Acteur français, Jean-Pol Dubois débute une brillante carrière théâtrale dans les années 70. Il est dirigé par Jean-Louis Barrault, Philippe Adrien ou Didier Bezace, qui lui confie un seul en scène dans Héloïse et Abélard – Jours tranquilles en Champagne (Festival d’Avignon 1986). Plus tard, il collabore avec Roger Planchon au TNP de Villeurbanne, puis d’autres metteurs en scène comme Jean-Louis Benoit.
En parallèle à son activité scénique, Jean-Pol Dubois est prolifique à la télévision et au cinéma, où il apparaît pour la première fois en 1980. Il tient en effet le rôle-titre dans Anthracite d’Édouard Niermans, aux côtés de Jean Bouise et Bruno Cremer. Il joue ensuite des seconds rôles, avec La provinciale (1980) de Claude Goretta, La gueule du loup (1981) de Michel Léviant, L’honneur d’un capitaine (1982) de Pierre Schoendoerffer, Les îles (1983) d’Iradj Azimi, Target (1985) d’Arthur Penn ou La vie et rien d’autre (1989) de Bertrand Tavernier.
Officier dans Allons z’enfants (1981) d’Yves Boisset, voisin de Brigitte Fossey dans Le jeune marié (1983) de Bernard Stora, chef de Jugnot dans Le beauf (1987) d’Yves Amoureux, comptable dans Radio Corbeau (Boisset, 1989), il imprime chacune de ses apparitions. Dans les années 90, il est à l’affiche de L’Autrichienne (1990) de Pierre Granier-Deferre, avant d’incarner un prêtre dans Louis, enfant roi (Planchon, 1993) et un juge dans Le tronc (Faroux, Zéro, 1993).
On le retrouve en entrepreneur dans Vidocq (Pitof, 2001), aumônier dans Fanfan la Tulipe (2003) de Gérard Krawczyk, médecin dans Le coût de la vie (2003) de Philippe Le Guay, ou cardinal dans La princesse de Montpensier (Tavernier, 2010). Sa carrière au cinéma et sur les planches se poursuivra jusqu’en 2017.
Jean-Pol Dubois est décédé en juillet 2025.