The Surfer : la critique du film (2025)

Thriller | 1h40min
Note de la rédaction :
6/10
6
The Surfer, affiche VOD

  • Réalisateur : Lorcan Finnegan
  • Acteurs : Nicolas Cage, Julian McMahon, Nicholas Cassim
  • Date de sortie: 01 Sep 2025
  • Année de production : 2024
  • Nationalité : Australien, Irlandais
  • Titre original : The Surfer
  • Titres alternatifs : O Surfista (Portugal, Brésil) / Surfer (Pologne) / A szörfös (Hongrie) / Surfar (Estonie)
  • Casting principal : Nicolas Cage, Julian McMahon, Nicholas Cassim, Miranda Tapsell, Alexander Bertrand, Justin Rosniak, Rahel Romahn, Finn Little, Charlotte Maggi
  • Scénariste : Thomas Martin
  • Monteur : Tony Cranstoun
  • Directeur de la photographie : Radek Ladczuk
  • Compositeur : François Tétaz
  • Cheffes Maquilleuses : Ellie Daniel, Rachel Murphy
  • Cheffe décoratrice : Emma Fletcher
  • Directrice artistique : Susie Opie
  • Producteurs : Nicolas Cage, Brunella Cocchiglia, Robert Connolly, Leonora Darby, James Grandison, James Harris, Nathan Klingher
  • Producteurs exécutifs : Ford Corbett, Jatin Desai, Amanda Duthie, Mark Fasano, Lorcan Finnegan, Greg Friedman, Samuel Hall, Joshua Harris, Mark Lane, Apur Parikh, Robert Patterson, Michael Rothstein, Cailah Scobie, François Tétaz, Ryan Winterstern
  • Sociétés de production : Lionsgate, Roadside Attractions, ScreenWest, Saturn Films, Arenamedia, Lovely Productions, Tea Shop Productions, Peachtree Media Partners, Fís Éireann / Screen Ireland, Screen Australia, Stan
  • Distributeur : The Jokers / Les Bookmakers
  • Distributeur reprise :
  • Date de sortie reprise :
  • Editeur vidéo :
  • Date de sortie vod : 1er septembre 2025
  • Budget :
  • Box-office France / Paris-Périphérie :
  • Box-office nord-américain / monde : 1 306 597 $ / 2 095 109 $
  • Rentabilité :
  • Classification :
  • Formats : 2.39 : 1 / Couleurs / Son : 5.1
  • Festivals : Festival de Cannes 2024 : en séance de minuit
  • Nominations :
  • Récompenses :
  • Illustrateur/Création graphique : © MOCEAN (affiche). Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Lionsgate, Roadside Attractions, ScreenWest, Saturn Films, Arenamedia, Lovely Productions, Tea Shop Productions, Peachtree Media Partners, Fís Éireann / Screen Ireland, Screen Australia, Stan. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachés de presse :
  • Tagline :
  • Franchise :
Note des spectateurs :

Objet filmique non identifié, The Surfer confirme le goût de Lorcan Finnegan pour un cinéma de l’étrange que semble également chérir Nicolas Cage depuis quelques années. Inégal, mais assurément original.

Synopsis : Lorsqu’un homme revient dans sa ville natale située en bord de mer en Australie, il est humilié devant son fils adolescent par un groupe de surfeurs locaux qui revendiquent la propriété de la plage isolée de son enfance.

The Surfer, un défi à la hauteur pour Nicolas Cage

Critique : Cinéaste irlandais plutôt iconoclaste, Lorcan Finnegan a marqué les esprits des cinéphiles épris d’étrangetés grâce à son Vivarium (2019) avec Imogen Poots et Jesse Eisenberg. Après ce coup d’éclat, il a davantage déçu avec son Nocebo (2022) qui, malgré la présence d’Eva Green laissait un goût d’inachevé. Avec The Surfer (2024), le réalisateur ne va pas se réconcilier avec le grand public puisqu’il signe un nouvel objet filmique non identifié qui devrait largement diviser.

The Surfer, photo 1

© 2024 Lionsgate, Roadside Attractions, ScreenWest, Saturn Films, Arenamedia, Lovely Productions, Tea Shop Productions. Tous droits réservés.

Pour interpréter le rôle principal de cette curiosité sur pellicule, Finnegan a fait appel à Nicolas Cage, l’homme de tous les défis, y compris les plus improbables. Pour mémoire, l’acteur s’est compromis durant plus d’une quinzaine d’années dans d’infames DTV nanardesques afin de régler des dettes accumulées au cours de sa période de gloire. Lui-même n’a jamais caché qu’il acceptait absolument toutes les propositions pour peu qu’il soit bien payé. Pourtant, ces dernières années, le comédien semble mieux choisir ses films et se retrouve au casting d’œuvres particulièrement étranges où son jeu outré fait merveille. La liste commence à être conséquente si l’on pense à Mandy (Panos Cosmatos, 2018), Pig (Michael Sarnoski, 2021), Renfield (Chris McKay, 2023), Dream Scenario (Kristoffer Borgli, 2023) et le formidable Longlegs (Osgood Perkins, 2024).

