Acteur, producteur et réalisateur égyptien, Amr Waked est né en 1973 au Caire, en Egypte. Le jeune homme effectue ses études à l’Université américaine du Caire en économie et sciences politiques. Là, il se prend de passion pour le théâtre et choisit de réorienter entièrement sa vie. Il débute au grand écran dans le film Fallen Angels (Osama Fawzy, 1999) et devient célèbre grâce à la comédie dramatique Ashab wala business (Ali Idris, 2001). Cela lui offre l’opportunité d’être la vedette à part entière de Dail el samakah (Samir Seif, 2003).
Toutefois, le fait qu’il soit polyglotte lui a permis d’internationaliser sa carrière. Ainsi, Amr Waked a incarné un chef terroriste dans le thriller géopolitique Syriana (Stephen Gaghan, 2005). Toutefois, il est resté pendant longtemps fidèle à son pays et a joué dans de nombreux films égyptiens qui n’ont pas franchi les frontières.
Chez nous, on l’a revu dans Contagion (Steven Soderbergh, 2011), Des saumons dans le désert (Lasse Hallström, 2011), Lucy (Luc Besson, 2014), Colt 45 (Fabrice du Welz, 2014) et Geostorm (Dean Devlin, 2017). Devenu persona non grata en Egypte, Amr Waked s’installe définitivement en Espagne à partir de 2017 et il est même condamné à 8 ans de prison en 2019 pour avoir osé prendre la parole contre le régime du président al-Sissi.
Depuis cet épisode forcément douloureux, on a revu Amr Waked dans Wonder Woman 1984 (Patty Jenkins, 2020), Super-héros malgré lui (Philippe Lacheau, 2021), tout en étant la vedette de la série Ramy (28 épisodes tournés entre 2019 et 2022). Par la suite, il a été du casting de Le jeu de la reine (Karim Aïnouz, 2023), puis il a incarné un homme de main du régime d’al-Sissi dans Les Aigles de la République (Tarik Saleh, 2025) qui a été présenté au Festival de Cannes. Très récemment, il est aussi visible dans L’étrangère (Gaya Jiji, 2026).
Notons enfin qu’il a tâté de la réalisation avec un unique court métrage en 2006.