Fabrice du Welz

Réalisateur, Scénariste
Affiche teaser du film Adoration de Fabrice du Welz

Biographie

Né en 1972, le réalisateur belge Fabrice du Welz réalise un premier long remarquable en 2003 qui obtient le Grand Prix à Gérardmer, en 2004. Le ténébreux Calvaire, sorte d’Evil Dead du terroir sans les démons, mais fort en virtuosité technique, est un cinéma de démence à l’état pur qui marquera les esprits. On y retrouve Laurent Lucas et Jackie Berroyer, et même un caméo de Brigitte Lahaie, pour marquer la filiation avec un cinéma de genre francophone.

Après ce coup d’essai qui se révéla être un coup de maître, il essaie d’aller un peu plus loin dans la démence avec Vinyan, tourné en anglais, en Asie, avec Rufus Sewell et surtout Emmanuelle Béart. Oeuvre fascinante, Vinyan est un échec sans concession, malgré une présentation à Venise. Lent, atmosphérique, il propose une scène d’anthropophagie anthologique.

De Welz enchaîne avec Colt 45, grosse production, avec Joey Starr et Gérard Lanvin, qui devient un véritable accident industriel. Le cinéaste est remplacé par un proche du producteur, Frédéric Forestier, sur toute la fin du tournage. Le cinéaste refusera de cautionner cette production calamiteuse dont il faudra deux ans pour trouver la trace en salle, avec une sortie en catinimi, durant l’été 2014, deux mois après la présentation cannoise de son 4e film.

Ce 4e film, c’est Alléluia, un virage qui marque son retour au cinéma personnel et dérangeant de ses débuts. Alléluia, cinéma de l’extrême, est le second film de la trilogie ardennaise du cinéaste. Il y dirige à nouveau Laurent Lucas, dans un rôle qui convoque l’esprit du culte The Honeymoon Killers, dans les années 70. Le film connaît une sortie très discrète sur le grand écran en novembre 2014, après sa présentation à cannes.

L’échec est artistique et commercial avec Message from the King, son cinquième long, qui prendra près d’un an pour paraître sur les écrans français, parallèlement à sa diffusion au festival de Beaune. Cette série B américaine qui se voulait être un hommage aux thrillers teigneux des années 70, vaut surtout pour la présence de Chadwick Boseman, futur Black Panther pour Disney Marvel, et Luke Evans.

En 2018, il tourne Adoration, l’ultime chapitre de sa trilogie ardennaise, qui est sélectionné à Locarno durant l’été 2019.

  • 2004 : Calvaire
  • 2008 : Vinyan
  • 2014 : Colt 45
  • 2014 : Alleluia
  • 2017 : Message from the King
  • 2019 : Adoration
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