Acteur, scénariste et réalisateur italien, Fausto Tozzi est né en 1921 à Rome et a commencé par effectuer des études en comptabilité. Durant sa prime jeunesse, il a enchaîné les petits boulots et devient sténographe. C’est en exerçant cette fonction auprès de Sergio Amidei, célèbre scénariste du néoréalisme, qu’il est introduit dans le monde assez fermé du cinéma d’après-guerre. Dès lors, Fausto Tozzi débute en tant que scénariste sur des films comme Mon fils professeur (Renato Castellani, 1946) et Sous le soleil de Rome (Renato Castellani, 1948). Il est aussi crédité pour le script de La fille des marais (Augusto Genina, 1949) ou encore de Les fiancés de Rome (Luciano Emmer, 1952).
Pourtant, en se rendant sur les plateaux en tant qu’assistant, on lui propose souvent de passer devant la caméra pour des rôles secondaires. Ses contributions s’étoffent au fil des années et Fausto Tozzi devient ainsi un acteur très apprécié des réalisateurs pour lesquels il joue. On le voit ainsi dans Traqués dans la ville (Pietro Germi, 1951) et parvient même à devenir le héros-titre du film Marco la Bagarre (Giuseppe Bennati, 1953). A cette époque, il incarne souvent des rôles de durs dans des œuvres comme L’affranchi (Vittorio Cottafavi, 1954), mais il se diversifie et on peut encore l’apprécier dans le superbe Le Château des amants maudits (Riccardo Freda, 1956), puis dans Le secret du Chevalier d’Éon (Jacqueline Audry, 1959), Constantin le grand (Lionello De Felice et Irving Rapper, 1961). Il sacrifie à la mode du péplum et joue ainsi dans Le Cid (Anthony Mann, 1961), Shéhérazade (Pierre Gaspard-Huit, 1963).
Fausto Tozzi n’hésite pas à tourner dans des productions internationales comme L’extase et l’agonie (Carol Reed, 1965), Le marin de Gibraltar (Tony Richardson, 1967), La faute de l’abbé Mouret (Georges Franju, 1970) ou Cosa Nostra (Terence Young, 1972).
En 1971, il choisit de passer pour la seule et unique fois de sa carrière derrière la caméra avec la comédie Trastevere (1971) qu’il a également écrite pour Nino Manfredi. Durant les années 70, Fausto Tozzi retrouve des rôles de durs à cuire dans des films policiers alors en vogue. On le voit notamment dans La fureur d’un flic (Mario Gariazzo, 1973), L’homme aux nerfs d’acier (Michele Lupo, 1973), Tireur d’élite (Giuseppe Rosati, 1975) et La peur règne sur la ville (Giuseppe Rosati, 1976). Il tourne encore dans le film familial L’étalon noir (Carroll Ballard, 1979) et décède prématurément d’une insuffisance respiratoire en décembre 1978 à l’âge de 57 ans.