Jacques Dorfmann fut un producteur important du cinéma français. Son œuvre est associée à des grandes réussites signées Melville, Mocky, Pialat ou Annaud.
Le fils de son père
Producteur français, Jacques Dorfmann est le fils de Robert Dorfmann (1912-1999), qui exerçait la même profession à la tête de la société Corona, et à qui l’on doit Touchez pas au grisbi, La grande vadrouille ou Tristana. Jacques Dorfmann se lance dans la production dans les années 1960. Il se fait connaître avec le documentaire Un été américain de (1968) d’Henry Chapier, avant d’élargir son audience avec Le voleur de crimes (1969) de Nadine Trintignant et surtout L’armée des ombres (1969) de Jean-Pierre Melville.
Dans les années 70, il collabore avec Jean-Pierre Mocky pour L’albatros (1971) et Le témoin (1978), qui sera suivi par Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982). Cette période voit s’aligner des films importants tels que Tout va bien (1972) de Jean-Luc Godard, Nous ne vieillirons pas ensemble (1972) de Maurice Pialat, Tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil (1972) de Jean Yanne, Traitement de choc (1973) d’Alain Jessua, Le trio infernal (1974) de Francis Girod ou Sept morts sur ordonnance (1975) de Jacques Rouffio.
Un producteur ambitieux qui se lance aussi dans la réalisation
Le producteur collabore aussi avec des réalisateurs aussi divers que Jacques Martin, Georges Lautner, Peter Fleischmann, Serge Korber et Philippe Clair. Le début des années 80 voient la consécration de Jacques Dorfmann avec le triomphe surprise de La guerre du feu (1981) de Jean-Jacques Annaud, fresque préhistorique également bien accueillie par la critique. Mais les autres œuvres qu’il produit impriment moins, qu’elles soient réalisées par José Pinheiro (Family Rock, 1982), Jacques Baratier (L’araignée de satin, 1985) ou Christian Lara (Sucre amer, 1998).
Lui-même se lance dans la réalisation avec trois longs métrages. Le palanquin des larmes (1988) est une chronique chinoise qui connaît un joli succès d’estime, quand le drame d’aventures Agaguk (Shadow of the Wolf, 1992) reçoit un accueil plus mitigé. Quant à Vercingétorix, la légende du druide roi (2001, avec Christophe Lambert), il s’agit carrément d’un accident industriel. Jacques Dorfmann est décédé le 27 août 2025 à l’âge de 79 ans.