Réalisateur, acteur, scénariste et producteur américain, Don Taylor (de son nom complet Donald Ritchie Taylor) est né en 1920 à Freeport, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Il a commencé par étudier l’art dramatique à l’université de Pennsylvanie, avant de partir pour Hollywood en 1942.
Don Taylor, un acteur correct des années 40-50
Là, Don Taylor parvient à décrocher un contrat avec la MGM qui ne lui octroie que des emplois très secondaires, généralement non crédités comme dans La Parade aux étoiles (George Sidney, 1943).
Sa carrière est interrompue par son engagement dans l’armée de l’air durant la fin de la Seconde Guerre mondiale. A son retour, il joue son propre rôle dans La victoire des ailes (George Cukor, 1944) et va finalement percer en jouant l’un des rôles principaux du film noir La cité sans voiles (Jules Dassin, 1948). Le comédien connait alors une certaine popularité grâce à plusieurs gros succès comme le film de guerre Bastogne (William A. Wellman, 1949), Le père de la mariée (Vincente Minnelli, 1950) et sa suite Allons donc, papa ! (Vincente Minnelli, 1951).
L’acteur continue à jouer dans des films de guerre comme Les diables de Guadalcanal (Nicholas Ray, 1951) et il cartonne dans le rôle d’un officier héroïque dans Stalag 17 (Billy Wilder, 1953). L’année suivante, il incarne carrément Robin des bois dans La Revanche de Robin des Bois (Val Guest, 1954).
Le passage réussi à la réalisation
Toutefois, l’homme a d’autres ambitions car il souhaite de plus en plus écrire et réaliser des films. Dès lors, il accepte de plus en plus souvent des rôles à la télévision, tandis qu’il se fait la main en tant que réalisateur sur différents épisodes de séries dès 1956. Petit à petit, il abandonne son métier initial de comédien pour se consacrer à la réalisation. Entre 1956 et 1961, il réalise des dizaines et dizaines d’épisodes de séries et des téléfilms.
Finalement, en 1961, il tourne son premier long métrage de cinéma, la comédie Everything’s Ducky (1961) avec Mickey Rooney et Buddy Hackett. Après un nouveau tour par la télévision, il revient au cinéma avec un film de surf intitulé Les dompteurs du Pacifique (1964). Le yes man qu’il est devenu ne cesse de travailler pour le petit écran, et retourne au grand avec le film de casse Le valet de carreau (1967) qui ne marque pas les esprits. Ensuite, il est le coréalisateur de 5 hommes armés (1969) avec Italo Zingarelli dans lequel il joue également.
Les bons films des années 70
Jusqu’ici rien de vraiment mémorable, mais Don Taylor va se découvrir une certaine appétence avec le genre fantastique. Cela débute avec Les Évadés de la planète des singes (1971), troisième volet de la célèbre saga cinéma qui fait plutôt partie des bons numéros de la franchise. Après un détour plutôt réussi vers le film familial avec Tom Sawyer (1973), Don Taylor fait tourner la jeune Jodie Foster dans le drame Echoes of a Summer (1976) et dégaine une comédie western avec Un cow-boy en colère (1976).
Toutefois, il s’illustre à nouveau dans le fantastique avec deux petites réussites notoires que sont L’île du docteur Moreau (1977) avec Burt Lancaster et Michael York, puis Damien : La Malédiction II (1978) qui connaissent un certain succès. On le retrouve également plutôt en forme avec l’étonnant Nimitz, retour vers l’enfer (1980) où il envoie Kirk Douglas dans le passé. Pourtant, Don Taylor ne retrouve pas de projet vraiment intéressant au cinéma et termine sa carrière à la télévision, signant de nombreux téléfilms jusqu’en 1988.
A cette époque, il choisit de prendre sa retraite et décède dix ans plus tard en 1998 à l’âge de 78 ans des suites d’une insuffisance cardiaque.