Note des spectateurs :

Démarrages Paris 14h : Top Gun Maverick réussit le 5e démarrage annuel post-Covid, dans la crise, avec 2 329 entrées.

Tom Cruise alias Maverick dans Top Gun a bénéficié d’une promotion pharaonique avec Cannes et la venue de l’acteur au meilleur de sa forme. Toutefois les conséquences de la Covid rendent le démarrage de son nouveau à prendre avec des pincettes. Avec 2 329 entrées dans 30 salles, le blockbuster ne réussit pas dépasser les 2 329 spectateurs. L’orgie d’avant-premières le mardi soir a nettement diminué son pouvoir d’attraction en salle. Pour l’acteur, le score est toutefois supérieur à ses « petits films » , puisque Top Gun 2 dépasse La momie (2 214), Oblivion (2 187), Jack Reacher (2 000), Night and Day (1 984) ou Barry Seal (1 351). Repoussé de deux ans, le blockbuster réalisé par Joseph Kosinski a pour ambition de dépasser les 2 500 000 spectateurs. C’est possible.

Le 17 septembre 1986, Top Gun réussissait à un score de 2 062 spectateurs en première séance. La soirée avec l’attentat sanglant de la rue de Rennes à 17h20, allait diminuer son attractivité en soirée.

Les Crimes du futur de David Cronenberg démarre très mal

En 2e position des nouveautés, Les Crimes du futur de David Cronenberg, qui a divisé les critiques cannoises, réussit un démarrage un peu mou sur l’intramuros avec 771 spectateurs dans 25 salles. Le film avec Viggo Mortensen n’avait pas connu d’avant-premières la veille, ce qui est probablement une erreur de la part du distributeur. Il fera donc mieux en soirée, mais il laisse entrevoir une possibilité de malaise pour le public plus sensible. En banlieue, les premiers chiffres sont en revanche très mauvais, avec 198 entrées dans 45 salles, ce qui laisse présager une plus grande difficulté en province. C’est de très loin le pire démarrage de Cronenberg depuis au moins 17 ans. Les peu aimés Maps to the Stars et A dangerous Method avait ouvert à 1 400 tickets quand Cosmopolis avait désappointé 1 814 fans de Robert Pattinson. Pour les deux autres collaborations du Canadien avec Viggo Mortensen, il fallait compter plus de 2 000 spectateurs en première séance. Le contexte était différent. Cronenberg régnait. Mortensen sortait du Seigneur des anneaux. La fréquentation était optimale.

Audrey Dana au bord de la crise de nerf

Troisième grosse sortie de ce mercredi, Hommes au bord de la crise de nerfs est un énième dérapage pour la comédie française. Audrey Dana qui a connu le succès avec Sous les jupes des filles (démarrages Paris 14h de 2 506 entrées en juin 2014), a rarement eu d’impact auprès du public en dehors de ce film. L’actrice s’était essayée à la réalisation une seconde fois en 2017 avec Si j’étais un homme, le désastre artistique avait mis en difficulté son distributeur, Wild Bunch avec 380 spectateurs à Paris 14h et une fin de carrière à 160 000 entrées, très loin des 400 000 entrées en première semaine de Sous les jupes des filles. Sa troisième réalisation, désormais distribuée par Warner, suscite encore la déception avec 403 curieux dans 18 salles. Sa moyenne de 22 tickets vendus par salle est vraiment décevante. Ce film, initialement prévu pour août 2020, a été repoussé, comme Top Gun 2, de près de deux ans pour trouver sa place sur nos écrans.

Peu de sorties ce mercredi

Les autres sorties sont peu connues et surtout peu exposées : le documentaire Birds of America (45 entrées dans 3 salles), L’ombre des pères, au St-André-des Arts (34 entrées) et Ca tourne à Saint-Pierre et Miquelon (12 entrées dans 1 salle, le film est présent dans deux cinémas à partir de 15h) ont un vrai problème de notoriété.

Frédéric Mignard

Les premières séances / Paris-14h sur CinéDweller

Birds of America, affiche du film sur Jean-Jacques Audubon

© Météores Films. Tous Droits Réservés, d’après une peinture de Jean-Jacques Audubon