Acteur français, Hugues Quester (de son nom complet Hugues Questerbert) est né en 1948 à Échemiré, dans le Maine-et-Loire, en France. Vers 1965, il s’oriente vers l’art dramatique qui lui semble la meilleure voie possible. Vers 1969, il devient un véritable professionnel lorsqu’il fait la rencontre du metteur en scène Patrice Chéreau avec qui il va souvent collaborer, lui montrant la voie d’un jeu très expressif que l’on pourrait qualifier d’intense et de torturé.
Dès 1968, il apparaît au cinéma dans Mister Freedom (William Klein, 1968) et peut être vu dans L’étrangleur (Paul Vecchiali, 1970), mais c’est le premier film de Yannick Bellon Quelque part quelqu’un (1972) qui le révèle pleinement en lui offrant un rôle important. Ainsi, il est sélectionné par le producteur Sam Selsky pour interpréter le rôle masculin principal de La Rose de fer (Jean Rollin, 1973). Toutefois, le tournage se passe mal et le comédien ne s’entend pas du tout avec le cinéaste. De plus, le film est un cuisant échec commercial malgré des qualités évidentes.
Très exigeant dans ses choix, Hugues Quester préfère se consacrer au théâtre, mais il accepte de jouer au cinéma dans des projets ambitieux comme La chair de l’orchidée (Patrice Chéreau, 1975), Je t’aime, moi non plus (Serge Gainsbourg, 1976), L’adolescente (Jeanne Moreau, 1979), La Nuit de Varennes (Ettore Scola, 1982) ou La ville des pirates (Raoul Ruiz, 1983). A côté de son activité sur les planches, il joue aussi dans des séries et des téléfilms à but alimentaire.
S’il fait l’erreur de participer au naufrage de Parking (Jacques Demy, 1985), il est tout à fait à sa place dans Escalier C (Jean-Charles Tacchella, 1985) ou encore Rue du départ (Tony Gatlif, 1986). Hugues Quester a rarement eu l’occasion de défendre des rôles conséquents au grand écran, mais il revient dans Conte de printemps (Eric Rohmer, 1990), Trois couleurs : Bleu (Krzysztof Kieślowski, 1993), Mauvais garçon (Jacques Bral, 1993), Grande petite (Sophie Fillières, 1994) et La chambre obscure (de sa sœur Marie-Christine Questerbert, 2000). Toutefois, il s’éloigne du grand écran pour mieux se consacrer au théâtre où il joue dans auteurs comme Strindberg, Ionesco, Camus, Goethe ou encore Brecht sous la direction d’Emmanuel Demarcy-Mota au Théâtre de la Ville.