Black Panther : la critique du film (2018)

Action, Aventures | 2h14min
Note de la rédaction :
7.5/10
7.5
Affiche française de Black Panther

  • Réalisateur : Ryan Coogler
  • Acteurs : Danai Gurira, Chadwick Boseman, Lupita Nyong’o, Winston Duke, Martin Freeman, Forest Whitaker, Daniel Kaluuya, Michael B. Jordan, Angela Bassett, Isaach de Bankolé, Andy Serkis, Letitia Wright
  • Date de sortie: 19 Août 2020
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : Black Panther
  • Titres alternatifs :
  • Année de production : 2017
  • Scénariste(s) : Ryan Coogler, Joe Robert Cole, d'après les comics de Stan Lee & Joe Robert Cole
  • Directeur de la photographie : Rachel Morrison
  • Compositeur : Ludwig Goransson
  • Société(s) de production : Walt Disney Pictures, Marvel Enterprises
  • Distributeur (1e sortie) The Walt Disney Company France
  • Editeur(s) vidéo : Walt Disney, Marvel
  • Date de sortie vidéo : 22 mai 2018 (VOD, DVD, blu-ray, blu-ray 2D)
  • Budget : 200 000 000 $
  • Box-office France / Paris Périphérie : 3 688 070 / 1 213 831 entrées (9e annuel)
  • Box-office nord-américain : 700 059 566 $
  • Box-office global : 1 346 913 161 $
  • Formats : 2.39 : 1 / Couleurs /Dolby Surround 7.1 - Dolby Atmos - Auro 11.1 - DTS X - IMAX 12 track - Dolby Digital (numérique)
  • Illustrateur / Création graphique : Art Machine (affiche cinéma), Design : LA (affiche Imax)
  • Classification : Tous publics
  • Festivals et récompenses : 7 nominations aux Oscars dont 3 récompenses (Meilleure musique, Meilleurs costumes, Meilleur "Conception Design". Fut nominé comme Meilleur Film / 3 nominations aux Golden Globes, dont Meilleur film / Bafta des Meilleurs effets spéciaux,
  • Crédits : © Walt Disney Pictures - Marvel Studios
  • Franchise : 18e film de l'univers cinématographique Marvel, 6e film de la phase III.
Note des spectateurs :

Doit-on aimer tous les Marvel?

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Audacieux dans ses différences, Black Panther, véritable phénomène de société aux USA, traite avant tout de l’humain et donc de l’universel et se fait logiquement une place de choix au panthéon des meilleurs films Marvel sur grand écran.

Black Panther 2 : Wakanda Forever – découvrez notre critique

Synopsis : Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

Critique : Loin du seul intérêt de l’adaptation du comics que seuls les vrais fans sauront dire si, oui ou non, il y a trahison du matériau initial, Black Panther est à vrai dire une œuvre essentielle pour le symbole qu’elle constitue.

Black Panther, un phénomène d’abord américain

Certes, en France, sa portée est minime et il n’apparaît que comme un énième blockbuster aux chiffres solides (plus de 3 800 000 spectateurs) ; à vrai dire, Black Panther n’apparaît même pas dans les 300 plus gros succès de l’histoire de l’exploitation française.

Aux Etats-Unis, en revanche, avec 715 000 000$ de recettes, cette adaptation Marvel est tout simplement, au 29 août 2020, à la 31e position des plus grosses recettes de tous les temps, dans un pays où il semble difficile d’envisager de dépasser Autant en emporte le vent qui compte un milliard de dollars en plus sur le seul marché nord-américain.

Un contexte barbant de surreprésentation de l’héroïsme sur les écrans

Dans Black Panther, Chadwick Boseman se bat pour la justice

Photo : Matt Kennedy ©Marvel Studios 2018

Au-delà donc de la BD, ce qui nous intéresse est donc de mettre Black Panther en perspective dans un environnement cinématographique en évolution, au sein d’une économie du divertissement bouleversée par les propres règles que Disney a mises en place, et en particulier dans le contexte d’une Amérique au bord du chaos social à l’issue de la présidence trumpienne.