Un scénario entièrement conceptuel qui défie les lois de la logique

A ce corpus particulièrement bien fourni, il convient désormais d’ajouter ce The Surfer (2024) qui ne laissera personne indifférent tant le scénario semble vouloir échapper à toute logique apparente. Alors que le pitch suppose un traitement commercial avec un Nicolas Cage qui fonderait les plombs sous le soleil australien et qui s’en prendrait à un groupe de surfeurs locaux, le résultat final n’entretient absolument aucun rapport avec ce qui peut être attendu.

Comme toujours chez Lorcan Finnegan, nous sommes ici face à une œuvre à high concept, comme les affectionne quelqu’un comme M. Night Shyamalan. Ainsi, le personnage principal revient sur la plage de son enfance en Australie et se trouve empêché de surfer par des locaux plutôt hostiles. Immédiatement, on pense au classique Réveil dans la terreur – Wake in Fright (Ted Kotcheff, 1971) qui décrivait déjà une population australienne très hostile envers les étrangers. Pourtant, le surfeur frustré refuse de quitter le parking qui jouxte la plage et va s’enfoncer progressivement dans la folie.

Des métaphores en pagaille

En réalité, le spectateur comprend progressivement que son père est décédé sur cette même plage et que le surfeur s’accroche à un trauma d’enfance qu’il va devoir surpasser en arrivant à accompagner la vague de son existence et non en ressassant le passé ad nauseam. Sur le parking, le protagoniste fait la rencontre d’un clochard (étonnant Nicholas Cassim) qui est bloqué là car il refuse d’accepter la mort de son fils. Dès lors, un transfert de personnalité semble s’effectuer et Nicolas Cage s’enfonce lui aussi dans la clochardisation, incapable de faire le deuil de son paternel.

The Surfer, photo 2

© 2024 Lionsgate, Roadside Attractions, ScreenWest, Saturn Films, Arenamedia, Lovely Productions, Tea Shop Productions. Tous droits réservés.

En plus de cette métaphore principale, The Surfer s’attache à décrire une communauté de surfeurs hostiles qui, à l’image d’une secte, se révèle attachée à des valeurs périmées basées sur une virilité fantasmée. On ne peut que penser à l’essor actuel des communautés masculinistes, par opposition aux féministes qui remettent sans cesse en cause le patriarcat. En chef de cette bande agressive, le regretté Julian McMahon (décédé d’un cancer du poumon au mois de juillet dernier à l’âge de 56 ans) est absolument parfait car il dégage une véritable autorité de gourou. Sa confrontation aussi bien physique que verbale avec Nicolas Cage est essentielle dans un film qui manque malheureusement de tension dramatique pour tenir sur la distance.

Un film qui n’évite pas les redites et le sur-place

Effectivement, le scénario de The Surfer aurait davantage convenu à un moyen métrage plutôt qu’à un long qui tourne fréquemment en rond. On sent les auteurs parfois à court d’idées pour renouveler une situation initiale dévoilée dès les premières minutes du film. C’est assurément le principal défaut de cette proposition d’un cinéma hors normes qui s’aventure sur des terrains glissants – et parfois bis – à plusieurs reprises.

Réalisé à coups de grand angle, de multiples déformations optiques, d’une palette colorimétrique entièrement revue à l’ordinateur, The Surfer est assurément une œuvre psychédélique assez dingue, mais qui peut facilement éconduire les spectateurs non avertis.

Une sortie directement sur Paramount + en France

Présenté avec succès en séance de minuit au Festival de Cannes en 2024, le métrage a reçu une salve d’applaudissements de plus de six minutes. Pourtant, cela n’a pas suffi à convaincre le distributeur français The Jokers de sortir l’OVNI en salles. Dès lors, The Surfer vient d’être proposé directement sur la plateforme Paramount +, accessible également par abonnement sur Canal +. Les aventuriers du septième art qui aiment les curiosités peuvent y jeter un œil et pourront ainsi se faire leur avis face à une œuvre nécessairement clivante. Avec The Surfer, comme sur l’océan, ça passe ou on boit la tasse.

Critique de Virgile Dumez

Voir le film en VOD

The Surfer, affiche VOD

© 2024 Lionsgate, Roadside Attractions, ScreenWest, Saturn Films, Arenamedia, Lovely Productions, Tea Shop Productions / Affiche : MOCEAN. Tous droits réservés.

Biographies +

Lorcan Finnegan, Nicolas Cage, Julian McMahon, Nicholas Cassim

Mots clés

Cinéma australien, Cinéma irlandais, Cinéma de l’étrange, Les histoires incompréhensibles au cinéma, La plage au cinéma, Le cinéma dingue des années 2020

 

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