Fast & Furious 8 : la critique du film (2017)

Action | 2h16min
Note de la rédaction :
7.5/10
7.5
Fast and Furious 8 en VOD

  • Réalisateur : F. Gary Gray
  • Acteurs : Kurt Russell, Charlize Theron, Jason Statham, Vin Diesel, Luke Evans, Helen Mirren, Dwayne Johnson, Michelle Rodriguez, Elsa Pataky, Scott Eastwood, Ludacris, Nathalie Emmanuel
  • Date de sortie: 12 Avr 2017
  • Année de production : 2017
  • Nationalité : Américain, Chinois, Japonais
  • Titre original : The Fate & the Furious
  • Titres alternatifs : Fast Eight (USA), The Fast and the Furious 8 (USA), Rápidos y furiosos 8 (Colombie...), Fast & Furious 8 - A todo gas 8 (Espagne), Velocidade Furiosa 8 (Portugal), Velozes e Furiosos 8 (Brésil), Halálos iramban 8 (Hongrie), Le destin des dangereux (Québec),
  • Scénariste : Chris Morgan
  • D'après les personnages créés par : Gary Scott Thompson
  • Directeur de la photographie : Stephen F. Windon
  • Monteur : Paul Rubell, Christian Wagner
  • Compositeur : Bryan Tyler
  • Producteurs : Vin Diesel, Michael Fottrell, Chris Morgan, Neal H. Moritz
  • Sociétés de production : Universal Pictures, China Film Group Corporation (CFGC), One Race Films, Original Films, Dentsu
  • Distributeur : Universal Pictures France
  • Editeur vidéo : Universal Pictures France
  • Date de sortie vidéo : 17 août 2017 (blu-ray, DVD)
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 3 838 447 entrées / 769 501 entrées
  • Box-office nord-américain / Monde 226 008 385$ / 1 236 005 118$
  • Budget : 250 000 000$
  • Formats : 2.39 : 1 / Couleurs / Auro 11.1 - Dolby Digital - Dolby Surround 7.1 - Dolby Atmos - DTS (DTS: X) - SDDS / 12-Track Digital Sound (IMAX 12 track) - Sonics-DDP (IMAX version) - IMAX 6-Track
  • Illustrateur / Création graphique : © Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © 2017 Universal Studios. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Franchise : 8 épisode de la franchise Fast & Furious
Note des spectateurs :

Fast & Furious 8 est un segment majeur dans la saga, entièrement dévoué au divertissement bulldozer. Il promeut une action débridée, inventive et créative, totalement inédite à ce jour à l’écran. Les fans adoreront !

Synopsis : Maintenant que Dom et Letty sont en lune de miel, que Brian et Mia se sont rangés et que le reste de l’équipe a été disculpé, la bande de globetrotteurs retrouve un semblant de vie normale. Mais quand une mystérieuse femme entraîne Dom dans le monde de la criminalité, ce dernier ne pourra éviter de trahir ses proches qui vont faire face à des épreuves qu’ils n’avaient jamais rencontrées jusqu’alors. Des rivages de Cuba aux rues de New York en passant par les plaines gelées de la mer arctique de Barrents, notre équipe va sillonner le globe pour tenter d’empêcher une anarchiste de déchaîner un chaos mondial et de ramener à la maison l’homme qui a fait d’eux une famille.

Critique : Après les galères du segment 7, marqué par la mort tragique de Paul Walker, un tournage et un montage bouleversés de ce fait, et des relations peu chaleureuses entre le réalisateur James Wan et la star Vin Diesel, le nouveau numéro des Fast & Furious marque l’avènement d’une nouvelle ère. Fast & Furious 8 est donc un jalon fondamental pour tester la crédibilité de la franchise privée de son binôme fondateur, alors que le public avait émotionnellement répondu présent au deuil cathartique que représentait le précédent, forcément qualitativement décevant au vu des conditions chaotiques de tournage, mais glorieux au box-office mondial.