Les Marvel au cinéma ont imposé l’ubiquité des super-héros qui ne se savourent plus, mais se consomment désormais à toutes les sauces, au moins six fois par an (c’était avant le coronavirus et surtout avant Disney+), au détriment de la diversité de l’offre désormais réduite à quelques irréductibles. Oui, on peut être consterné par la répétition des formules, que ce soit chez Marvel/Disney ou DC/Warner dont l’annonce d’un director’s cut d’une orgie de super-héros ratée provoque la joie de spectateurs qui n’ont rien d’autre à attendre du cinéma. Triste (ah si, ils attendent The Batman comme le messie, c’est-à-dire un énième reboot d’un homme en noir capé, parce que l’on a juste changé les noms  au casting, sic). Du fun d’un côté (Marvel), du sombre de l’autre (DC), des producteurs qui exigent la balance entre l’un et l’autre pour réajuster les relatives déceptions au box-office ou apporter une crédibilité « psychologique » aux affres des héros. C’est à peu près tout ce que Hollywood offre comme blockbusters désormais. Avant d’être des films sympathiques, toutes ces adaptations sont avant tout des produits pur jus marketés avant même le premier jour de tournage et qui nous éloignent de l’humain, avec une psychologie dont on a fait déjà le tour depuis une décade (désolé pour l’anglicicisme volontaire).

Black Panther, une révolution sociale et culturelle en marche

En 2018, le triomphe de Black Panther succède à la sortie de l’avenant Thor 3 dont l’originalité était réduite à peau de chagrin, mais qui au moins offrait dans son space opera une alternative aux explosions de buildings terrestres que promettaient en 2018, en plus des adaptations de comics, de multiples blockbusters musclés comme Pacific Rim Uprising et autres Le Labyrinthe 3. Vu sous cet angle, le divertissement américain semblait déjà avoir perdu pied avec la réalité humaine des spectateurs pour n’offrir qu’une échappatoire héroïque à l’adulescence des plus âgés des spectateurs, et à la sempiternelle crise de puberté de l’ado qui a besoin de se projeter dans des figures qui représentent en fiction un besoin de revanche sur l’autre.

Dans l’histoire de la bande dessinée, Black Panther était un super-héros mineur en comics. Pourtant, cette année-là, il devient majeur en salle dans la contrainte du contexte hollywoodien : gros budget, gros enjeux, et surtout le film se veut être une alternative aux clichés ethniques qui minent la crédibilité de l’industrie cinématographique américaine, avec sa vision caucasienne du monde. En 2016, l’Académie des Oscars est encouragée à bouleverser la représentativité des minorités ethniques et fait quelques avancées par la suite. Il faut bousculer les mentalités. Black Panther, à l’échelle d’une major hollywoodienne, s’inscrit dans ce même mouvement aussi tardif qu’inéluctable.

Black Panther, photo promotionnelle

©Marvel Studios 2018

La communauté afro-américaine, est en proie à une crise identitaire aux USA. Avec l’avènement de Trump à la présidence, la toute-puissance du racisme reprend des formes étatiques et se fait le miroir de l’échec de Barack Obama quand il a fallu répondre aux problèmes d’inégalité et d’injustice. Obama dans son échec à apaiser les tensions raciales n’avait pas encouragé les citoyens afro-américains à voter démocrate. Plus que jamais, le temps est à l’urgence du combat et celui-ci doit aussi passer par le divertissement mainstream pour enfin exister aux yeux de tous. Un thriller horrifique en compétition aux Oscars, Get Out, ouvre des perspectives. Un geste symbolique, mais il faut aller plus loin, par subversion, colère et audace artistique. Black Panther offre son alternative apaisante et, en 2018, s’inscrit parmi les facteurs socioculturels qui permettront à l’Amérique de se soulever plus facilement face aux nombreuses violences policières qui ne cesseront de faire l’actualité depuis sa sortie.

