Acteur français, André Oumansky s’est partagé entre théâtre, cinéma et télévision. Sur les planches, il est dirigé notamment par Andréas Voutsinás et Robert Hossein, et assure lui-même des mises en scène. Il débute au cinéma en 1958, dans Le miroir à deux faces d’André Cayatte. Suivent de nombreux seconds rôles, notamment dans La vérité (1960) de Henri-Georges Clouzot, Les dimanches de Ville d’Avray (1962) de Serge Bourguignon, Les félins (1964) de René Clément et Raphaël ou Le débauché (1971) de Michel Deville.
Il tourne aussi des coproductions internationales telles que La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil (1970) d’Anatole Litvak, Marseille Contrat (1974) de Robert Parrish et, plus tard, Soleil trompeur (1994) de Nikita Mikhalkov, L’affaire (1994) et Rewind (1998) de Sergio Gobbi, Highlander III (1994) d’Andrew Morahan, Othello (1995) d’Oliver Parker, Babel (2006) d’Alejandro González Iñárritu.
On croise également André Oumansky dans Je hais les acteurs (1986) de Gérard Krawczyk ou Présumé dangereux (1990) de Georges Lautner. Il est cousin juif dans Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes (1993) de Jean-Jacques Zilbermann, parlementaire dans Beaumarchais, l’insolent (1996) d’Édouard Molinaro, cardinal dans Marie Antoinette (1996) de Sofia Coppola, président dans Lucky Luke (2009) de James Huth.
Au cours de sa carrière, il aura aussi été dirigé par Jean Dréville, Abel Gance, Roschdy Zem, Jérôme Salle… On le revoit une dernière fois, en père de Denis Podalydès, dans Tromperie (2021) d’Arnaud Desplechin. Le comédien a en outre prêté sa voix à Omar Sharif ou Gary Oldman dans des versions doublées. André Oumansky est décédé le 26 septembre 2025 à l’âge de 92 ans.