Fast & Furious 8 enterre pour de bon l’ère Paul Walker

L’heure de la réinvention a donc sonné pour perpétuer le mythe en lui donnant un souffle nouveau. Et pour cela, retour à la team qui a cimenté les derniers épisodes dans un feuilletonnage évident qui s’affirme dans l’esprit 007 ou de Mission : Impossible. Le studio Universal assure à l’épisode un budget monstre de 250M$ pour des décors variés, des cascades rocambolesques et inédites et des rebondissements pléthoriques permettant les allées et venues de nos conducteurs casse-cou d’un épisode à l’autre, à l’occasion d’une nouvelle mission à chaque épisode.

La franchise Fast & Furious

Si les clichés sont particulièrement présents dans la première partie roublarde où l’on parcourt le guide du parfait amateur de tuning (filles à peine vêtues qui se trémoussent sur fond de course urbaine sauvage), le pitch est judicieux et s’avère même l’un des plus charismatiques de la série avec le numéro 5, qui cassait du bloc à Rio. Nos troubadours des circuits automobiles, lors d’une mission fracassante, sont trahis par Dom (Vin Diesel), qui se tourne abruptement vers le côté obscur de la force, peu après sa rencontre avec une nouvelle venue dans la saga, le personnage glacialement mystérieux de Charlize Theron. L’ex de Sean Penn démontre toujours plus de starpower à l’écran, en cruelle manipulatrice, après Blanche Neige et le Chasseur ou Prometheus. Elle crève l’écran dans un genre, le cinéma d’action pur, qui lui sied si bien depuis un certain Mad Max : Fury Road, et entre dans le panthéon des grands méchants “bondesques”.

Cet épisode, qui pourrait se résumer à la trahison incompréhensible de Dom envers les siens, sur fond d’intrigue atomique à faire sauter une bonne partie du monde, ravive les rivalités passées (Jason Statham revient), mais bouleverse les étiquettes des uns et des autres. Ainsi les grands vilains d’hier ne le sont plus vraiment aujourd’hui…

Fast and Furious 8, artwork VOD

© 2017 Universal Studios

Les cascades les plus spectaculaires de l’année 2017

Avec la complicité amusée des acteurs que l’on prend vraiment plaisir à retrouver, le scénario astucieux flambe, faisant fi des extravagantes invraisemblances (qui a dit qu’Universal n’avait pas sa saga de super-héros ?) pour mettre en scène l’impossible. Des séquences de casse ébouriffantes que l’on n’avait pas vues depuis Fast 5 et des scènes incroyables d’innovation visuelle qui démontrent que, non, nous n’avions pas tout vu à l’écran. Chaque séquence d’action se veut ici toujours plus percutante, mais surtout affiche la nécessité d’être unique dans le genre. Que cela soit au cœur de New Yor déchiré par les assauts de véhicules sans chauffeur qui détruisent tout sur leur passage, ou bien lors de la séquence finale, absolument dantesque, suivant la course d’un sous-marin sous une banquise ébranlée s’érigeant contre les bolides racés de nos héros, rien n’a jamais été filmé dans de telles proportions à l’écran. L’on assiste tout simplement secoués aux cascades les plus spectaculaires du cinéma d’action.

Rassuré sur l’avenir post-Paul Walker, Universal compte bien encore alimenter sa franchise d’au moins deux autres numéros. Les scénaristes n’ont visiblement pas asséché tout le carburant de leur inspiration. Fast and Furious 8 est probablement le meilleur segment de la saga, en compagnie du cinquième dont il partage l’intensité, l’exaltation, et l’incroyable furie destructrice des scènes d’action.

Un must du blockbuster hollywoodien qui relègue les combats Marvel à la cour de récréation.

Frédéric Mignard

Les sorties de la semaine du 12 avril 2021

Fast and Furious 8, affiche france

© 2017 Universal Studios

Box-office vintage : analyse des 5 premiers jours de Fast & Furious 8

Fast & Furious 8 a dépassé les 500 millions dollars dans le monde en moins de 5 jours. Un record mondial qui interpelle, alors qu’Universal avait arrosé le budget de 250M$, l’un des 10 plus gros jamais alloués à une production cinématographique. Il semblerait ainsi que grâce à la Chine, le film ait dépassé les 529M$ en 5 jours de Star Wars : épisode 7. Pour mémoire, le retour des protagonistes de La guerre des étoiles avait été privé de sortie en Chine, lors de son lancement international (les Chinois avaient dû attendre un mois pour le découvrir sur leur grand écran), ce qui explique logiquement cette nouvelle date dans l’histoire du box-office mondial.

