Acteur américain, R. Lee Ermey est né en 1944 à Emporia dans le Kansas où il mène une adolescence compliquée marquée par des faits de délinquance.
R. Lee Ermey, un militaire de carrière
Afin de se juguler lui-même, Ronald Lee Ermey s’engage en 1961 dans le corps des Marines. A partir de 1965, alors que la guerre du Vietnam fait rage, il est instructeur dans le centre de recrutement de San Diego. Finalement, il est envoyé au Vietnam, puis continue sa carrière militaire dans l’île japonaise d’Okinawa. Toutefois, R. Lee Ermey est réformé en 1972 à cause de défaillances psychologiques liées aux traumatismes vécus au Vietnam.
De conseiller militaire à acteur, il n’y a qu’un pas…
Alors qu’il ne sait pas encore trop comment rebondir, il est engagé à Hollywood pour servir de conseiller militaire sur les films de guerre qui se tournent à la fin des années 70. On le voit ainsi dans Les boys de la compagnie C (Sidney J. Furie, 1978), tandis qu’il reste en retrait de l’écran dans Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979), tout en se servant de son expérience pour éclairer l’équipe sur les conditions des combats au Vietnam.
Progressivement, R. Lee Ermey est sollicité en tant qu’acteur et il tourne notamment dans Purple Hearts (1984), toujours pour le compte de Sidney J. Furie. Sa vie bascule totalement lorsque le grand Stanley Kubrick lui propose le rôle du sergent instructeur Hartman dans son Full Metal Jacket (1987). Ici, R. Lee Ermey reprend en quelque sorte son emploi des années 60, mais il en fait un personnage haut en couleur qui marque durablement les esprits. Cette prestation, pour la plupart improvisée par Ermey lui vaut une sacrée reconnaissance. Cela lui vaut une nomination aux Golden Globes en tant que meilleur second rôle.
Dès lors, R. Lee Ermey entame une longue carrière de second rôle pour des œuvres comme Mississippi Burning (Alan Parker, 1988), Autant en emporte Fletch ! (Michael Ritchie, 1989), mais aussi bon nombre de séries B et de séries télé.
Un second rôle très demandé dans les années 90-2000
Il est de retour à l’écran dans Body Snatchers (Abel Ferrara, 1993) toujours en militaire, puis intervient comme antagoniste dans Terrain miné (Steven Seagal, 1994), comme juge dans Meurtre à Alcatraz (Marc Rocco, 1995) et comme chef de la police dans Seven (David Fincher, 1995). En cette même année 1995, il commence à donner de la voix pour plusieurs dessins animés dont le célèbre Toy Story (John Lasseter, 1995). Au cours des années suivantes, il enchaîne des films de qualité comme La dernière marche (Tim Robbins, 1995), plaidoyer contre la peine capitale, mais aussi Fantômes contre fantômes (Peter Jackson, 1996) et les suites de Toy Story.
Après bon nombre de films mineurs, il est à nouveau plus inspiré en participant à Salton Sea (D.J. Caruso, 2002) avec Val Kilmer, le film d’horreur Willard (Glen Morgan, 2003) et surtout l’excellent remake de Massacre à la tronçonneuse (2003) par Marcus Nispel. D’ailleurs, R. Lee Ermey retrouve son rôle du shérif dans le préquel Massacre à la tronçonneuse : Le commencement (Jonathan Liebesman, 2006).
Sans doute fatigué par les tournages, R. Lee Ermey se concentre à cette époque sur les doublages de dessin animé. A l’écran, on le revoit dans la comédie Voisins du troisième type (Akiva Schaffer, 2012) qui constitue sa dernière prestation devant une caméra. R. Lee Ermey attrape une pneumonie mortelle en 2018 et il décède donc à l’âge de 74 ans.