Rameuter les spectateurs blancs pour des enjeux entre protagonistes noirs, mission impossible ?

Black Panther au cinéma relève d’une mission inédite à cette ampleur. Le film a coûté 200 000 000$ et il faut donc espérer que la fidélité aveugle du public américain à l’égard des productions Marvel se poursuive, même si 90 % du casting est noir. Ryan Coogler doit imposer une autre vision de la communauté noire que celle caricaturale qu’offre la culture urbaine américaine qui se complaît dans ses propres clichés. Le cinéaste lui-même embrasse le sujet et s’intéresse à la réalité sociale qui construit les clichés, et conduit à une forme de dégénérescence d’une culture alternative qui a oublié ses origines et la noblesse de son peuple, et celle de ceux qui se sont battus pour des droits, dans la non-obsession pour un capitalisme qu’ils regardaient avec défiance, puisque leurs ancêtres eux-mêmes étaient monnayés des deux côtés de l’Atlantique, par des gens des deux couleurs.

Le premier film de super-héros de l’année 2018 est donc magnifiquement politique et son discours n’a rien à voir avec les petits conflits shakespeariens d’un Thor ou les sempiternelles menaces que peut représenter le vilain Ultron dans le second Avengers. Tout cela n’avait qu’une portée récréative. Et que dire des tiraillements pubères de l’ado Spider-Man et de ses multiples ennemis qui, là encore, ne sont qu’une forme masquée des teen movies des années 70 ou 80 à la John Hugues ? La revanche des nerds, geeks, bigleux, des moins populaires du bahut… De Porky’s à Kick-Ass, n’est-ce pas un peu le même combat ?

Le cinéaste Ryan Coogler (Creed, Fruitvale Station) assume son approche d’auteur qui passe par le texte et les sous-textes. Son passif (Fruitvale Station) démontre sa capacité à capter la complexité de l’humain. Il laisse les personnages noirs argumenter entre eux, déployer non pas une vision de leur communauté, mais une dualité de points de vue, tout en infligeant une belle leçon aux Blancs qui se sentiraient un peu trop puissants, de par leur héritage inné.

Photo de Michael B. Jordan et Chadwick Boseman dans Black Panther

Photo: Matt Kennedy © Marvel Studios 2018

Ramener le combat pour les droits civiques à notre époque contemporaine

Avec un scénario intelligent qui se pare de la lutte pour les droits civiques pour faire résonner un discours de rancœur et de vengeance, Coogler ravive le combat mythique pour les droits civiques des années 50-60 qui ne peuvent être considérés comme achevés, puisque les avancées sont sans cesse remises en question aux USA, jusqu’à l’élection d’un populiste en 2017 à la tête de l’exécutif. Le jeune roi T’Challa (impeccable Chadwick Boseman, qui a l’attitude, les courbes, le charisme et un accent africain assumé) face à son ancien ami, Erik Killmonger joué par Michael B. Jordan, ravive à l’écran le conflit entre Martin Luther King et Malcolm X et leurs divergences quant à la réponse à apporter au racisme à l’égard de leur communauté. Le personnage de Chadwick Boseman ne représenterait-il pas le grand échec de la communauté noire sous une forme de conformisme et du refus de la violence pour changer les mentalités ? Sa réticence à la radicalité devient une forme d’acceptation de la violence de l’autre. Dans un premier temps, il souhaite que Wakanda, sa nation, une super-puissance secrète, d’une force et d’une richesse souterraine incroyables, reste à l’écart des conflits terrestres, dissimulée derrière la façade d’un pays en développement. Malgré son opulence, Wakanda ne vient pas en aide au peuple noir qui souffre dans le reste de l’Afrique ou en Amérique du Nord. Extrémiste dans son désir de vengeance aigre, Erik Killmonger a bien l’intention de s’emparer de la puissance de Wakanda pour rassembler la population noire en une armée prête à l’ultime combat, une guerre raciale et donc raciste, où la haine envers celui qui est différent doit conduire à sa soumission. L’histoire qui se répète donc.

