Barbara Bouchet

Actrice
Les zizis baladeurs, affiche

Personal Info

  • Nationalité : Allemande, américaine, italienne
  • Date de naissance : 15 août 1943 à Reichenberg (Allemagne)
  • Crédit visuels : Design © Enzo Sciotti - Dania Film, Medusa Distribuzione, Les Films Jacques Leitienne, Imp.Ex.Ci.

Biographie

Note des spectateurs :

Actrice germano-américaine naturalisée italienne, Barbara Bouchet (de son vrai nom Barbara Gutscher) est née en 1943 à Reichenberg, ville située dans les Sudètes revendiquées par l’Allemagne nazie car peuplée majoritairement d’Allemands. Après la guerre, sa famille a été déplacée vers l’Allemagne, puis a obtenu un visa pour partir aux Etats-Unis. Barbara Bouchet a donc passé son adolescence vers San Francisco où elle a participé à un groupe de jeunes danseurs nommés KPIX Dance Party. Ensemble, ils ont écumé les plateaux de télévision américains de la fin des années 50 jusqu’en 1962.

Barbara Bouchet, la carrière américaine

A cette époque, Barbara envisage de devenir actrice et déménage en conséquence à Los Angeles afin de percer à Hollywood. Elle a ainsi débuté sa riche carrière d’actrice qui va s’étendre de 1964 à nos jours pour un total d’une centaine de titres. Elle commence par des rôles non crédités dans des comédies où seul son charme est sollicité. Ainsi, on peut l’apercevoir dans Madame croque-maris (Jack Lee Thompson, 1964), mais c’est vraiment dans Première victoire (Otto Preminger, 1965) qu’elle décroche un second rôle parlant. En 1967, elle décroche le rôle de Moneypenny dans la parodie Casino Royale (collectif, 1967), puis enchaîne avec un épisode de la série Star Trek où elle incarne une extra-terrestre. Bouchet est encore visible aux States dans Sweet Charity (Bob Fosse, 1969), avant qu’elle de décide de retourner en Europe pour y tourner dans des films de série B, notamment en Italie.

Barbara Bouchet, au service du bis italien

Dès lors, Barbara Bouchet va étaler ses charmes dans bon nombre de productions racoleuses typiques du cinéma bis rital de l’époque. Mais c’est aussi ce qui lui permet d’acquérir un statut de starlette du bis, d’autant que son jeu d’actrice n’est pas mauvais.

On peut apprécier ses talents dans La vie sexuelle de Don Juan (Alfonso Brescia, 1971), La tarentule au ventre noir (Paolo Cavara, 1971), Milan calibre 9 (Fernando Di Leo, 1972), A la recherche du plaisir (Silvio Amadio, 1972). Ensuite, elle devient carrément la vedette de plusieurs films comme La dame rouge tua sept fois (Emilio Miraglia, 1972), La longue nuit de l’exorcisme (Lucio Fulci, 1972), Les mille et une nuits érotiques (Antonio Margheriti, 1972).

Toutefois, elle ne se laisse pas complètement enfermée dans ce cinéma et tourne également avec quelques pointures dans Vertiges (Mauro Bolognini, 1975) ou dans des comédies populaires comme Le canard à l’orange (Luciano Salce, 1975). Les bisseux la retrouvent dans L’ombre d’un tueur (Antonio Margheriti, 1976), Diamants de sang (Fernando Di Leo, 1977) et dans des comédies comme Je suis photogénique (Dino Risi, 1980) ou Les zizis baladeurs (Sergio Martino, 1980). Malgré sa présence dans Diamond Connection (Sergio Bergonzelli, 1984), la fin du cinéma bis italien la condamne à tourner pour la télévision pendant de nombreuses années.

Le revival des années 2000-2010

Au cours des années 90, elle se lance dans la création et conception de cassettes vidéo dédiées à l’aérobic, ce qui lui permet de bien vivre durant cette décennie très creuse pour elle. A partir des années 2000, Barbara Bouchet retrouve la faveur de cinéastes qui ont grandi en regardant ses films. Ainsi, elle est de l’imposant casting de Gangs of New York (Martin Scorsese, 2002) et retrouve de nombreux emplois à la télévision italienne dans des séries et téléfilms. En 2009, elle joue dans Giallo ? (Antonio Capuano) qui rend hommage au genre des années 70.

Elle est également visible dans le déplorable Darkside Witches (Gerard Diefenthal, 2015), mais aussi dans Easy (Andrea Magnani, 2017) et surtout dans Calibro 9 (Toni D’Angelo, 2020) qui est la suite directe de son film culte Milan calibre 9 datant de 1972. Le résultat ne semble guère concluant si on en juge par la note des spectateurs sur Imdb.

Virgile Dumez

Filmographie :

Actrice, longs métrages de cinéma :

