Acteur, producteur et réalisateur français, Bernard Verley est né en 1939. Il a d’abord étudié les Beaux-arts à Lille, avant de se prendre de passion pour le théâtre. En arrivant à Paris, il a ainsi suivi le cours Dullin avant d’intégrer le fameux TNP de Jean Vilar. Même s’il adore la scène, Bernard Verley n’a pas méprisé le septième art où il a eu essentiellement à défendre des seconds rôles. Pourtant, sa carrière cinéma débute sur les chapeaux de roues avec le rôle-titre de Napoléon II, l’aiglon (Claude Boissol, 1961), puis le second de Les honneurs de la guerre (Jean Dewever, 1961).
Toutefois, il privilégie alors sa carrière théâtrale et ne revient qu’à la fin des années 60 au service d’auteurs plus confidentiels et exigeants. On le voit chez Guy Gilles (L’amour à la mer et Au pan coupé) ou encore chez Luis Buñuel qui lui offre le rôle de Jésus dans La voie lactée (1969), puis le réemploie dans Le fantôme de la liberté (1974).
Par la suite, il devient aussi un interprète d’Éric Rohmer pour L’amour, l’après-midi (1972), ou encore de François Jouffa pour La bonzesse (1974). Après une longue pause théâtrale, Bernard Verley revient au grand écran avec l’étrange Asphalte (Denis Amar, 1981), mais les années 80 le voient bouder le cinéma. On le retrouve plus tard dans L’accompagnatrice (Claude Miller, 1992), Hélas pour moi (Jean-Luc Godard, 1993), Une nouvelle vie (Olivier Assayas, 1993), La reine Margot (Patrice Chéreau, 1994), L’ange noir (Jean-Claude Brisseau, 1994) et Elisa (Jean Becker, 1995).
Le comédien confirme l’excellence de ses choix, portés vers un cinéma d’auteur important, tout en étant de plus en plus présent également à la télévision dans des téléfilms et autres séries populaires. On le revoit dans Lucie Aubrac (Claude Berri, 1997), Au cœur du mensonge (Claude Chabrol, 1999), La dilettante (Pascal Thomas, 1999), Mon petit doigt m’a dit… (Pascal Thomas, 2005), Lady Chatterley (Pascale Ferran, 2006), Associés contre le crime (Pascal Thomas, 2012), Rodin (Jacques Doillon, 2017), Grâce à Dieu (François Ozon, 2018) et il a plus récemment participé à la dramatique télé Diane de Poitiers (2022) mise en scène par Josée Dayan.
A noter que le comédien a également été producteur et a tâté de la réalisation sur un très court segment d’un film collectif consacré au sida en 1995.