Un appel à l’union africaine ?

Face à notre Panthère noire intègre, le personnage imposant de Michael B. Jordan (Creed) excelle en ambiguïtés : ce Malcom X revu et corrigé pour notre époque s’emporte avec la fougue de son âge ; sa rancœur est dictée par la réalité des faits. Il sera le déclic puissant qui éveillera la conscience de T’Challa / Black Panther ; c’est lui qui va le contraindre à s’extirper de son retrait royal, du conformisme embourgeoisé pour enfin lutter afin d’unir son continent, l’Afrique.

Alors que l’un veut répondre aux inégalités raciales, aux affronts faits au peuple noir par le silence, la neutralité, l’autre veut foudroyer la Terre de sa colère et imposer la suprématie noire sur le globe. Un débat qui divisait déjà la communauté noire aux USA dans les années 50 et 60, et trouvait un écho en Afrique, partagée entre des nationalismes en fureur et l’idée des Etats-Unis d’Afrique, en dépit de la diversité culturelle, linguistique et historique de ce continent. Dans un compromis et un équilibre réfléchi, Ryan Coogler y apporte une réponse : l’action, mais elle doit être mesurée, réfléchie… S’il n’y a pas une pensée blanche aux USA, l’unicité des points de vue chez la population noire est tout aussi chimérique, car en politique, le consensus ne peut jamais être vraiment atteint. Et les chemins des deux jeunes protagonistes qui vont grandir en adversaires reflètent cette inégalité de départ.

Alors que le mouvement Black Lives Matter, né aux USA sous Obama et son impuissance, agrège face à la répression policière, Black Panther en 2020 demeure d’une cruelle actualité philosophique, car le film offre essentiellement une réflexion sur l’engagement et ce que l’on décide d’en faire. La propagation des causes et les réponses parfois outrancières des deux bords, exacerbées par l’outil du réseau social, bute sur la complexité de penser. Black Panther invite donc, sous couvert de divertissement, à réfléchir aux armes à employer pour lutter contre les racismes et pour rendre l’engagement constructif et non fratricide.

Quid du film de super-héros dans tout cela ?

Quid de Black Panther en temps que film de super-héros? Est-il efficace ? L’action, c’est ce qui fait aussi un bon ou un mauvais épisode dans une franchise, et pour toucher le public, il faut aussi aller au-delà du discours en valorisant le spectacle. Pour le spectateur blanc qui a besoin de s’identifier au mâle dominant à l’écran, si possible un loser terrestre gratifié d’un don qui va lui donner un sentiment de supériorité cathartique acquis par la fiction, le danger d’un film comme Black Panther dépend donc de la faculté d’adaptation des spectateurs caucasiens aux exploits de protagonistes noirs. Le public hétéro noir ou blanc pourrait avoir les mêmes difficultés face à une œuvre où les personnages seraient homosexuels, avec des enjeux métaphoriques universelles. L’acceptation du spectateur blanc de voir un film dont il n’est pas le héros qui va sauver le monde et ne parle pas de lui, était loin d’être acquise en 2016 quand Disney lançait le chantier du film. La multinationale faisait pour le coup un pari unique dans l’histoire : que le spectateur oublie sa couleur pour apprécier les personnages pour ce qu’ils sont, des figures de fiction pertinentes, avec des causes globales qui vont de ce fait parler à chacun.

