Fausto Tozzi

Acteur, Réalisateur, Scénariste
Le château des amants maudits, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Italien
  • Date de naissance : 29 octobre 1921 à Rome (Italie)
  • Date de décès : 10 décembre 1978 à Rome (Italie)
  • Crédit visuel : © 1956 Electra Compagnia Cinematografica - Franco London Films. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur, scénariste et réalisateur italien, Fausto Tozzi est né en 1921 à Rome et a commencé par effectuer des études en comptabilité. Durant sa prime jeunesse, il a enchaîné les petits boulots et devient sténographe. C’est en exerçant cette fonction auprès de Sergio Amidei, célèbre scénariste du néoréalisme, qu’il est introduit dans le monde assez fermé du cinéma d’après-guerre. Dès lors, Fausto Tozzi débute en tant que scénariste sur des films comme Mon fils professeur (Renato Castellani, 1946) et Sous le soleil de Rome (Renato Castellani, 1948). Il est aussi crédité pour le script de La fille des marais (Augusto Genina, 1949) ou encore de Les fiancés de Rome (Luciano Emmer, 1952).

Pourtant, en se rendant sur les plateaux en tant qu’assistant, on lui propose souvent de passer devant la caméra pour des rôles secondaires. Ses contributions s’étoffent au fil des années et Fausto Tozzi devient ainsi un acteur très apprécié des réalisateurs pour lesquels il joue. On le voit ainsi dans Traqués dans la ville (Pietro Germi, 1951) et parvient même à devenir le héros-titre du film Marco la Bagarre (Giuseppe Bennati, 1953). A cette époque, il incarne souvent des rôles de durs dans des œuvres comme L’affranchi (Vittorio Cottafavi, 1954), mais il se diversifie et on peut encore l’apprécier dans le superbe Le Château des amants maudits (Riccardo Freda, 1956), puis dans Le secret du Chevalier d’Éon (Jacqueline Audry, 1959), Constantin le grand (Lionello De Felice et Irving Rapper, 1961). Il sacrifie à la mode du péplum et joue ainsi dans Le Cid (Anthony Mann, 1961), Shéhérazade (Pierre Gaspard-Huit, 1963).

Fausto Tozzi n’hésite pas à tourner dans des productions internationales comme L’extase et l’agonie (Carol Reed, 1965), Le marin de Gibraltar (Tony Richardson, 1967), La faute de l’abbé Mouret (Georges Franju, 1970) ou Cosa Nostra (Terence Young, 1972).

En 1971, il choisit de passer pour la seule et unique fois de sa carrière derrière la caméra avec la comédie Trastevere (1971) qu’il a également écrite pour Nino Manfredi. Durant les années 70, Fausto Tozzi retrouve des rôles de durs à cuire dans des films policiers alors en vogue. On le voit notamment dans La fureur d’un flic (Mario Gariazzo, 1973), L’homme aux nerfs d’acier (Michele Lupo, 1973), Tireur d’élite (Giuseppe Rosati, 1975) et La peur règne sur la ville (Giuseppe Rosati, 1976). Il tourne encore dans le film familial L’étalon noir (Carroll Ballard, 1979) et décède prématurément d’une insuffisance respiratoire en décembre 1978 à l’âge de 57 ans.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 1978

Filmographie :

Acteur (longs-métrages de cinéma uniquement) :

