox FORD v FERRARI premiere, Los Angeles, USA - 04 Nov 2019

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 16 décembre 1963, New York (Etats-Unis)

Biographie

Note des spectateurs :
Wolverine le combat de l'immortel affiche cinéma France

James Mangold est un réalisateur américain, né en 1953. Il est révélé à Sundance, avec le film indépendant à tout petit budget, Heavy, en 1995 qui sera même sélectionné à la Quinzaine. Il y mettait en scène la muse du cinéma indie de la décennie, Liv Tyler, l’icone Shelley Winters et la chanteuse Deborah Harry. Le film est à peine distribué en France (12 900 entrées), un an après le succès de son second film où il dirige une icone sur le déclin, Sylvester Stallone.

Copland. La bombe.

Son second long métrage met en scène Sylvester Stallone dans une production aux enjeux psychologiques inattendus. Copland est à l’échelle des deux hommes qui se retrouvent à mi-chemin dans leurs univers personnels et remportent ainsi un beau succès, notamment critique pour la star de Rocky et de Rambo, peu habituée aux éloges.

En 1999, Mangold signe un film indie qui sent bon le désir de statuettes. Le drame psychologique Une vie volée, avec Wynona Ryder, permet surtout de découvrir le talent d’Angelina Jolie, dans un rôle dépressif qui évoque ses troubles passés. Le film est un succès au box-office américain, mais ne fait pas sensation en France, de par son caractère un peu lisse.

James Mangold se disperse

Les années 2000 catapultent le cinéaste dans un cinéma dangereux, la comédie romantique avec Meg Ryan (le franchement mauvais Kate et Léopold, avec Hugh Jackman en début de carrière, et vrai bide, sous la barre des 100 000), le thriller tortueux (Identity, plutôt bien reçu) et le blockbuster détesté des Américains, Night and Day, avec Tom Cruise.

Ces détours par le cinéma plus grand public ne l’empêchent pas de poursuivre une carrière d’auteur : Walk the line, biopic sur Johnny Cash avec Joaquin Phoenix, est un succès américain qui parle peu aux Français (272 000). Reese Witherspoon reçoit l’Oscar de la Meilleure actrice pour son rôle.

La tentation du cinéma super-héroïque

On perd un peu le cinéaste dans les années 2010 avec seulement 3 films dans la décennie. Après un western ambitieux (3h10 pour Yuma, en 2007, que les Français ne vont tout simplement pas voir, 185 000 entrées) et le désaveu cinglant de son aventure avec Tom Cruise et Cameron Diaz sur Night and Day, il est engagé sur Wolverine : le combat de l’immortel, pour remplacer Darren Aronofsky qui avait décidé d’abandonner le projet pour se livrer à une adaptation biblique (Noé, avec Russell Crowe). Il y retrouve Hugh Jackman, qu’il avait dirigé dix ans auparavant. Le film rencontre un certain succès (2 millions d’entrées). De quoi lui permettre de signer le Wolverine violent et auteurisant que Jackman et lui-même souhaitaient mettre en place dès le début. Logan, film de super-héros adulte et mâture, précurseur de Joker,  lui vaut en 2017 ses meilleurs papiers et surtout son plus gros succès personnel (2 333 000).

En 2019, Mangold se distingue à nouveau, avec un énième film à Oscars, un biopic racé, avec l’une des vedettes de 3h10 (Christian Bale) et Matt Damon. Le Mans 66 fait sa première à Telluride et obtient des critiques favorables.

Frédéric Mignard

Le Mans 66 affiche

© Twentieth Century Fox

Filmographie :

Réalisateur (longs-métrages de cinéma uniquement) :

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