La malédiction de la panthère rose : la critique du film (1978)

Comédie, Policier | 1h39min
Note de la rédaction :
4,5/10
4,5
La malédiction de la panthère rose, l'affiche

  • Réalisateur : Blake Edwards
  • Acteurs : Peter Sellers, Herbert Lom, Dyan Cannon, Burt Kwouk, Robert Loggia
  • Date de sortie: 06 Déc 1978
  • Nationalité : Américain, Britannique
  • Titre original : Revenge of the Pink Panther
  • Musique : Henry Mancini
  • Distributeur : Les Artistes Associés
  • Éditeur vidéo (DVD) : MGM / United Artists
  • Sortie vidéo (DVD) : 1er février 2006
  • Budget : 12 M$
  • Box-office France / Paris-périphérie : 722 706 entrées / 238 688 entrées
  • Box-office USA : 49,5 M$
  • Crédits affiche : © 1978 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. / Illustrateurs : Guy Bourduge - Guy Jouineau. Tous droits réservés.
Note des spectateurs :

Dernier épisode tourné du vivant de Peter Sellers, La malédiction de la panthère rose est surtout l’un des segments les plus faibles d’une franchise à bout de souffle. Pas vraiment amusant.

Synopsis : Ayant échappé à seize attentats, l’inspecteur Clouseau est devenu une légende. A leur tour, les patrons de la French Connection cherchent à l’éliminer.

Le dernier épisode avec Peter Sellers

Critique : Après les succès imposants rencontrés par les troisièmes et quatrièmes épisodes de la saga de La panthère rose, le duo formé par Blake Edwards et Peter Sellers ne peut se résoudre à laisser tomber la poule aux œufs d’or. Ils décident donc de remettre le couvert une fois de plus, d’autant que Peter Sellers a été victime d’une énième crise cardiaque qui sonne comme un sérieux avertissement. Et de fait, La malédiction de la panthère rose (1978) constitue bien la dernière participation de Peter Sellers à cette franchise, du moins de son vivant. Il décède effectivement au cours de l’année 1980.

La malédiction de la panthère rose, la jaquette du DVD

© 1978 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. / © 2006 MGM Home Entertainment LLC. Tous droits réservés.

Ecrit avec son complice Frank Waldman qui a déjà contribué au succès de la saga, ce nouvel opus ne fait pourtant pas d’étincelles en matière de script. Effectivement, les auteurs se sont contentés de recopier les grandes lignes des épisodes précédents en essayant d’injecter un peu de sang neuf. Après avoir parodié le film de casse, puis les euro-spy des années 60, les auteurs se penchent désormais sur les longs-métrages mettant en scène la mafia.

Peter Sellers multiplie les déguisements, mais oublie d’amuser

Effectivement, au cours des années 70, le succès du Parrain et de sa suite a initié tout un sous-genre du film de gangster que Blake Edwards s’amuse à parodier ici. Malheureusement, l’inspiration n’est pas vraiment au rendez-vous dans ce cinquième opus qui marque un sacré essoufflement. Alors que les précédents optaient pour des gags burlesques essentiellement fondés sur la maladresse de l’inspecteur Clouseau, La malédiction de la panthère rose préfère se centrer sur la capacité de Peter Sellers à se déguiser.

Ainsi, on retrouve l’inspecteur Clouseau moins maladroit, mais capable d’incarner des personnages grotesques comme un Long John Silver ridicule ou un parrain obèse. Cela pousse la franchise vers un public davantage enfantin qui peut aisément s’amuser des travestissements de Peter Sellers. Les adultes, eux, seront bien plus partagés devant cette orientation douteuse de la saga.

Moins de gags, plus d’hystérie

Ceci se fait au détriment de la cohérence scénaristique, mais aussi de la profusion de gags. Hormis quelques passages – d’ailleurs calqués sur les films précédents – on ne rit pas beaucoup devant ce spectacle parfois mollasson, parfois carrément bordélique, mais toujours inconséquent. Peter Sellers ne fait plus vraiment rire, Herbert Lom est sous-employé et le personnage de Cato prend plus de place. Cela occasionne un nombre conséquent de blagues racistes, souvent épicées de passages clairement homophobes. Les folles étaient encore en vogue à cette époque au cinéma, et Blake Edwards n’échappe malheureusement pas aux clichés en vigueur.

Une équipe peu inspirée qui rencontre toutefois le succès

Même Henry Mancini ne semble plus trop savoir comment assaisonner son fameux thème musical afin qu’il sonne plus contemporain. On a donc le sentiment que tout ce beau monde n’y croit plus vraiment et que cette dépense d’énergie n’est là que pour capitaliser sur un succès toujours plus important.

D’ailleurs, ce cinquième épisode, tout médiocre qu’il est, a obtenu un magnifique succès commercial aux Etats-Unis où il a glané près de 50 millions de dollars de recettes. En France, le métrage a eu moins d’impact que le précédent, mais reste une excellente affaire avec plus de 722 000 entrées sur tout le territoire.

L’extrême popularité de la franchise explique en grande partie la volonté de Blake Edwards de la perpétuer. En 1982, il ira même jusqu’à utiliser les nombreuses chutes de montage de Peter Sellers pour créer un sixième volet intitulé A la recherche de la panthère rose. Hommage sincère ou tentative opportuniste de gagner de l’argent facilement ? Nous ne saurions nous prononcer.

Franchise : tous les films de la Panthère Rose

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Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 6 décembre 1978

La malédiction de la panthère rose, l'affiche

© 1978 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. / Illustrateurs : Guy Bourduge – Guy Jouineau. Tous droits réservés.

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La malédiction de la panthère rose, l'affiche

Bande-annonce de La malédiction de la panthère rose (VO)

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