Acteur espagnol, Manuel de Blas (de son nom complet Manuel de Blas Muñoz) est né en 1941 à Badajoz, en Espagne. Le jeune garçon grandit à Cordoue, avant de partir pour Madrid en 1955. Il y débute des études de sciences politiques, avant de se réorienter vers l’art dramatique en intégrant une école de cinéma. Si le jeune premier a arpenté les scènes de théâtre locales, il débute surtout une impressionnante carrière cinématographique en 1961.
A partir de là, il est apparu dans près de 250 titres. Parmi eux, on retiendra surtout Les Centurions (Mark Robson, 1966), Le Chaudron de sang (Santos Alcocer, Edward Mann, 1968), Les 4 desperados (Julio Buchs, 1969), Quand Satana empoigne le Colt (Rafael Romero Marchent, 1970), Trinita voit rouge (Mario Camus, 1970), Le Bossu de la morgue (Javier Aguirre, 1973) avec Paul Naschy, Attention on va s’fâcher… (Marcello Fondato, 1974) et Le Monde des morts-vivants (Amando de Ossorio, 1974).
Manuel de Blas s’est donc spécialisé dans les emplois de forte tête dans des films populaires. Il est encore à l’affiche de Le Blanc, le Jaune et le Noir (Sergio Corbucci, 1975), Les Crocs du diable (Antonio Isasi-Isasmendi, 1977) et Juana la Loca… de vez en cuando (José Ramón Larraz, 1983). Avec le déclin du cinéma populaire espagnol, il se tourne de plus en plus souvent vers la télévision pour des téléfilms et séries télé.
Toutefois, il n’hésite pas non plus à se réorienter vers un cinéma plus sérieux et ambitieux avec El Lute (Vicente Aranda, 1987), La Nuit obscure (Carlos Saura, 1989), Goya (Carlos Saura, 1999), Callas Forever (Franco Zeffirelli, 2002), Les Fantômes de Goya (Miloš Forman, 2006), Le Pape François (Beda Docampo Feijóo, 2015), Uncharted (Ruben Fleischer, 2022) et Lo carga el diablo (Guillermo Polo, 2024). Une carrière gigantesque qui couvre plus de soixante ans de cinéma espagnol.