Hokum : la critique du film (2026)

Epouvante-horreur | 1h47min
Note de la rédaction :
8/10
8
Hokum, l'affiche

  • Réalisateur : Damian McCarthy
  • Acteurs : Adam Scott, David Wilmot, Peter Coonan
  • Date de sortie: 29 Avr 2026
  • Année de production : 2026
  • Nationalités : Irlandais, Émirien
  • Titre original : Hokum
  • Titres alternatifs : Hokum: La sorcière (Québec) / Hockum - A Maldição Oculta (Portugal) / Hokum: la maldición de la bruja (Mexique) / Hokum: O Pesadelo da Bruxa (Brésil)
  • Casting : Adam Scott, Peter Coonan, David Wilmot, Florence Ordesh, Michael Patric, Will O'Connell, Austin Amelio, Brendan Conroy, Sioux Carroll, Mallory Adams, Ezra Carlisle
  • Scénariste : Damian McCarthy
  • Monteur : Brian Philip Davis
  • Directeur de la photographie : Colm Hogan
  • Compositeur : Joseph Bishara
  • Cheffe Maquilleuse : Niamh O'Loan
  • Chef décorateur : Til Frohlich
  • Directeur artistique :
  • Producteurs : Derek Dauchy, Mairtín de Barra, Julianne Forde, Roy Lee, Steven Schneider, Ruth Treacy, avec Jakob Pollack
  • Producteurs exécutifs : Terence Chan, Andrew Childs, Jeff Deutchman, Ryan Friscia, Dan Kagan, Ken Kao, Bryan Meng, Evan O'Brien, Keith Potter, Tom Quinn, Josh Rosenbaum, Ben Ross, Rami Yasin
  • Sociétés de production : Imagenation Abu Dhabi FZ, Tailored Films
  • Distributeur : The Jokers
  • Distributeur reprise :
  • Date de sortie reprise :
  • Editeur vidéo :
  • Date de sortie vidéo :
  • Budget : 5 000 000 $
  • Box-office France / Paris-Périphérie :
  • Box-office nord-américain / monde :
  • Classification : Interdiction aux -12 ans
  • Formats : 2.39 : 1 / Couleurs / Son : Dolby Atmos
  • Festivals :
  • Nominations :
  • Récompenses :
  • Illustrateur/Création graphique : © mattverny, vanilla core (affiche). Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Imagenation Abu Dhabi FZ, Tailored Films. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attaché de presse : Boris Lobbrecht
  • Tagline : Vos pires cauchemars commencent ici.
Note des spectateurs :

Après la révélation d’Oddity, Hokum confirme la place de choix du réalisateur Damian McCarthy dans le domaine de l’horreur psychologique. Son nouvel opus est à la fois effrayant, passionnant et recélant plusieurs moments inoubliables.

Synopsis : Ohm Bauman, un romancier se retire dans une auberge en Irlande pour disperser les cendres de ses parents. Mais les récits du personnel au sujet d’une sorcière ancestrale hantant la suite nuptiale s’emparent peu à peu de son esprit…

De l’art de générer l’inquiétude et la peur!

Critique : Après avoir pris tout le monde par surprise avec Oddity (2024), son deuxième long métrage qui révélait un auteur capable de renouveler le genre horrifique, le cinéaste et scénariste irlandais Damian McCarthy continue à explorer l’horreur psychologique avec son troisième opus mystérieusement intitulé Hokum (2026). Le mot en lui-même ne revêt aucun sens particulier et ne correspond à rien de précis dans le film, mais il a justement pour but d’intriguer et d’infuser l’idée d’un sens qui échapperait au spectateur, ce qui finalement définit parfaitement le nouvel essai du cinéaste.

Hokum, photo 1

© 2026 Imagenation Abu Dhabi FZ, Tailored Films / Photo : The Jokers Films. Tous droits réservés.

Toujours adepte d’une horreur plus psychologique que réellement graphique, Damian McCarthy préfère largement travailler l’ambiance très inquiétante du film, refusant notamment l’usage des jump scares. Il se révèle toutefois toujours aussi doué pour créer de légers décalages avec le réel, de façon à développer une inquiétante étrangeté qui débouche sur le malaise du spectateur, basculant ainsi plus facilement dans la peur pure et simple lorsque l’action débute.

