Thor : Ragnarok : la critique du film (2017)

Aventures, Action, Science-fiction | 2h10min
Note de la rédaction :
6.5/10
6.5
Thor : Ragnarok, affiche du film

  • Réalisateur : Taika Waititi
  • Acteurs : Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Tom Hiddleston, Benedict Cumberbatch, Cate Blanchett, Anthony Hopkins, Idris Elba, Clancy Brown, Karl Urban, Jeff Goldblum, Sam Neill, Taika Waititi, Rachel House
  • Date de sortie: 25 Oct 2017
  • Année de production : 2017
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : Thor: Ragnarok
  • Titres alternatifs : Mighty Thor: Battle Royale (Japon), Thor 3: Ragnarok (Chine)
  • Scénaristes : Eric Pearson, Craig Kyle, Christopher L. Yost, Jack Kirby
  • D'après les personnages et comics de :: Stan Lee, Larry Lieber,
  • Directeur de la photographie : Javier Aguirresarobe
  • Monteur : Zene Baker, Joel Negron
  • Compositeur : Mark Mothersbaugh
  • Producteurs : Kevin Feige
  • Sociétés de production : Walt Disney Pictures, Marvel Studio
  • Distributeur : The Walt Disney Company France
  • Editeur vidéo : Marvel
  • Date de sortie vidéo : 9 mars 2018 (DVD, blu-ray, Ultra HD)
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 2 513 412 entrées / 588 820 entrées / 21 262 791 $ (recettes France)
  • Box-office nord-américain / Monde : 315 058 289$ / 853 983 911$
  • Budget : 180 000 000$
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 1.90 : 1 (scènes IMAX), 2.39 : 1 / Couleurs (D-Cinema (3-D version) / 12-Track Digital Sound (IMAX 12 track), Dolby Atmos, DTS (DTS: X), Dolby Surround 7.1, Dolby Digital, D-Cinema 48kHz 5.1, IMAX 6-Track, Sonics-DDP
  • Festivals et récompenses : 8 nominations aux Teen Awards 2018, dont un prix pour Chris Hemsworth (Choice Movie Actor: Sci-Fi)
  • Illustrateur / Création graphique : Inconnu © Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © 2017 Marvel Studio Tous droits réservés / All rights reserved
  • Franchise : 3e segment de la franchise Thor
Note des spectateurs :

Thor : Ragnarok est une comédie fantaisiste au script léger dont on peut relever le goût coloré d’une esthétique kitsch qui lui octroie une place à part dans la constellation Marvel.

Synopsis : Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarok – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

Thor : Ragnarok, affiche personnage de Hela

© Marvel Studio

Un script périmé dans un univers de science-fiction kitsch

Critique : La succession des produits Marvel, à raison de deux ou trois par an, ne laisse que peu de place à l’originalité. A l’image des feuilletons télévisés, increvables et inlassablement identiques, les Avengers tissent leur toile avec le désir de satisfaire les spectateurs peu adeptes des tumultes du changement. Aussi, l’on se rend à la troisième aventure solo de Thor persuadé que le script sera forcément peu ou prou similaire aux précédents. Et il en sera ainsi. Extinction des civilisations, problématique familiale qui inclut désormais une déesse maléfique, références mythologiques transposées dans l’espace… tout ce qui est raconté dans Thor : Ragnarok a déjà été évoqué dans les autres films Marvel ou DC avec plus ou moins de bonheur.

Peu importe, on savoure le retour à la science-fiction du super-héros au marteau, qui était devenu un balourd terrestre dans des décors urbains tout juste bons à souffler du building. Ici point de centre-ville à démolir, le décor d’heroic fantasy spatial, aux proportions loin d’être épiques mais toujours savoureusement cinégéniques, compense le manque de bonheur du script.

