Proxima : la critique du film (2019)

Drame | 1h46min
Note de la rédaction :
7,5/10
7,5
Proxima, l'affiche

  • Réalisateur : Alice Winocour
  • Acteurs : Eva Green, Sandra Hüller, Matt Dillon, Zélie Boulant-Lemesle
  • Date de sortie: 27 Nov 2019
  • Nationalité : Français, Allemand
  • Scénario : Alice Winocour et Jean-Stéphane Bron
  • Musique : Ryuichi Sakamoto
  • Distributeur : Pathé
  • Éditeur vidéo : Pathé Vidéo
  • Sortie vidéo : 27 mars 2020 (VOD)
  • Box-office France / Paris-périphérie : 99 188 entrées / 40 719 entrées
  • Budget : 6,5 M d'euros
Note des spectateurs :
[Total : 0   Moyenne : 0/5]

Proxima offre un point de vue inédit sur la préparation des astronautes, tout en étant un joli plaidoyer féministe. Touchant à défaut d’être bouleversant.

Synopsis : Sarah est une astronaute française qui s’apprête à quitter la terre pour une mission d’un an, Proxima. Alors qu’elle suit l’entraînement rigoureux imposé aux astronautes, seule femme au milieu d’hommes, elle se prépare surtout à la séparation avec sa fille de 8 ans.

Une immersion totale dans les préparatifs d’une mission spatiale

Critique : Passionnée par l’espace depuis son enfance, la réalisatrice Alice Winocour a choisi une approche originale par rapport aux nombreux autres films de science-fiction existants. Elle a décidé de ne jamais filmer l’espace, mais de se concentrer sur ce qui occupe l’essentiel de la vie d’un astronaute : sa préparation, aussi bien physique que mentale. Pour cela, elle a fait des recherches approfondies et a interrogé de nombreuses femmes qui ont participé à une mission de ce type. Au bout d’un moment, elle a greffé à cet aspect documentaire un élément plus personnel, à savoir la relation fusionnelle entre une mère et sa fille.

Proxima, photo d'exploitation 1

© 2019 Dharamsala – Darius Films – Pathé – France 3 Cinéma – Pandora Films. Tous droits réservés.

Véritable plaidoyer féministe, Proxima s’insinue dans un milieu essentiellement masculin afin de démontrer que les femmes peuvent aussi aspirer à des emplois difficiles et nécessitant une vraie force de caractère. Elle ne cache pas l’extrême dureté d’un milieu machiste, ni la rudesse d’un entrainement intensif. Cet aspect documentaire bénéficie d’ailleurs de la véracité du décor puisque la réalisatrice est parvenue à obtenir toutes les autorisations nécessaires pour pouvoir filmer dans les véritables lieux de l’action à Cologne, Moscou et Baikonour. Cela apporte un réalisme bienvenu à une œuvre quasiment documentaire.

Winocour signe un beau film sur l’amour inconditionnel entre une mère et sa fille

Toutefois, par-delà cet aspect, Alice Winocour implique le spectateur grâce à des éléments plus personnels. Elle réfléchit notamment à la difficile séparation entre une enfant et sa mère. La gamine, interprétée avec un naturel confondant par la jeune Zélie Boulant-Lemesle, voit ainsi son monde s’écrouler lorsque celle qui l’élève doit partir pendant plus d’un an, avec un risque élevé de ne jamais revenir. Cette relation fusionnelle occasionne les plus belles séquences du film. La charge émotionnelle ne tombe pourtant jamais dans le mélo ou l’effusion de sentimentalisme. Décrite avec pudeur – peut-être trop – la relation est finalement simple et naturelle. En tout cas, l’amour entre ces deux êtres se ressent pleinement, ce qui est déjà une vraie performance.

Proxima, photo d'exploitation 2

© 2019 Dharamsala – Darius Films – Pathé – France 3 Cinéma – Pandora Films. Tous droits réservés.

Au passage, la réalisatrice évoque également ce qu’implique pour un être humain d’abandonner la planète, comme le fait de ne plus entendre les bruits familiers de la nature environnante. Là encore, la réalisatrice n’insiste pas trop, sans doute consciente que tout ceci a déjà été largement traité depuis une dizaine d’années dans des films immersifs comme Gravity ou encore Interstellar.

Une réalisation en apesanteur

Porté par une réalisation comme en apesanteur et une musique éthérée, Proxima confirme le talent d’Alice Winocour dont nous avions déjà aimé Augustine, puis Maryland. Elle s’appuie ici sur le jeu très expressif d’Eva Green dont on ressent toutes les souffrances intérieures. Face à elle, on est heureux de retrouver l’excellent Matt Dillon, et ceci malgré un rôle finalement assez anecdotique.

On peut d’ailleurs reprocher que les personnages masculins ne soient pas vraiment développés et demeurent des figures périphériques qui ne sont là que pour encadrer la relation principale entre la mère et sa fille. Cela n’empêche pas de faire de Proxima un film plutôt original par son approche immersive du métier d’astronaute. A découvrir, donc.

Le film sur le site du distributeur 

Critique : Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 27 novembre 2019

Sorties VOD du 27 mars 2020

Proxima, l'affiche

© 2019 Dharamsala – Darius Films – Pathé – France 3 Cinéma – Pandora Films. Tous droits réservés.

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