  • 1951 : Il caimano del Piave de Giorgio Bianchi
  • 1951 : Traqué dans la ville (La città si difende) de Pietro Germi
  • 1952 : Fratelli d’Italia de Fausto Saraceni
  • 1952 : La Tanière des brigands (Il Brigante di Tacca del Lupo) de Pietro Germi
  • 1953 : Marco la Bagarre (Musoduro) de Giuseppe Bennati
  • 1954 : I cinque dell’adamello de Pino Mercanti
  • 1954 : Siempre Carmen de Giuseppe Maria Scotese
  • 1954 : L’Affranchi (Nel gorgo del peccato) de Vittorio Cottafavi
  • 1954 : L’Amour d’une mère (La corda d’acciaio) de Carlo Borghesio
  • 1954 : La Maison du souvenir (Casa Ricordi) de Carmine Gallone
  • 1955 : Canzoni di tutta Italia de Domenico Paolella
  • 1955 : Terroristi a Madrid de Margarita Alexandre et Rafael Maria Torrecilla
  • 1955 : Les Révoltés (Il mantello rosso) de Giuseppe Maria Scotese
  • 1955 : Divisione Folgore de Duilio Coletti
  • 1955 : Les Anges aux mains noires (La ladra) de Mario Bonnard
  • 1955 : Un po’ di cielo de Giorgio Moser
  • 1956 : Le Château des amants maudits (Beatrice Cenci) de Riccardo Freda
  • 1956 : À toi… toujours (Casta diva) de Carmine Gallone
  • 1957 : La grande caccia d’Arnold Belgard et Edoardo Capolino
  • 1958 : El Alamein de Guido Malatesta
  • 1958 : Le ciel brûle (Il cielo brucia) de Giuseppe Masini
  • 1958 : Quando gli angeli piangono de Marino Girolami
  • 1959 : Quai des illusions d’Émile Couzinet
  • 1959 : Un homme facile (Un uomo facile) de Paolo Heusch
  • 1959 : La Traversée fantastique (Dagli Appennini alle Ande) de Folco Quilici
  • 1959 : Le Secret du chevalier d’Éon de Jacqueline Audry
  • 1959 : Dans les griffes des Borgia (La notte del grande assalto) de Giuseppe Maria Scotese
  • 1960 : Les Amants de la Terre de feu (Questo amore ai confini del mondo) de Giuseppe Maria Scotese
  • 1961 : Constantin le Grand (Costantino il grande) de Lionello De Felice
  • 1961 : Saint-Tropez Blues de Marcel Moussy
  • 1961 : Le Retour du docteur Mabuse (Im Stahlnetz des Dr. Mabuse) de Harald Reinl
  • 1961 : Le Cid (El Cid) d’Anthony Mann
  • 1961 : Les Mille et Une Nuits (Le Meraviglie di Aladino) de Henry Levin et Mario Bava
  • 1962 : Héros sans retour (Marcia o crepa) de Frank Wisbar
  • 1962 : Le Mercenaire (La Congiura dei Dieci) de Baccio Bandini et Étienne Périer
  • 1963 : Le Jour le plus court de Bruno Corbucci
  • 1963 : Shéhérazade de Pierre Gaspard-Huit
  • 1964 : Alerte à Gibraltar de Pierre Gaspard-Huit
  • 1964 : La Rancune (The Visit) de Bernhard Wicki
  • 1965 : Les Mercenaires du Rio Grande (Der Schatz der Azteken) de Robert Siodmak
  • 1965 : Les Mercenaires du Rio Grande (Die Pyramide des Sonnengottes) de Robert Siodmak – suite du film précédent
  • 1965 : L’Extase et l’Agonie (The Agony and the Ecstasy) de Carol Reed
  • 1966 : Duel au couteau (I coltelli del vendicatore) de Mario Bava
  • 1967 : L’homme qui a tué Billy le Kid (El hombre que mató a Billy el Niño) de Julio Buchs
  • 1967 : Le Marin de Gibraltar (The Sailor from Gibraltar) de Tony Richardson
  • 1969 : Le Rendez-vous (The Appointment) de Sidney Lumet
  • 1970 : La Faute de l’abbé Mouret de Georges Franju
  • 1970 : Un homme nommé Sledge (A Man Called Sledge) de Vic Morrow
  • 1971 : Mazzabubù… Quante corna stanno quaggiù? de Mariano Laurenti
  • 1971 : Les Dynamiteros (The Deserter) de Niksa Fulgosi et Burt Kennedy
  • 1971 : Miracle à l’italienne (Per grazia ricevuta) de Nino Manfredi
  • 1972 : Cosa Nostra de Terence Young
  • 1972 : Action héroïne / La Filière (Afyon oppio) de Fernandino Baldi
  • 1973 : L’Autre Face du parrain de Franco Prosperi
  • 1973 : Chino (Valdez, il mezzosangue) de John Sturges et Duilio Coletti
  • 1973 : La Fureur d’un flic (La mano spietata della legge) de Mario Gariazzo
  • 1973 : L’Homme aux nerfs d’acier (Dio, sei proprio un padreterno !) de Michele Lupo
  • 1973 : Les Amazones (Le guerriere dal seno nudo) de Terence Young
  • 1974 : Quelli che contano d’Andrea Bianchi
  • 1974 : Jo le Fou (Crazy Joe) de Carlo Lizzani
  • 1975 : L’altro Dio d’Elio Bartolini
  • 1975 : Tireur d’élite (La Polizia interviene: ordine di uccidere) de Giuseppe Rosati
  • 1976 : La peur règne sur la ville (Paura in città) de Giuseppe Rosati
  • 1976 : L’Exécuteur / Braquage à 20 millions (Gli esecutori) de Maurizio Lucidi et Guglielmo Garroni
  • 1976 : Il colpaccio de Bruno Paolinelli
  • 1976 : Oh, Serafina ! d’Alberto Lattuada
  • 1979 : L’Étalon noir (The Black Stallion) de Carroll Ballard

Réalisateur :

  • 1971 : Trastevere
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