Actrice britannique, Emily Watson est née en 1967 à Islington un quartier du grand Londres, en Angleterre. Elle est la fille d’un architecte et d’une professeure d’anglais. Elle effectue des études littéraires à l’université de Bristol où elle obtient une licence de lettres. Finalement, elle opte pour l’art dramatique en intégrant le Drama Studio London. Dès lors, elle peut se produire sur les scènes britanniques dès le début des années 90.
La révélation Breaking the Waves
C’est d’ailleurs sur les planches qu’elle est repérée par le cinéaste Lars von Trier qui lui propose le rôle principal de Breaking the Waves (1996), un triomphe international qui lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice en 1997. Après un début aussi flamboyant, Emily Watson continue à épater en jouant avec Daniel Day-Lewis dans le chef d’œuvre The Boxer (Jim Sheridan, 1997). Elle est ensuite à nouveau nommée aux Oscars pour sa prestation dans le biopic Hilary and Jackie (Anand Tucker, 1998), mais on préfère se souvenir de sa performance dans le mélodrame Les Cendres d’Angela (Alan Parker, 1999).
Désormais sollicitée par le gratin des auteurs européens, Emily Watson enchaîne les rôles principaux dans des coproductions comme La Défense Loujine (Marleen Gorris, 2000), le succès Gosford Park (Robert Altman, 2001) et Punch-Drunk Love (Paul Thomas Anderson, 2002).
Le temps des seconds rôles
Après cette période dédiée au cinéma d’auteur, elle accepte quelques propositions plus commerciales en tournant dans Dragon rouge (Brett Ratner, 2002) et Equilibrium (Kurt Wimmer, 2002). Ses choix suivants seront parfois ambitieux, mais dans des films qui n’ont pas connu de succès commercial, ce qui va peu à peu l’éloigner des premiers rôles pour la confiner dans les guest star de luxe. On la retrouve ainsi à l’affiche de The Proposition (John Hillcoat, 2005), Miss Potter (Chris Noonan, 2006), Synecdoche, New York (Charlie Kaufman, 2008), Cheval de guerre (Steven Spielberg, 2011), Anna Karenine (Joe Wright, 2012) et Une merveilleuse histoire du temps (James Marsh, 2014).
La comédienne commence à accepter des propositions de la télévision (l’excellente série Chernobyl), ainsi que des castings vocaux pour des films d’animation. Toutefois, elle joue encore pour le grand écran dans Everest (Baltasar Kormákur, 2015) et plusieurs films peu connus. On la retrouve en mère supérieure dans le drame irlandais Tu ne mentiras point (Tim Mielants, 2024) qui lui vaut un Ours d’argent de la meilleure actrice dans un second rôle au Festival de Berlin 2024. Plus récemment, elle a également tourné Steve (Tim Mielants, 2025) pour le compte de Netflix, ainsi que dans Hamnet (Chloé Zhao, 2025).