Acteur français, Jean-Pierre Castaldi a effectué une partie de sa formation au cours Simon et auprès de Jean-Laurent Cochet. Il débute au cinéma avec Angélique, marquise des anges (Borderie, 1964) où il ne fait qu’apparaître. Castaldi est davantage sollicité au théâtre à ses débuts.
Castaldi, second rôle remarqué
Au cinéma, on commence à le voir dans des rôles un peu plus conséquents au début des années 70. Il est notamment journaliste dans L’affaire Dominici (Bernard-Aubert, 1973), mais aussi sergent dans R.A.S. (Boisset, 1973) et Le train (Granier-Deferre, 1973). Il tourne alors pour Marcel Carné (La merveilleuse visite, 1974) et s’internationalise avec French Connection 2 (Frankenheimer, 1975), puis intègre le casting d’un James Bond avec Moonraker (Gilbert, 1979).
Parallèlement, il tourne beaucoup pour la télévision. On le retrouve au casting de La boum (Pinoteau, 1980), Les uns et les autres (Lelouch, 1981), Pour cent briques, t’as plus rien (Molinaro, 1982), Le jumeau (Robert, 1984), Palace (Molinaro, 1985), La rumba (Hanin, 1987), Helsinki-Napoli (Kaurismaki, 1987) et Quelques jours avec moi (Sautet, 1988).
Jean-Pierre Castaldi, tout en jouant toujours beaucoup pour la télévision et poursuivant une intense carrière théâtrale se fait remarquer en policier dans Ripoux contre ripoux (Zidi, 1990), mais il tourne aussi pour Robert Altman dans Vincent et Théo (1990).
Une carrière variée et toujours très active
Il continue à jouer dans des comédies populaires comme Promotion canapé (Kaminka, 1990). On le voit dans Lune froide (Bouchitey, 1991), Profil bas (Zidi, 1993) et Ma femme me quitte (Kaminka, 1996). C’est toutefois Claude Zidi qui lui offre une très belle opportunité en incarnant le légionnaire Caius Bonus dans Astérix & Obélix contre César (1999). Il connaît là son plus beau succès personnel et fait rire des armées de gosses des années 90.
On retrouve Castaldi à l’affiche de D’Artagnan (Hyams, 2001), Travaux, on sait quand ça commence… (Roüan, 2005) et il joue son propre rôle dans le déplorable Astérix aux Jeux olympiques (Forestier, Langmann, 2008).
Moins présent à l’écran au cours de la dernière décennie, Jean-Pierre Castaldi est pourtant resté très actif, arpentant les planches dans plusieurs pièces à succès. On rappellera également qu’il a été marié avec l’actrice Catherine Allégret (fille de Simone Signoret), avec laquelle il a eu un fils : l’animateur de télévision Benjamin Castaldi.
Filmographie de Jean-Pierre Castaldi
(Acteur, longs métrages)
- 1964 : Angélique, marquise des anges de Bernard Borderie (non crédité)
- 1968 : La Chamade d’Alain Cavalier
- 1968 : Ho ! de Robert Enrico
- 1969 : L’Arbre de Noël (The Christmas Tree) de Terence Young
- 1970 : Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville
- 1971 : La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre
- 1972 : L’Attentat d’Yves Boisset
- 1972 : Ras le bol de Michel Huisman
- 1972 : Décembre de Mohammed Lakhdar-Hamina
- 1973 : L’Affaire Dominici de Claude Bernard-Aubert
- 1973 : R.A.S. d’Yves Boisset
- 1973 : Le Train de Pierre Granier-Deferre
- 1974 : La Race des seigneurs de Pierre Granier-Deferre
- 1974 : Le Passager (Caravan to Vaccarès) de Geoffrey Reeve
- 1974 : La Merveilleuse Visite de Marcel Carné
- 1975 : French Connection 2 de John Frankenheimer
- 1977 : Nous irons tous au paradis d’Yves Robert
- 1979 : Moonraker de Lewis Gilbert
- 1980 : La Boum de Claude Pinoteau
- 1981 : Les Uns et les Autres de Claude Lelouch
- 1981 : Putain d’histoire d’amour de Gilles Béhat
- 1982 : Ménage à trois (Better Late Than Never) de Bryan Forbes
- 1982 : Pour 100 briques t’as plus rien… d’Édouard Molinaro
- 1983 : Le Voleur de feuilles de Pierre Trabaud
- 1984 : Le Jumeau de Yves Robert
- 1985 : Palace d’Édouard Molinaro
- 1985 : Monsieur de Pourceaugnac de Michel Mitrani
- 1986 : Yiddish Connection de Paul Boujenah
- 1986 : Sarraounia de Med Hondo
- 1987 : La Rumba de Roger Hanin
- 1987 : Helsinki-Napoli de Mika Kaurismäki
- 1988 : La Maison dans la dune de Michel Mees
- 1988 : Quelques jours avec moi de Claude Sautet
- 1989 : Suivez cet avion de Patrice Ambard
- 1989 : Les cigognes n’en font qu’à leur tête de Didier Kaminka
- 1990 : Promotion canapé de Didier Kaminka
- 1990 : Ripoux contre ripoux de Claude Zidi
- 1990 : Vincent et Théo de Robert Altman
- 1991 : Tchin-Tchin de Gene Saks
- 1991 : Money de Steven Hilliard Stern
- 1991 : Lune froide de Patrick Bouchitey
- 1992 : Les Ténors de Francis de Gueltzl
- 1992 : Coup de jeune de Xavier Gélin
- 1992 : L’Œil écarlate de Dominique Roulet
- 1992 : Les Amies de ma femme de Didier Van Cauwelaert
- 1993 : Profil bas de Claude Zidi
- 1996 : Ma femme me quitte de Didier Kaminka
- 1997 : Arlette de Claude Zidi
- 1999 : Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi
- 2001 : D’Artagnan de Peter Hyams
- 2002 : Ma femme… s’appelle Maurice de Jean-Marie Poiré
- 2002 : The Extremists de Christian Duguay
- 2003 : Un tueur aux trousses (Quicksand) de John Mackenzie
- 2004 : Georges et le Dragon de Tom Reeve
- 2005 : Travaux, on sait quand ça commence… de Brigitte Rouan
- 2008 : Astérix aux Jeux Olympiques de Thomas Langmann et Frédéric Forestier
- 2009 : Streamfield, les carnets noirs de Jean-Luc Miesch
- 2012 : Un Marocain à Paris de Saïd Naciri
- 2013 : Le Casse des casses de Florian Hessique
- 2013 : Hasta mañana de Sébastien Maggiani et Olivier Vidal