Note des spectateurs :

Sam Neill, vedette hallucinée de Possession de Zulawski, qui a marqué le 7e art dans La leçon de Piano de Jane Campion et Jurassic Park de Steven Spielberg, était une figure incontournable du cinéma mondial des années 90. Le protagoniste dément de L’antre de la folie de John Carpenter est décédé le lundi 12 juillet à l’âge de 78 ans.

Acteur et réalisateur néo-zélandais qui a longtemps officié en Australie, Sam Neill commence sa vie en Irlande où son père néo-zélandais est stationné en tant que militaire. A l’âge de 7 ans, il emménage en Nouvelle-Zélande. Il y fait ses études et commence à arpenter les scènes de théâtre. Il étudie ensuite la réalisation et tourne à cette occasion de nombreux documentaires entre 1974 et 1978. Toutefois, c’est surtout en tant qu’acteur qu’il va finir par percer, notamment grâce à Sleeping Dogs (Donaldson, 1977), puis Ma brillante carrière (Armstrong, 1979).

Dès lors, il est choisi pour incarner Damien dans La malédiction finale (Baker, 1981). Mais on le voit aussi dans Possession (Zulawski, 1981), Le sang des autres (Chabrol, 1984) et Plenty (Schepisi, 1985). Il devient véritablement célèbre avec Un cri dans la nuit (Schepisi, 1988), Calme blanc (Noyce, 1989), À la poursuite d’Octobre Rouge (McTiernan, 1990) et Jusqu’au bout du monde (Wenders, 1991).

Rien ne laissait toutefois présager l’année 1993 où il brille à la fois dans le film de prestige (La leçon de piano de Jane Campion) et le blockbuster (Jurassic Park de Spielberg).

Par la suite, il est encore au top dans L’antre de la folie (Carpenter, 1994), Event Horizon (Anderson, 1997) et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (Redford, 1998).

Après cette période faste, plusieurs mauvais choix vont le contraindre à accepter davantage de seconds rôles dans des productions moins prestigieuses et on perd l’habitude de le voir. Pourtant, il ne cesse de jouer, notamment  dans Angel (Ozon, 2007), Daybreakers (Spierig, 2009), Évasion (Hafstrom, 2013), Thor : Ragnarok (Waititi, 2017).

Dans les années 2020, il apparaît encore dans plusieurs longs métrages, comme Blackbird (Michell, 2020) et Assassin Club (Delamarre, 2022). En 2025, il tourne The Last Resort de Donald Petrie et Godzilla X Kong: Supernova qui sortira en 2027.

En 2023, il publie ses mémoires (Did I Ever Tell You This?). Acteur, viticulteur passionnée, Sam Neill évoque son combat contre un cancer du sang rare depuis 2022. Après des mois d’interrogation sur sa santé, l’acteur néo-zélandais nous quitte paisiblement le 13 juillet 2026, laissant derrière lui une œuvre remarquable et le souvenir d’un regard perçant et inquiétant. Il était, quand bien dirigé, une personnalité fascinante à regarder jouer.

 Virgile Dumez

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