Note des spectateurs :

Box-office USA : Elio de Pixar piétiné par Dragons de Dreamworks bat un sinistre record. Et voilà Disney qui pleure encore.

L’offre cinématographique n’est pas des plus passionnantes pour les spectateurs américains. Avec trois films d’animation dans le top 5 du classement hebdomadaire, la redondance est de mise.

Dragons garde son envol, Elio se crashe au démarrage

En première position : une surprise, Dragons du studio DreamWorks continue de performer.
Le remake live vole au-dessus des attentes, avec 37 000 000 de dollars dans un circuit de 4 373 cinémas et un total de 160 000 000 de dollars en moins de 15 jours. C’est un gros score pour Universal, qui garde le leadership.

Deuxième film d’animation à apparaître dans le classement : le Pixar Elio est un flop.
Seulement 21 000 000 de dollars dans 3 750 cinémas, c’est tout simplement le pire démarrage pour une production Pixar contemporaine. C’est un score inférieur à celui d’Élémentaire, qui était tout de même parvenu à 29 000 000$ en 2023. Même Buzz l’Éclair et ses 50 000 000 avaient déçu en 2022. Ainsi, ce pauvre Elio, avec à peine 21 000 000 de dollars et une troisième position pour son démarrage, offre un résultat totalement insuffisant pour Walt Disney Studios Motion Pictures.

Walt Disney criblé de bides

La société Disney doit donc compter encore une fois sur Lilo & Stitch pour compenser les pertes. Le remake en live action poursuit une carrière tout à fait jouissive avec 9,7 millions de dollars pour son cinquième week-end et un total de 386 000 000.
Le problème pour Disney ? Ils doivent également compenser les pertes de Thunderbolts*, blockbuster qui aura à peine rapporté 189 000 000 de dollars sur le seul sol américain. Et surtout Blanche-Neige, dont on se souvient de l’accident industriel au printemps.

L’autre grande nouveauté de la semaine : 28 ans plus tard

C’est un joli succès pour Sony Pictures qui réalise 30 000 000 de dollars dans 3 444 cinémas. Un signe très encourageant, équivalent au total des recettes du deuxième film en 2007, alors mis en scène par Juan Carlos Fresnadillo. La nouvelle franchise est donc bien lancée. C’est un bon score pour Danny Boyle, dont le dernier long-métrage en 2019, le feel-good movie musical Yesterday, avait également été un succès puisqu’il avait réalisé 73 000 000 de dollars au box-office américain.
Aux États-Unis, le cinéaste britannique est capable de réaliser de bons scores : on se souvient des 141 000 000 de dollars de Slumdog Millionaire en 2008, tout comme d’aligner les échecs : 2 000 000 pour Trainspotting 2, 400 000 dollars pour Steve Jobs, à peine 2,3 millions pour Trance ou 3,6 millions pour Sunshine. En 2003, 28 jours plus tard, film originel, avait connu un joli succès au box-office avec pas moins de 45 000 000 de dollars, soit près de la moitié des recettes mondiales de cette production britannique ayant été réalisée aux États-Unis.

Box-office américain : l’horreur en contrepartie de l’animation

D’autres films d’horreur ou d’épouvante ont su réaliser régulièrement de bons scores au box-office américain.
Sinners, de Ryan Coogler avec Michael B. Jordan, a été un triomphe pour Warner Bros, qui ne s’attendait peut-être pas à des recettes supérieures à 270 000 000 de dollars. Destination finale : Bloodlines a battu tous les records de la franchise avec 134 000 000 de dollars. La production à petit budget Substitution, certes, n’a pas eu une longue carrière, mais aura au moins réalisé 19 000 000 de dollars en quatre week-ends, encourageant vu le caractère hardcore du film.

Le spectateur moins dans l’action (flick)

C’est comme si le cinéma américain se résumait à de l’animation ou à de l’horreur. Le reste des productions canoniques, comme le cinéma d’action avec Mission: Impossible – The Final Reckoning, reste relativement stable avec 6,5 millions de dollars dans 2 603 cinémas, pour un total de 170 000 000. Rien de remarquable, si ce n’est la longévité de la carrière de Tom Cruise. Beaucoup de jeunes acteurs contemporains aimeraient pouvoir atteindre un tel niveau : la carrière de Tom Cruise demeure unique dans l’histoire du cinéma américain. Il a littéralement surpassé tous les acteurs de sa décennie.

Les autres films d’action comme Ballerina, avec 51 000 000 de dollars en trois week-ends (l’équivalent d’Atomic Blonde sur toute son exploitation en 2017) ou le remake de Karate Kid: Legends, qui touche les 50 000 000 de dollars en quatre week-ends, sont également des déceptions. Ce dernier aurait mieux fait de rester restreint à la réalité d’une plateforme.

Affiche de Karate Kid Legends (2025)

© Sony Pictures. All Rights Reserved.

Du côté du cinéma d’auteur pour adultes, la triste vie de Chuck et le mauvais plan de Wes (Anderson)

The Life of Chuck, pourtant acclamé par la critique et estampillé Stephen King, n’a rapporté que 1 000 000 de dollars pour son troisième week-end, soit un total décevant de 4,6 millions de dollars.
Le dernier Wes Anderson, The Phoenician Scheme est également une déception, puisque Focus Features a peiné à obtenir 16 000 000 de recettes en quatre week-ends. La situation est baissière pour Anderson, puisqu’Asteroid City avait engrangé 28 000 000 de dollars en 2023, tandis que L’Île aux chiens en avait rapporté 32 000 000 en 2018. Enfin, en 2014, The Grand Budapest Hotel fut le plus grand succès de la carrière du cinéaste avec pas moins de 59 000 000 de dollars de recettes. Au moins, The Phoenician Scheme fera toutefois mieux que The French Dispatch, qui s’était arrêté à 16 000 000 de dollars en 2021 dans un contexte post-COVID très compliqué.

Dans un genre plus « girly », la comédie romantique Materialists issue du studio A24 perd 48,7 % de ses recettes pour son deuxième week-end (23M$ en 10 jours). Elle se retrouve en sixième position, malgré la présence de Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans. Un casting à la mode n’est pas la garantie d’un hit au box-office. Le film de Lucy Song a coûté 20 000 000 de dollars.

Frédéric Mignard

Substitution Bring Her Back, affiche

© CTMG. All Rights Reserved.

Box-office USA : Elio de Pixar piétiné par Dragons de Dreamworks.

(Week-end du 20 au 22 juin 2025)