De la folk horreur aux références prestigieuses

Avec Hokum, Damian McCarthy s’inspire de plusieurs branches du genre horrifique, puisqu’il met en place une œuvre qui puise ses sources dans la folk horreur, mais aussi dans le film de maison hantée, tout en plongeant le spectateur dans une sombre histoire de sorcellerie, nous invitant même in fine à ouvrir la porte des Enfers. Avec son hôtel aux nombreux recoins mystérieux et autres passages secrets, il peut également être assimilé à l’horreur gothique.

En fait, en découvrant Hokum, les fans du genre trouveront de nombreuses similitudes avec l’univers de Stephen King (on y parle d’un écrivain qui trimbale un trauma enfantin très lourd à porter), mais aussi des passages qui évoquent plus ou moins directement Shining (Stanley Kubrick, 1980), Inferno (Dario Argento, 1980) et même L’Au-delà (Lucio Fulci, 1980) lors de son final. Mais d’autres films viennent parfois en tête, que ce soit Donnie Darko (Richard Kelly, 2001) pour la présence d’un lapin effrayant ou encore toute l’œuvre de David Lynch pour les éclairages sombres et l’ambiance générale souvent déstabilisante.

Le décor comme espace mental du protagoniste principal

Pour autant, Hokum n’est en rien un simple assemblage de références mal digérées car Damian McCarthy continue à explorer des thématiques proches de celles de ses précédentes créations. Tout d’abord, il réfléchit comme dans Oddity à la place du surnaturel au cœur d’un monde à la temporalité indéterminée, mais où les personnages principaux sont généralement des hommes rationnels confrontés à des événements qui dépassent l’entendement. L’auteur réintroduit donc l’élément magique et passe pour cela par des objets fétichisés. Dans Hokum comme dans Oddity, le choix des objets qui peuplent le décor ne sont pas le fruit du hasard, mais anticipent déjà le destin du héros. Ils peuvent également être le pur reflet de la psyché intérieur de cet écrivain qui doit affronter ses propres démons liés à un trauma enfantin dont nous ne dirons rien.

Hokum, photo 2

© 2026 Imagenation Abu Dhabi FZ, Tailored Films / Photo : The Jokers Films. Tous droits réservés.

La grande force du cinéaste est de parvenir à faire peur à l’aide de simples objets mystérieux, de petites statuettes flippantes, de décors imperceptiblement déstabilisants. Bien entendu, le cinéaste joue à plein la terreur liée à la pénombre et aux arrière-plans qui révèlent tout à coup des présences démoniaques. En tout cas, il fallait oser proposer une œuvre où le personnage principal interprété par Adam Scott demeure longtemps seul à l’écran, sans que l’on s’ennuie une seule seconde. Comme l’intrigue est plutôt cryptique, le spectateur est toujours occupé à observer le moindre détail du décor pour tenter d’éclaircir ce qui se passe à l’écran.

Avec Hokum, plongez dans une psyché brisée

Certes, on pourra peut-être regretter que le cinéaste donne en toute fin une explication plus rationnelle à son délire hôtelier, mais libre au spectateur d’y croire ou de préférer la version plus fantastique et onirique du récit. Dans tous les cas, il s’agit pour un personnage a priori odieux envers son entourage immédiat de faire la paix avec lui-même. Sans jamais avoir recours à la facilité du dialogue explicatif, Damian McCarthy parvient à approfondir la psyché en miettes de cet artiste dont on comprend mieux les failles au fur et à mesure de l’intrigue.

Réalisé avec beaucoup de talent par un artiste décidément en pleine possession de ses moyens, Hokum ne devrait pas décevoir ceux qui, comme nous, ont beaucoup aimé Oddity. De quoi faire du cinéaste irlandais l’une des signatures les plus intéressantes du moment en matière de film d’horreur !

Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 29 avril 2026

Hokum, l'affiche

© 2026 Imagenation Abu Dhabi FZ, Tailored Films / Affiche : mattverny, vanilla core. Tous droits réservés.

Biographies +

Damian McCarthy, Adam Scott, David Wilmot, Peter Coonan

Mots clés

Cinéma irlandais, La folk horreur au cinéma, L’horreur psychologique au cinéma, Les sorcières au cinéma, Les hôtels au cinéma, Les maisons hantées au cinéma, L’enfer au cinéma

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Hokum, l'affiche

Bande-annonce d'Hokum (VOstf)

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