En démarrant avec 100M$ au box-office américain, certes, on peut être déçu face aux 147M$ du précédent volet, qui avait suscité une curiosité massive, avec la mort de l’acteur Paul Walker durant le tournage. Toutefois, c’est le deuxième meilleur démarrage de la saga, devant le numéro 6 (97M$ en 3 jours, en 2013). Pour mémoire, le premier volet en 2001, avait engrangé 40M$ pour son week-end de lancement aux USA.

Après l’exploit de La belle et la bête, qui avait démarré à 174M$ en mars dernier, The Fate of the Furious opère le 2e démarrage américain de 2017 devant Logan (88M$) et Kong : Skull Island (61m$). En France, Fast and Furious 8 a permis de remplir les salles, plus gros démarrage annuel avec 312.000 entrées France, se situant entre Fast and Furious 7 (357.566) et Fast and Furious 6 (323.760). Fast and Furious, sans Paul Walker, écrasait mercredi la concurrence, puisque le numéro 2 des nouveautés était un certain Boule et Bill 2 avec 33.000 chiots (contre 204.534, pour le premier). Une contre-performance pour la production française.

En 3 jours, Vin Diesel et sa team ont balloté dans leurs torrents d’action plus de 750.000 spectateurs dans l’Hexagone. Fast 7 avait sabré le champagne plus d’une fois au terme de sa carrière à plus de 1.163.038.891 $. Où s’arrêtera la course effrénée du 8 ? Il ne fera face à aucune concurrence la semaine d’après. Les gardiens de la Galaxie 2 sortira en France le 27 avril, mais la Chine et les USA ne le découvriront que le week-end du 5 mai.

Frédéric Mignard

Spot du Superbowl

Box-office : retour sur la carrière de Fast & Furious 8

Depuis 2014, Disney et Universal se battent pour obtenir la première place mondiale.

En 2017, Disney s’est approprié  la pole position, grâce à la version live de La belle et la bête, Les gardiens 2 de la Galaxie 2, Thor Ragnarok et évidemment Star Wars VIII. Universal, de son côté, pouvait compter sur le triomphe de Moi, moche et méchant 3 (plus d’un milliard de recettes dans le monde), et une ribambelle de budgets réduits comme Split, Get Out, 50 nuances plus sombres, Girls trip, Sing. Des budgets moyens pour de vrais bénéfices.

Fast & Furious 8 ayant coûté 250M$ à Universal, il s’agissait de la pièce majeure de la major. Si aux USA le film finit en 10e place annuelle, c’est ni plus ni moins le 3e succès mondial de 2017 quand Moi, moche et méchant 3 atteint magnifiquement la 4e place. Fast & Furious 8, c’est en effet 1 236 005 118$, un score phénoménal, toutefois en retrait par rapport à l’épisode précédent (1 515 255 622$), marqué par le suspense autour de ce que les producteurs avaient décidé de faire, pour rendre hommage à Paul Walker, décédé tragiquement lors du tournage.

Le score gigantesque de Fast & Furious 8 s’explique par une appétence mondiale pour la saga qui ne dégonfle pas, notamment en Chine, où le marché a généré plus de 392M$ (contre 29M$ chez nous, sic). De quoi racheter les recettes américaines de 226M$, les 3e de la saga. En 2017, les Yankees n’ont pas montré beaucoup d’enthousiasme pour les suites.

En France, la team de Vin Diesel n’a pas manqué de carburant : 3 838 447 entrées, le deuxième score de la série, derrière l’invincible numéro 7, évidemment.

Bref, des résultats à la hauteur des enjeux du film, proprement insensés au niveau de l’action, des cascades et des courses-poursuites. Avec l’épisode brésilien (le numéro 5), on est qualitativement face au meilleur opus de la saga, le plus fun, destroy, une machine de guerre pour tous les home-cinémas de la planète qui lui ont fait un triomphe mérité.

