Le dragon des mers, la dernière légende est une production enfantine mettant en scène le monstre du Lochness. Classieux, le conte se suit avec un plaisir constant. Mais pour le studio derrière le succès du Monde de Narnia et du Petit monde de Charlotte, Walden Média, la mésaventure commerciale fut suffisamment importante pour reléguer le conte aux oubliettes.
Synopsis : En Ecosse, loin de la Seconde Guerre mondiale qui fait rage, le jeune Angus MacMorrow espère chaque jour voir son père revenir du front. Lors d’une de ses promenades solitaires, il découvre un étrange objet qu’il ramène chez lui en cachette. Il va vite s’apercevoir qu’il s’agit d’un œuf dont une étrange petite créature ne tarde pas à sortir. Angus ne le sait pas encore, mais il vient de se faire le plus étrange et le plus merveilleux des amis… L’animal grandit vite, et le secret de son existence devient chaque jour plus difficile à garder. D’aventures en dangers, Angus et celui qu’il a baptisé Crusoé vont vivre mille péripéties et redonner un nouveau souffle à une des légendes les plus anciennes du monde, celle du Loch Ness…
Les dragons au cinéma
Critique : Le mythe du Loch Ness est devenu une belle histoire d’amitié entre un gamin tout mignon et un dragon des mers à la croissance irrésistible, absolument trognon. La réalisation classieuse de Jay Russell joue des conventions, avec la tentation d’un académisme désuet, mais pour mieux servir un script, déjà à la base, ultra classique : un enfant solitaire se découvre un ami singulier – il le dissimule – ses proches découvrent son incroyable secret – puis des outsiders, a priori malveillants, (ici des soldats Britanniques, l’intrigue se déroulant durant la deuxième guerre mondiale) essaient d’abattre la créature devenue agressive dans le danger…
Le Dragon des mers : box-office
Pour la dernière étape, ceux qui ont vu E.T. auront compris comment s’achève ce récit merveilleux habillé des conventions des années 80, teinté de l’émotion sans mièvrerie de l’auteur de Babe, le cochon devenu berger, Dick King Smith, et mâtiné d’une grosse dose d’effets spéciaux très convaincants.
Au final, ce conte des années 2000, parfaitement inoffensif, ravive les songes des plus jeunes et les réminiscences juvéniles des plus grands. Qui a dit qu’il fallait que jeunesse se passe ?
Distribué aux USA le 25 décembre 2007, Le Dragon des mers n’a réalisé que 40.9M$ localement pour un budget équivalent. Ce fut donc le dernier long métrage de cinéma de Jay Russell qui n’a pas convaincu les studios. Le réalisateur de Mon chien Skip (2000) trouva néanmoins un petit écho au Royaume-Uni (9.5M$), en Chine (8.9M$), et en France (6.8M$) où Sony Pictures collecta plus de 700 000 tickets. L’échec fut en revanche total en Italie, en Allemagne et aux Pays Bas.

© 2007 Revolution Studios Distribution Company, LLC, Walden Media LLC, and Holding Pictures Distribution.. Tous droits réservés / All rights reserved
Le DVD du Dragon des mers est visuellement splendide. Et l’éditeur n’oublie pas de gratifier la galette de quelques bonus de qualité au passage. Alors…
Compléments : 2.5/5
Ils s’articulent autour de trois points. Un commentaire audio, pour les fans hardcore du film (non parcouru), les scènes coupées et un gros documentaire d’1h20, coupée en 6.
Si les huit scènes supplémentaires (6’40), n’apportent rien au métrage, on s’intéressera davantage aux six documentaires promotionnels. Le premier, Mythes et légendes, revient sur la création du mythe du water horse avec des interviews d’autochtones et celle d’un naturaliste à la barbe hirsute à l’appui. Le deuxième, L’histoire, toujours très canonique, revient sur les intentions du cinéaste et sur le sens caché qu’il voulait donner au récit. Vient ensuite le tour des Personnages, une featurette qui voit le cinéaste de Piège de feu justifier ses choix de casting et notamment celui de l’enfant star (bonne décision au passage, le gamin excelle). Beaucoup de platitudes, certes, mais l’équipe n’étant pas des plus désagréables, cela passe comme une lettre à la poste. Suivent des documents s’articulant, dans l’ordre, sur Les décors, Les scènes aquatiques et la difficulté de tourner sous l’eau, et surtout La création de Crusoé, la fameuse créature du Loch Ness, si expressive dans le film, qui visiblement est le portrait d’une multitude d’animaux combinés en un seul. Le résultat est probant. Au total, 1h17mn d’informations pour compléter un bien joli film qui ne voulait, visiblement, pas emporter ses secrets au fond du lac !
Image & son : 4/5
Le DVD tel que l’on a pu le connaître à la fin des 90s est bien mort. Le support aujourd’hui, alors que le blu-ray émerge, peut proposer, comme ici, une copie visuellement sublime inimaginable, il y a encore quelques années. Le dragon des mers est débarrassé de tout grain et bénéficie d’une netteté optimale. Un must.
Le son 5.1 est d’une grande précision. Jamais fanfaron dans les effets, toujours concentré sur la qualité du rendu, il est parfaitement équilibré et compose avec l’image un ensemble parfait.
Les sorties de la semaine du 13 février 2008

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