Bingo. Dans Black Panther, les personnages sont nobles, puissamment bâtis, d’une bonté d’âme qui force l’adhésion, y compris la gente féminine avec la présence guerrière interprétée par Danai Gurira, que l’on connaissait en tant que Michonne dans The Walking Dead. Avec son look félin d’une Grace Jones contemporaine, sa présence enterre toutes les Amazones de pacotille de l’île de Wonder Woman sorti peu avant et dont on se souvient encore amusé du surjeu de Robin Wright qui ne nous avait pas convaincus. Il en va de même du charisme de Lupita Nyong’o, à la beauté singulière qui, de par son charme prégnant, décrédibilise les produits féminins issus de fabriques à plastique et autres bimbos que ce type de cinéma aime dupliquer ; nous nommerons volontiers Megan Fox ou Nicola Peltz dans les Transformers de Monsieur Michael Bay, par exemple, pour pointer du doigt un type de divertissement pompier auquel Black Panther se situe aux antipodes.

Danai Gurira et Lupita Nyong'o dans Black Panther

Okoye (Danai Gurira), Nakia (Lupita Nyong’o) et Ayo (Florence Kasumba) Photo : Matt Kennedy
© Marvel Studios 2018

L’alliance de l’élégance et du spectaculaire

Loin de ressembler à un film de super-héros ad hoc, où le surhomme sauve la terre, Black Panther concentre son action sur les enjeux politiques et humains, ceux d’un pays, d’une nation, d’une couleur, mais aussi d’un fils. La filiation est un autre thème qui unit les peuples. L’action n’en est pas pour autant diminuée, et loin d’être inefficace. Avec une très belle course-poursuite en Corée du Sud où la réalisation sur roues est d’une fluidité remarquable, et des batailles à taille humaine qui donnent du caractère aux luttes armées, Black Panther a l’élégance du spectaculaire. L’action est plus fine, même quand elle se veut tribale ; la tenue de la panthère noire est gracieuse, et sa réponse aux conflits familiaux qui rongent son accession au pouvoir est magnanime.

Jusqu’aux acteurs, Black Panther porte en lui la classe et l’élégance, alors que l’on se surprend à apprécier le kitsch des couleurs pimpantes qui viennent flasher sur l’écran, au détour de quelques tenues africaines et des cieux travaillés pour évoquer les splendeurs céleste du Roi Lion… Black Panther ne manque jamais d’idées visuelles qui le détachent du tout-venant des autres productions Marvel. Il travaille sa différence dans le talent, car dans son imagerie de grand spectacle de science-fiction, il est aussi respectueux de l’Afrique tribale qui l’a enfantée.

Sa différence ethnique est plus qu’un enjeu, elle devient un atout, un rafraîchissement dans un monde pollué par les clichés de notre culture, et également de la culture urbaine noire dont s’amuse également beaucoup Black Panther, sans chercher à en condamner l’identité qui s’est imposée en une réponse communautaire et sociale inéluctable face à l’aveuglement d’une Amérique empêtrée dans ses préjugés.

La vraie audace de Black Panther : son humanité

 

En finissant sur la pop urbaine du duo Kendrick Lamar / SZA (l’excellent single All the Stars qui n’aura pas eu le succès mérité), le blockbuster œuvre pour le meilleur dans la galaxie des Avengers, en étant avant tout un regard critique sur le monde, l’histoire des peuples, les évolutions ethnologiques, et gagne en densité dans son regard, plus riche qu’il n’y paraît sur son affiche de blockbuster. Un appel à l’Afrique à s’unir au lieu de s’autodétruire dans les luttes fratricides qui la saigne de ses richesses ? Probablement.

Audacieux dans ses différences, Black Panther traite avant tout de l’humain et donc de l’universel et se fait logiquement une place de choix au panthéon des meilleurs films Marvel sur grand écran. Ce vent de fraîcheur qui a changé Hollywood à jamais, c’est aussi l’image désormais éternelle du grand Chadwick Boseman, mort à 43 ans, deux ans après la sortie du film. Cette authentique tragédie personnelle devient un moment de chagrin collectif et à l’image du film, l’acteur est entré dans la légende.

Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 14 février 2018

Affiche française de Black Panther

2018 © Walt Disney Pictures, Marvel Film

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