Quand la panthère rose s’emmêle : la critique du film (1977)

Comédie, Espionnage | 1h43min
Note de la rédaction :
7,5/10
7,5
Quand la panthère rose s'emmêle, l'affiche

  • Réalisateur : Blake Edwards
  • Acteurs : Peter Sellers, Herbert Lom, Colin Blakely, Lesley-Anne Down, Burt Kwouk
  • Date de sortie: 23 Fév 1977
  • Nationalité : Américain, Britannique
  • Titre original : The Pink Panther Strikes Again
  • Année de production : 1976
  • Scénario : Blake Edwards et Frank Waldman
  • Musique : Henry Mancini
  • Distributeur : Les Artistes Associés
  • Editeur vidéo (DVD) : MGM / United Artists
  • Sortie vidéo (DVD) : 1er février 2006
  • Budget : 6 M$
  • Box-office France / Paris-périphérie : 1 072 500 entrées / 373 477 entrées
  • Box-office USA : 33,8 M$
  • Crédits affiche : © 1976 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. / Illustrateur : Geoffrey. Tous droits réservés.

Meilleur opus de la saga, La panthère rose s’emmêle est un quatrième épisode d’excellente tenue grâce à une avalanche de gags burlesques particulièrement savoureux. Délirant.

Synopsis : Rendu fou par l’incompétence de Clouseau, Dreyfus met au point une arme de destruction massive et menace le monde. Pour la communauté mondiale, pas de problème : Clouseau est sur l’affaire. Mais l’inspecteur aura bien besoin de sa malchance légendaire s’il veut affronter les 26 tueurs internationaux lancés à ses trousses !

Peter Sellers au sommet de son art

Critique : Tourné pour de mauvaises raisons (des problèmes financiers), le troisième volet des aventures de l’inspecteur Clouseau intitulé Le retour de la panthère rose (1975) a connu un succès inespéré, notamment aux Etats-Unis où la comédie a cartonné. Cette fois-ci, le réalisateur Blake Edwards et son complice Peter Sellers ne laissent pas le temps au soufflé de retomber et comptent bien exploiter rapidement la nouvelle popularité du personnage. Ils doivent pour cela mettre de côté leur antagonisme – ils ne se supportaient pas, aussi bien dans la vie que sur les plateaux.

Quand la panthère rose s'emmêle, la jaquette du DVD

© 1976 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. / © 2006 MGM Home Entertainment LLC. Tous droits réservés.

Désormais, la série est entièrement centrée sur le personnage de Clouseau, à tel point que la panthère rose du titre finit par désigner l’inspecteur, alors qu’initialement, il s’agit d’un diamant qui n’apparaît plus du tout dans les suites réalisées à partir de 1976. C’est dire l’ampleur du rapt effectué par Peter Sellers sur la saga, lui qui n’était qu’un simple second rôle dans le premier opus de 1963.

Une parodie du film d’espionnage dynamitée par une avalanche de gags

Seul personnage à conserver une importance dans la série, le commissaire Dreyfus interprété avec folie par Herbert Lom, devient cette fois-ci l’antagoniste principal de celui qu’il considère comme son ennemi juré. Blessé par la reconnaissance octroyée à cet inspecteur gaffeur et profondément stupide, Dreyfus cherche à l’éliminer par tous les moyens possibles. Cela donne lieu à une intrigue prétexte qui surfe sur le succès des films de James Bond. La parodie est ici moins axée sur le film policier que sur celui d’espionnage du type euro-spy.

De toute façon, l’ensemble du film n’a d’autre but que de multiplier les gags burlesques. A chaque fois, l’inspecteur Clouseau enquête dans un nouveau lieu qu’il finit par détruire à force de maladresses, la particularité de ce quatrième épisode étant d’assumer pleinement ce statut d’œuvre entièrement centrée sur le gag. Ainsi, Clouseau devient une immense machine de destruction massive qui s’exerce aussi bien contre toute forme de mobilier, mais aussi contre ses ennemis qu’il tue sans même s’en apercevoir.

Une réalisation d’excellente tenue

Si ce quatrième opus est sans doute l’un des meilleurs de la série, c’est donc par ce soin constant dans l’accumulation de situations grotesques, mais aussi par la grâce d’une réalisation toujours aussi impeccable de la part d’un cinéaste en pleine possession de son art. Certes, Peter Sellers est un comique de haut niveau, mais le cinéaste sait parfaitement maîtriser la folie du comédien et possède le sens parfait du timing pour sublimer chaque geste et chaque attitude. Il sert également avec merveille un Herbert Lom totalement déchaîné, et lui aussi fort drôle.

Un gros succès en France avec plus d’un million d’entrées

Si l’on ajoute à cela un générique assez jubilatoire, pétri de références cinématographiques, et une musique toujours aussi dynamique de Henry Mancini, on obtient un petit film culte qui a d’ailleurs permis à la saga de rencontrer enfin un succès d’envergure sur le territoire français.

Ils ont effectivement été plus d’un million de spectateurs à accueillir ce quatrième épisode, faisant de lui le plus gros succès de la franchise sur notre territoire.

De quoi motiver la mise en chantier d’un cinquième volet intitulé La malédiction de la panthère rose (1978).

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Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 23 février 1977

Quand la panthère rose s'emmêle, l'affiche

© 1976 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. / Illustrateur : Geoffrey. Tous droits réservés.

 

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Quand la panthère rose s'emmêle, l'affiche

Bande-annonce de Quand la panthère rose s'emmêle (VO)

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