Acteur, scénariste, producteur et réalisateur américain, Shia LaBeouf est né en 1986 à Los Angeles, en Californie. Issu d’une famille d’artistes ratés, le gamin grandit à Echo Park, un quartier défavorisé. Pourtant, alors qu’il n’a que dix ans, il rencontre Shawn Toovey, jeune vedette de la télé qui lui montre que le métier d’acteur peut rapporter gros. Dès lors, Shia LaBeouf se lance dans le stand-up et gagne suffisamment d’argent pour engager un agent qui lui permet de décrocher un contrat avec Disney Channel.
Disney Channel, puis l’ascension vers le star-système
Pendant deux ans, il multiplie les emplois dans des séries télé et décroche enfin le jackpot en intégrant le casting de la série Disney La guerre des Stevens dont il tourne une soixantaine d’épisodes entre 2000 et 2003. A la fin de son contrat, on peut voir le jeune homme dans des blockbusters comme I Robot (Alex Proyas, 2004) avec Will Smith ou encore Constantine (Francis Lawrence, 2005), cette fois face à Keanu Reeves.
Toutefois, il doit attendre l’année 2007 pour percer définitivement sur grand écran. Non seulement il obtient le rôle principal du thriller domestique Paranoïak (D.J. Caruso, 2007), mais il est surtout engagé par Michael Bay pour incarner le héros de Transformers (2007).
Le triomphe obtenu par ces deux productions fait de Shia LaBeouf la nouvelle sensation du moment que tout le monde s’arrache. Ainsi, Steven Spielberg lui offre le rôle du fils d’Harrison Ford dans son Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008) qui déçoit les critiques et le public. Le comédien enchaîne avec le thriller raté L’œil du mal (D.J. Caruso, 2008), une autre déception. Heureusement, Transformers 2 : la revanche (Michael Bay, 2009) vient relancer à point sa carrière, suivi par Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (Michael Bay, 2011). Entre-temps, l’acteur a participé à la suite de Wall Street intitulée Wall Street : l’argent ne dort jamais (Oliver Stone, 2010) qui est une nouvelle déception artistique et commerciale.
Le rebelle des années 2010, plus connu pour ses frasques que ses films
Pourtant, en 2011, Shia LaBeouf opère un changement majeur au sein de sa carrière. Tout d’abord, il commence par réaliser des courts métrages (une dizaine à ce jour) et il commence à clamer son désamour pour Hollywood. Certes, il joue encore dans Des hommes sans loi (John Hillcoat, 2012) et Sous surveillance (Robert Redford, 2012), mais ces films se plantent au box-office international. Il s’investit alors dans des projets plus risqués comme Charlie Countryman (Fredrik Bond, 2013) ou le Nymphomaniac (2013) de Lars von Trier, puis Fury (David Ayer, 2014).
Durant sa période d’ascension, Shia LaBeouf n’a eu de cesse de faire parler de lui dans les tabloïd à cause de conduites en état d’ivresse et de comportements violents. Cela ne va guère s’arranger durant la décennie 2010 où l’on parle plus souvent de ses frasques que de ses films. Malgré plusieurs inscriptions à des programmes pour lutter contre son alcoolisme, le comédien semble un incorrigible récidiviste. En 2018, il a également été accusé d’agression sexuelle par une de ses anciennes compagnes.
Tout ceci ne fait pas bon ménage avec une carrière riche en opportunités. On le revoit toutefois dans l’intéressant biopic Borg/McEnroe (Janus Metz, 2017) où il incarne l’impétueux McEnroe. Pour Netflix, il a joué dans Pieces of a Woman (Kornél Mundruczó, 2020), mais a été rayé des noms de la plateforme à cause de nouveaux problèmes avec la justice. Depuis, il a retrouvé quelques rôles importants dans Padre Pio (Abel Ferrara, 2022), et surtout dans Megalopolis (Francis Ford Coppola, 2024) qui le remet d’actualité.
A noter qu’il a été marié durant deux ans avec l’actrice Mia Goth, autre personnalité borderline d’Hollywood.