Thor : Ragnarok, le Flash Gordon des années 2010

Le cinéaste Taika Waititi a une vision globalement enthousiasmante, qui l’emporte sur l’esthétique générique des Marvel, à savoir insuffler une identité visuelle, notamment dans le choix douteux, quoique référentiel (Flash Gordon, le naveton eighties, vous remettez ?), d’une esthétique kitsch qui surprend, mais aussi ravit. Dans ce spectacle pétaradant au goût prononcé pour les couleurs criardes, l’empreinte de Thor : Ragnarok à la décennie flash se retrouve aussi dans l’appareillage musical, comme la bande-annonce le laissait entendre. On retrouve bien là l’univers de Waititi qui provient du documenteur hilarant, Vampires en toute intimité, trouvant matière à étancher sa passion pour la grosse déconne qui tache. Le Néo-Zélandais parvient à imposer une dose de délire atypique dans ses excès, mais qui compense avec saveur les rebondissements narratifs ronflants.

Thor : Ragnarok, affiche personnage Heimdall

© Marvel Studio

Prévu comme étant les retrouvailles avec le personnage de Hulk, que l’on avait perdu de vue dans les derniers Avengers, ce nouveau chapitre de l’univers cinématique Marvel a beau insérer une séquence avec Doctor Strange et mentionner l’action des super-héros sur Terre, Thor : Ragnarok s’offre en priorité aux vrais fans de la divinité blonde, quand Captain America : Civil War apparaissait comme une extension évidente des deux Avengers. Thor : Ragnarok  est donc un vrai film du terroir, du cru d’Asgard ou plutôt en mode prisonnier sur une planète extra-terrestre.

Des guest stars qui cachetonnent

Par conséquent, on retrouve un Thor humoriste, toujours prêt à foudroyer l’audience de son tonnerre comique, plutôt déplacé par moment, car Waititi n’est pas là pour émousser les propos et lisser l’incorrection virile. La comédie va bien au frère de Loki, notamment dans le binôme inattendu qu’il incarne avec The Hulk/Bruce Banner. Si ce dernier, baudruche pas toujours au point dans les FX, ne nous passionne toujours pas après des tonnes d’apparitions ratées au cinéma, dans le cadre d’un buddy movie extra-terrestre, on peut lui reconnaître être à l’origine de quelques moments salvateurs, bien plus en tout cas que ce qu’apporte l’affluence de guest stars luxueuses. De nombreux grands noms sont venus se greffer au programme pour un bon chèque : Idris Elba, inutile et mal grimé évoquant les rastas de Battlefield Earth, Cate Blanchett en grande méchante qui ne rentrera pas dans le Panthéon hanté par Nicholson et Heath Ledger, Anthony Hopkins hors de son élément grandiose, Karl Urban cabotin, et Jeff Goldblum badin, mais qui a prouvé depuis des décennies ses limites en tant que comédien. Euphémisme.

Thor : Ragnarok, affiche personnage de Jeff Goldblum

© Marvel Studio

Accroché à son humour, Thor : Ragnarok égaie l’écran avec une parenté recherchée du côté des Gardiens de la Galaxie plutôt que des sempiternels Avengers. Pour son refus du sérieux et son traitement avéré contre la morosité, on ne le déconseillera pas. On n’en fera pas non plus un impératif de consommation. En creusant bien, il y a toujours bien mieux à voir.

Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 25 octobre 2017

Marvel sur Cinédweller

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Thor : Ragnarok, affiche du film

© Marvel Studio

Le box-office de Thor au cinéma

  1. Thor (2011)
  2. Thor The Dark World (2013)
  3. Thor Ragnarok (2017)

Recettes USA 

  1. 181 030 624$
  2. 206 362 140$
  3. 315 058 289$

Recettes monde

  1. 449 326 618$
  2. 644 783 140$
  3. 853 983 911$

Box-office France

  1. 1 714 453 entrées
  2. 2 353 234 entrées
  3.  2 513 412 entrées

Budget 

  1. 150 000 000$
  2. 170 000 000$
  3. 180 000 000$

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Thor : Ragnarok, affiche du film

Bande-annonce de Thor : Ragnarok

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Extrait de Thor : Ragnarok

Extrait 2 de Thor : Ragnarok

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