La charge des diables : la critique du film (1978)

Western | 1h49min
Note de la rédaction :
5,5/10
5,5
Affiche du film la charge des diables

  • Réalisateur : Giuseppe Rosati
  • Acteurs : Gianni Garko, Gabriella Giorgelli, Nazzareno Zamperla, Howard Ross, Andrea Scotti, Daniele Vargas, Furio Meniconi
  • Date de sortie: 28 Juin 1978
  • Nationalité : italien, espagnol, américain
  • Titre original : Campa carogna... la taglia cresce / Los cuatro de Fort Apache (Espagne)
  • Scénaristes : Carlo Veo, Giuseppe Rosati, Enrique Llovet
  • Directeur de la photographie : Godofredo Pacheco
  • Compositeur : Nico Fidenco
  • Sociétés de production : Salvadore Romero, Horse Film, Plata Film
  • Editeur video (VHS) V.I.P
  • Crédits visuels © 1978 Salvadore Romero,Horse Film, Plata Film. Tous droits réservés.
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleur (Eastmancolor) / Mono (Westrex Recording System)
Note des spectateurs :
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La charge des diables est un western spaghetti délirant qui, en dépit de ses nombreux défauts, se laisse apprécier. Un petit plaisir coupable !

Synopsis : Des bandits mexicains pillent un convoi, volant des armes et prenant une femme en otage. Un chasseur de prime et trois soldats Nordistes se lancent à leur poursuite.

Critique : En 1973, alors que le western italien était en pleine décadence, Giuseppe Rosati réalise son unique contribution au genre, La charge des diables. En dépit d’une entrée en matière assez violente, le film se révèle assez symptomatique de son époque, car lorgnant dangereusement vers la parodie. A titre d’exemple, on retrouve dans le film la quasi-obligatoire scène d’empoignade homérique agrémentée de bruitages outrés. Certes, des séquences sont particulièrement lourdes et le métrage ne sait pas toujours sur quel pied danser, mais l’humour se révèle suffisamment décalé pour ne pas faire basculer La charge des diables dans la vulgarité.

La charge des diables, c’est avant tout un protagoniste intriguant

L’élément le plus marquant de La charge des diables est son personnage principal, lui aussi particulièrement décalé. Sa confession religieuse, grandement mise en avant, se révèle inattendue pour un personnage de western Italien. Gianni Garko incarne avec talent ce pistolero décontracté, muni d’un énorme fusil à munitions explosives et d’une ombrelle. De fait, son personnage se rapproche grandement du Stranger de Tony Anthony. Si Garko porte le métrage, le reste du casting convainc aussi. Stephen Boyd, Howard Ross et Harry Baird incarnent un trio de Nordistes charismatique. Simón Andreu et Daniele Vargas incarnent quand à eux des bandits mexicains crédibles. Il n’en va pas de même pour Alfredo Mayo, qui en exaspérera plus d’un tant il cabotine dans un rôle caricatural de général. A sa décharge, son personnage n’est absolument pas crédible.

La charge des diables, c’est aussi un film clivant

De fait, l’autre particularité de La charge des diables est qu’il adopte  un peu la même approche que Trois pistolets contre César. En effet, il baigne dans une atmosphère de bande dessinée. Les idées déjantées sont légion : les soldats nordistes lancent des boomerangs ou jettent des bâtons de dynamite au lance-pierres, le protagoniste a recours à des gadgets, et l’antagoniste est un général d’opérette obsédé par Napoléon et la France. Certains apprécieront l’aspect décomplexé du film, d’autres seront rebutés, et on peut les comprendre. Surtout que mis à part ces quelques outrances, La charge des diables propose un scénario somme toute assez moyen, reposant sur des idées convenues. Il n’est néanmoins pas ennuyeux pour un sou, car généreux en scènes d’action efficaces.

La charge des diables se tient d’un point de vue artistique et technique

De manière globale, La charge des diables bénéficie d’une réalisation plutôt correcte de la part de Giuseppe Rosati. La beauté des paysages d’Almeria fait à nouveau mouche, même si les scènes de nuit du film sont ratées, trahissant un budget limité. Enfin, l’un des points forts du métrage réside assurément dans la musique de Nico Fidenco, qui utilise des sons récurrents du western spaghetti de manière inattendue. A noter que l’acteur Stephen Boyd interprète le thème principal, au demeurant fort sympathique.

En définitive, s’il n’est pas objectivement recommandable à cause de ses excès délirants, La charge des diables demeure un sympathique petit western spaghetti qui allie plutôt bien action et comédie, sans pour autant sombrer dans la vulgarité facile. Les amateurs du genre prêts à lui pardonner ses outrances passeront un bon moment devant un film généreux, mais difficilement défendable.

Critique : Kevin Martinez

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Affiche du film la charge des diables

© 1978 Salvadore Romero,Horse Film, Plata Film. Tous droits réservés.

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