Deadpool 2 : la critique du film (2018)

Action, Film de super-héros | 1h59min
Note de la rédaction :
3/10
3
Deadpool 2 affiche française

  • Réalisateur : David Leitch
  • Acteurs : Josh Brolin, Ryan Reynolds, Eddie Marsan, Zazie Beetz, T.J. Miller
  • Date de sortie: 16 Mai 2018
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : Deadpool 2
  • Titres alternatifs : -
  • Année de production : 2017
  • Scénariste(s) : Paul Wernick, Rhett Reese
  • Directeur de la photographie : Jonathan Sela
  • Compositeur : Tyler Bates
  • Société(s) de production : Twentieth Century Fox, Marvel Enterprises, Kinberg Genre, Donners' Company
  • Distributeur (1ère sortie) : Twentieth Century Fox
  • Éditeur(s) vidéo : 20th Century Home Entertainment
  • Date de sortie vidéo : 17 octobre 2018
  • Box-office France / Paris-périphérie : 2 600 250 entrées / 633 896 entrées
  • Box-office nord-américain / Hors USA 318 491 426 $ / 443 035 031 $
  • Budget : 110 000 000$
  • Rentabilité :
  • Classification : Interdit aux moins de 12 ans : "en raison de nombreuses scènes particulièrement violentes, atténuées par un second degré humoristique qui ne peut être perçu par un jeune public, la commission propose pour ce film une interdiction aux mineurs de moins de douze ans." (CNC)
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleurs - DCP / Son : Dolby SR-SRD, SDDS
  • Festivals et récompenses : -
  • Illustrateur / Création graphique : Michael Muller
  • Crédits : Affiche © 2018 Twentieth Century Fox Corporation. © 2016 Marvel - Michael Muller / Copyrights : 20th Century Fox Domestic Theatrical Creative Advertising / Illustration : James Goodridge
  • Franchises : Deadpool, X-Men
Note des spectateurs :

Une série de punchlines en guise de dialogues, des références pop pour faire plaisir au peuple, et des turpitudes collectives dans la grande mode des blockbusters de la décennie. Deadpool 2 est surtout un divertissement familial inoffensif.

Synopsis : L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque !
Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts.

Couperet sur la Twentieth Century Fox

Critique : Quand, en mai 2018, Deadpool 2 sort en salle, il fait office de blockbuster absolu pour les spectateurs amateurs de spectacles Marvel. Alors que les AntMan et autres Doctor Strange n’ont jamais côtoyé les sommets au box-office, il est important de voir que pour Disney Studio, Deadpool est devenu en un essai un personnage tellement culte pour la nouvelle génération de spectateurs, qu’il faut l’arracher, lui et ses acolytes de X-Men, du catalogue de la Twentieth Century Fox. Même si les répliques grossières de l’antihéros ne sont pas Disney friendly dans l’esprit, les 363 000 000$ amassés sur le seul territoire nord-américain en font un pur produit Marvel dans l’âme, de ceux qu’on affectionne au temple des reboot live, des spinoff Star Wars et des consortiums partouzards de super-héros.

Comment la hype a tué Deadpool 2

Et il est vrai que Deadpool 2 était aguicheur. Dans ce sequel hypé jusqu’à l’écœurement, qui précipitera un peu plus la chute de la Twentieth Century Fox en ravivant l’intérêt du rachat du géant historique hollywoodien par le grand  Disney, le film ne dissimule jamais ses ambitions de pur produit. Tout a été confectionné pour casser la baraque sans chercher à inoculer le moindre talent d’écriture et de narration. Le prétexte pour taire la critique est simple :  le concept entier de Deadpool au cinéma est de mettre à mal les principes de construction, pour déboulonner la fiction super-héroïque et s’adonner à l’exercice de méta-cinéma pompier avec des allers-retours constants entre le narrateur Deadpool, sacrément dépressif au début, après la mort de sa belle.

Ryan Reynolds cabotine comme jamais

Mais à force d’emphase grotesque pour assurer plus de vannes, de punchlines grossières et de références à la pop-culture consanguines, et pataugeant dans le méta-ciné triste, cette grosse légume du box-office finit par devenir l’archétype de l’accident industriel dans lequel tout s’effiloche pour accoucher d’un véritable déni de cinéma.

La vie ébranlée et explosée de Deadpool qu’il tâche de reconstruire dans des rapprochements improbables devient totalement dévoyée par l’obsession de paraître plus cool que cool, avec un progressisme de bienveillance qui démontre que le projet, consistant à monter une nouvelle équipe, la X Force, autour d’outsiders, est contraire au mauvais esprit du personnage qui n’a plus rien de l’antihéros attendu. Plus bouffon et cabotin que jamais, l’acteur Ryan Reynolds touche le fond dans une carrière où il n’aura jamais su être autre chose que minet et insolent, demeurant, au même stade que ses potes acteurs de la team Marvel, incapable d’avoir une carrière de superstar à la Tom Cruise, en dehors des déluges d’effets pétaradants commandités par le studio Marvel. Sûr d’avoir trouvé en ce personnage la rédemption commerciale dont il rêvait, Reynolds tombe dans tous les pièges de la sur-interprétation narcissique.

Marvel sur Cinédweller

Courses-poursuites destructives, déflagrations, méchant qui pète un “Cable” (nom du vilain bien frustre) et qui en veut à la peau d’un gosse qu’il faudra sauver coûte que scout, dialogues populos… Deadpool 2 s’est sacrément amoché dans son exercice d’irrévérences, perdant en France plus de 1 100 000 entrées par rapport à son prédécesseur en France.

Migraine mutante et exponentielle et addiction au paracétamol assurés.

Critique de Frédéric Mignard

Les sorties de la semaine du 16 mai 2018

Deadpool 2 affiche française

© 2018 Marvel – Twentieth Century Fox

Connaissez-vous les films de la Twentieth Century Fox?

Trailers & Vidéos

trailers
x
Deadpool 2 affiche française

Bande-annonce de Deadpool 2

Action, Film de super-héros

x