Les résultats mondiaux ont forcément imposé à Universal de différer de plus d’un an la sortie de Fast & Furious 9, en mars 2020 lorsque la crise sanitaire de la Covid démarre. Avec Jurassic Park/World et la franchise immortelle des James Bond, c’est tout simplement le succès assuré pour la major qui a donc reculé en France la sortie de ce Fast 9 au jour férié du 14 juillet 2021, avec l’espoir d’un carton total, sans masque et surtout sans jauge.

Frédéric Mignard

Fast & Furious 9 affiche

Le blu-ray de Fast & Furious 8 (2017) :

Compléments : 3 / 5

De nombreux suppléments figurent sur l’édition HD :

– Bande annonce du parc à thèmes Fast & Furious

– L’esprit Cubain (8’04) : la featurette introduite par Michelle Rodriguez se veut dans l’esprit de voyage des bonus des James Bond où l’on présente les lieux de tournage, ici Cuba. L’équipe de tournage s’y est rendue bien avant l’ouverture voulue par le président Obama. Le tournage a pris alors une implication politique. Bon module sur la logistique, l’organisation…

– Dans la famille : 4 modules chacun de plus de 5mn où la psychologie de pacotille est de rigueur. On imagine la pensée des personnages fictifs et les liens tissés entre ces protagonistes… Les acteurs poussent le bouchon un peu loin.

– Préparation des cascades : les 3 modules sont plus intéressants et offrent un aperçu de plus de 16mn, particulièrement musclées sur les coulisses de la séquence des voitures zombies à New York, avec la complicité de la NYPD accro à la saga, la course-poursuite à Cuba, l’essentiel des moments spectaculaires y figure.

– Culture automobile : il s’agit ici pour les deux documents de faire le point sur les véhicules conçus spécialement pour le film, des prototypes gonflés et uniques, jusqu’aux voitures aux intelligences artificielles de New York qui sont décryptées avec curiosité tellement la scène est hallucinante.

– Version longues de scènes avec Jason Statham, pour environ 5mn où l’humour et la dérision riment avec grosse baston.

– Commentaires audio du réalisateur (non testés).

En résumé, selon le communiqué officiel : L’esprit cubain Dans la famille : – Les traîtres de la famille : Cipher et Dom – Sans chef : les enfants perdus – Les valeurs de la famille Shaw – La famille personne Culture automobile : – Les voitures héros de Fast and Furious – Voitures zombies – Le ripsaw Tout sur les cascades : – La course sur le Malecon – Journal des cascades en Islande – Les rues de New-York Version longue des scènes de combat : – Combat dans la prison – Combat dans l’avion Commentaire du film par le réalisateur F. Gary Gray.

Image : 5 / 5

Chaleureuse, chaude au début, froide sur la fin, l’image du blockbuster dégage toute la beauté nécessaire pour tirer le grand spectacle vers le haut. La richesse de la texture, y compris épidermique, valide le choix de la haute définition, seule valable pour vraiment appréhender le film dans ce qu’il a offert. Attention, le détail est tel que l’on devine les apports numériques à certains moments dans les effets spéciaux, c’est la limite de la technologie.

Son : 5 /5

Bataille royale. Pétaradant, explosif, tonitruant. Universal a mis le paquet sur le son, en VO originale, avec un positionnement sur du DTS-X dont on n’aura pas profité faute de l’équipement nécessaire, Ceux qui disposent du 7.1 ou du 5.1, profiteront largement des atouts dantesques de ce disque de démonstration, tout simplement l’un des plus phénoménaux sur le marché ! La piste française accuserait presque le coup, avec un 5.1 DTS HD, mais en fait beaucoup s’en contenteront tant elle est pêchue, riche et surtout boursouflée d’effets vrombissants.

Frédéric Mignard

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Fast and Furious 8 en VOD

Bande-annonce de Fast & Furious 8

Action

Première bande-annonce de Fast & Furious 8

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