  • 1964 : Papa play-boy (A Global Affair) de Jack Arnold
  • 1964 : Madame Croque-maris (What a Way to Go!) de J. Lee Thompson
  • 1964 : Les Séducteurs (Bedtime Story) de Ralph Levy
  • 1964 : Prête-moi ton mari (Good Neighbor Sam) de David Swift
  • 1964 : Une vierge sur canapé (Sex and the Single Girl) de Richard Quine
  • 1965 : L’Encombrant Monsieur John (John Goldfarb, Please Come Home) de J. Lee Thompson
  • 1965 : Première victoire (In Harm’s Way) d’Otto Preminger
  • 1966 : Le Mur des espions (Agent for H.A.R.M.) de Gerd Oswald
  • 1967 : Casino Royale de Val Guest, Kenneth Hughes, John Huston, Joseph McGrath et Robert Parrish
  • 1967 : Le Coup du lapin (Danger Route) de Seth Holt
  • 1969 : Sweet Charity de Bob Fosse
  • 1969 : Surabaya Conspiracy de Wray Davis
  • 1969 : Maximum Flic (Colpo rovente) de Piero Zuffi
  • 1970 : Le Devoir conjugal (Il debito coniugale) de Francesco Prosperi
  • 1970 : L’Âne d’or (L’asino d’oro: processo per fatti strani contro Lucius Apuleius cittadino romano) de Sergio Spina
  • 1971 : Un prêtre à marier (Il prete sposato) de Marco Vicario
  • 1971 : La Vie sexuelle de Don Juan (Le calde notti di Don Giovanni) d’Alfonso Brescia
  • 1971 : L’uomo dagli occhi di ghiaccio d’Alberto De Martino
  • 1971 : La Tarentule au ventre noir (La tarantola dal ventre nero) de Paolo Cavara
  • 1971 : Non commettere atti impuri de Giulio Petroni
  • 1971 : Nokaut de Boro Drašković
  • 1971 : La Patrouille du ciel (Forza G) de Duccio Tessari
  • 1972 : Racconti proibiti… di niente vestiti de Brunello Rondi
  • 1972 : Les Mille et Une Nuits érotiques (Finalmente… le mille e una notte) d’Antonio Margheriti
  • 1972 : La calandria de Pasquale Festa Campanile
  • 1972 : Una cavalla tutta nuda de Franco Rossetti
  • 1972 : Milan calibre 9 (Milano calibro 9) de Fernando Di Leo
  • 1972 : À la recherche du plaisir (Alla ricerca del piacere) de Silvio Amadio
  • 1972 : Valeria dentro e fuori de Brunello Rondi
  • 1972 : Meurtre dans la 17e avenue (Casa d’appuntamento) de Ferdinando Merighi
  • 1972 : La dame rouge tua sept fois (La dama rossa uccide sette volte) d’Emilio Miraglia
  • 1972 : La Longue Nuit de l’exorcisme (Non si sevizia un paperino) de Lucio Fulci
  • 1973 : Encore une fois avant de se quitter (Ancora una volta prima di lasciarci) de Giuliano Biagetti
  • 1973 : Il sorriso della iena de Silvio Amadio
  • 1973 : Il tuo piacere è il mio de Claudio Racca
  • 1973 : Ricco (Un tipo con una faccia strana ti cerca per ucciderti) de Tulio Demicheli
  • 1974 : L’Abbesse de Castro (La badessa di Castro) d’Armando Crispino
  • 1974 : La svergognata de Giuliano Biagetti
  • 1974 : Quelli che contano d’Andrea Bianchi
  • 1975 : Le Canard à l’orange (L’anatra all’arancia) de Luciano Salce
  • 1975 : L’amica di mia madre de Mauro Ivaldi
  • 1975 : Amore vuol dir gelosia de Mauro Severino
  • 1975 : Vertiges (Per le antiche scale) de Mauro Bolognini
  • 1976 : L’Ombre d’un tueur (Con la rabbia agli occhi) d’Antonio Margheriti
  • 1976 : To agistri (Το αγκίστρι) d’Erricos Andreou
  • 1976 : Spogliamoci così, senza pudor de Sergio Martino
  • 1976 : Sexycon (40 gradi all’ombra del lenzuolo) de Sergio Martino, segment I soldi in banca
  • 1976 : Deux Idiots à Monte-Carlo (Tutti possono arricchire tranne i poveri) de Mauro Severino
  • 1977 : Diamants de sang (Diamanti sporchi di sangue) de Fernando Di Leo
  • 1977 : L’appuntamento de Giuliano Biagetti
  • 1978 : Comment perdre sa femme et trouver une maîtresse (Come perdere una moglie e trovare un’amante) de Pasquale Festa Campanile
  • 1978 : Travolto dagli affetti familiari de Mauro Severino
  • 1979 : Samedi, dimanche, vendredi (Sabato, domenica e venerdì) de Pasquale Festa Campanile (segment : Dimanche)
  • 1979 : Liquirizia de Salvatore Samperi
  • 1980 : Les Zizis baladeurs (La moglie in vacanza… l’amante in città) de Sergio Martino
  • 1980 : Je suis photogénique (Sono fotogenico) de Dino Risi
  • 1981 : Crema, cioccolata e… paprika de Michele Massimo Tarantini
  • 1981 : Spaghetti a mezzanotte de Sergio Martino
  • 1981 : Perché non facciamo l’amore? de Maurizio Lucidi
  • 1981 : Occupe-toi d’Amélie (Per favore, occupati di Amelia) de Flavio Mogherini
  • 1984 : Diamond Connection de Sergio Bergonzelli
  • 2001 : Mers tropicales (Mari del sud) de Marcello Cesena
  • 2002 : Gangs of New York de Martin Scorsese
  • 2007 : Bastardi de Federico Del Zoppo
  • 2009 : Giallo? de Antonio Capuano
  • 2009 : Butterfly zone – Il senso della farfalla de Luciano Capponi
  • 2009 : La vita dispari de Luca Fantasia
  • 2011 : Finalmente la felicità de Leonardo Pieraccioni
  • 2015 : Darkside Witches de Gerard Diefenthal
  • 2016 : Das Wetter in geschlossenen Räumen d’Isabelle Stever
  • 2017 : Easy – Un viaggio facile facile d’Andrea Magnani
  • 2017 : In Search of Fellini de Tara Lexton
  • 2018 : Metti la nonna in freezer de Giancarlo Fontana et Giuseppe G. Stasi
  • 2020 : Calibro 9 de Toni D’Angelo
  • 2020 : Tolo Tolo de Checco Zalone
  • 2021 : Una famiglia mostruosa de Volfango De Biasi
  • 2023 : Diabolik, chi sei? de Marco et Antonio Manetti
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