Monique Mélinand

Actrice
Le sang à la tête, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 9 mars 1916 à Paris (France)
  • Date de décès : 16 mai 2012 à Boulogne-Billancourt (France)
  • Crédits visuel : © 1956 Pathé / Affiche : Constantin Belinsky. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Actrice française, Monique Mélinand est née en 1916 à Paris. Dès la fin des années 30, elle est élève de Louis Jouvet, ce qui lui vaut une apparition dans Entrée des artistes (Marc Allégret, 1938). Durant la Seconde Guerre mondiale, elle suit son mentor dans une longue tournée en Amérique latine et ne revient qu’une fois le conflit achevé. Durant cette période, elle devient la compagne de Louis Jouvet qu’elle épouse et va entamer une très riche carrière théâtrale qu’elle a privilégié par rapport au cinéma où ses rôles sont nettement moins intéressants.

Elle a toutefois obtenu le rôle principal de La pocharde (Georges Combret, 1953) face à Pierre Brasseur. Pour son film suivant, elle incarne l’épouse infidèle de Jean Gabin dans Le Sang à la tête (Gilles Grangier, 1956). On la retrouve en tsarine dans Katia (Robert Siodmak, 1959), puis on l’aperçoit dans Angélique, marquise des anges (Bernard Borderie, 1964) et la comédie Les Barbouzes (Georges Lautner, 1964). La comédienne est encore visible dans Le voleur (Louis Malle, 1966), L’horizon (Jacques Rouffio, 1967), Dernier domicile connu (José Giovanni, 1970), Mourir d’aimer (André Cayatte, 1971). Enfin, elle obtient un nouveau rôle principal dans La gueule ouverte (Maurice Pialat, 1974). L’année suivante, elle joue dans Sept morts sur ordonnance, film choc de Jacques Rouffio.

Ensuite, elle ne cesse d’alterner, théâtre, télévision et petits rôles au cinéma. On la voit dans A nous deux (Claude Lelouch, 1979), Vent de galerne (Bernard Favre, 1989), Outremer (Brigitte Roüan, 1990), Jeanne la pucelle (Jacques Rivette, 1994), Trois vies et une seule mort (Raoul Ruiz, 1996), Généalogies d’un crime (Raoul Ruiz, 1997), Le temps retrouvé (Raoul Ruiz, 1999) ou encore Les âmes fortes (Raoul Ruiz, 2001).

Désormais nonagénaire, Monique Mélinand continue à tourner dans Le cou de la girafe (Safy Nebbou, 2004), Président (Lionel Delplanque, 2006) et enfin Avanti (Emmanuelle Antille, 2012).

D’une impressionnante longévité, Monique Mélinand a donc marqué plusieurs décennies du cinéma français. Elle décède en 2012 à l’âge de 96 ans.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 2012

Filmographie de Monique Mélinand

Actrice, longs métrages
  • 1938 : Entrée des artistes de Marc Allégret
  • 1946 : Rouletabille joue et gagne de Christian Chamborant
  • 1946 : Rouletabille contre la dame de pique de Christian Chamborant
  • 1948 : Entre onze heures et minuit de Henri Decoin
  • 1949 : Au royaume des cieux de Julien Duvivier
  • 1950 : Lady Paname de Henri Jeanson
  • 1950 : Les Anciens de Saint-Loup de Georges Lampin
  • 1953 : La Pocharde de Georges Combret
  • 1956 : Le Sang à la tête de Gilles Grangier
  • 1958 : Faibles Femmes de Michel Boisrond
  • 1959 : Katia de Robert Siodmak
  • 1960 : La Mort de Belle de Édouard Molinaro
  • 1960 : Vers l’extase de René Wheeler
  • 1961 : Rencontres de Philippe Agostini
  • 1964 : La Bonne Soupe de Robert Thomas
  • 1964 : Angélique, marquise des anges de Bernard Borderie
  • 1964 : Les Barbouzes de Georges Lautner
  • 1966 : Le Voleur de Louis Malle
  • 1967 : L’Horizon de Jacques Rouffio
  • 1968 : La Femme écarlate de Jean Valère
  • 1968 : Delphine de Éric Le Hung
  • 1969 : L’Américain de Marcel Bozzuffi
  • 1969 : La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil d’Anatole Litvak
  • 1970 : Dernier Domicile connu de José Giovanni
  • 1970 : Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques de Michel Audiard
  • 1970 : Les Jambes en l’air de Jean Dewever
  • 1970 : Léa, l’hiver de Marc Monnet
  • 1970 : Mourir d’aimer de André Cayatte
  • 1970 : Un beau monstre de Sergio Gobbi
  • 1971 : L’Homme au cerveau greffé de Jacques Doniol-Valcroze
  • 1972 : Hellé de Roger Vadim
  • 1973 : L’Événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune de Jacques Demy
  • 1973 : La Gueule ouverte de Maurice Pialat
  • 1973 : La Race des seigneurs de Pierre Granier-Deferre
  • 1975 : Sept Morts sur ordonnance de Jacques Rouffio
  • 1976 : La Communion solennelle de René Féret
  • 1976 : Le Corps de mon ennemi de Henri Verneuil
  • 1976 : Les Mal Partis de Sébastien Japrisot
  • 1977 : La Machine de Paul Vecchiali
  • 1977 : Va voir maman, papa travaille de François Leterrier
  • 1978 : Éclipse sur un ancien chemin vers Compostelle de Bernard Férié
  • 1979 : Plurielles de Jean-Patrick Lebel
  • 1979 : À nous deux de Claude Lelouch
  • 1980 : Cauchemar de Noël Simsolo
  • 1981 : Ils appellent ça un accident de Nathalie Delon et Yves Deschamps
  • 1986 : On a volé Charlie Spencer de Francis Huster
  • 1988 : Vent de galerne de Bernard Favre
  • 1989 : Outremer de Brigitte Roüan
  • 1991 : Toubab Bi de Moussa Touré
  • 1992 : L’Écrivain public de Jean-François Amiguet
  • 1993 : Jeanne la Pucelle II (Les prisons) de Jacques Rivette
  • 1996 : Trois Vies et une seule mort de Raoul Ruiz
  • 1996 : Les Frères Gravet de René Féret
  • 1996 : Transatlantique de Christine Laurent
  • 1997 : Généalogies d’un crime de Raoul Ruiz
  • 1999 : Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz
  • 2001 : Les Âmes fortes de Raoul Ruiz
  • 2004 : Le Cou de la girafe de Safy Nebbou
  • 2006 : Président de Lionel Delplanque
  • 2006 : Avril, de Gérald Hustache-Mathieu
  • 2012 : Avanti d’Emmanuelle Antille
x