Rappeur, acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain, Curtis “50 Cent” Jackson (de son vrai nom Curtis Jackson III) est né en 1975 dans le quartier du Queens à New York. Il vit dans des conditions précaires dès son plus jeune âge et doit supporter l’assassinat de sa mère, dealeuse de crack, dès l’âge de 8 ans. De son côté, son père a été incarcéré à vie pour meurtre et ne peut s’occuper de son fiston qui est élevé par ses grands-parents. En réalité, le gosse grandit dans la rue.
Une enfance et une adolescence difficile
A l’adolescence, il trouve une forme de rédemption par le sport et notamment la boxe. Pourtant, il est rapidement arrêté en tant que trafiquant de drogue. Après plusieurs passages en prison, Curtis Jackson finit par se lancer dans une carrière musicale en 1996 à l’âge de 21 ans. Il débute donc sur la scène rap, mais son apprentissage est long et fastidieux et il doit attendre 1999 pour publier enfin un premier album intitulé Power of the Dollar. En 2000, le jeune rappeur est agressé par 9 balles qui le laissent pour mort. Pourtant, il survit à cette terrible agression et signe dans la foulée un contrat avec une maison de disques.
Par l’intermédiaire d’Eminem, 50 Cent – nom de scène inspiré d’un ancien gangster – rencontre le grand Dr. Dre et peut enregistrer des albums qui vont faire partie des classiques du rap américain.
Les débuts au cinéma
Après avoir joué dans la plupart de ses clips, 50 Cent décide d’opérer une pause musicale en 2004 et de se lancer dans le cinéma en tant qu’acteur. Il joue ainsi son propre rôle dans le biopic qui lui est consacré : Réussir ou mourir (Jim Sheridan, 2005). Pourtant, le long-métrage est un gros échec commercial contrairement au 8 Mile de son pote Eminem. On le retrouve ensuite dans des films comme Les soldats du désert (Irwin Winkler, 2006) avec Samuel L. Jackson ou encore dans La loi et l’ordre (Jon Avnet, 2008), polar inepte avec Al Pacino et Robert De Niro.
Parallèlement, 50 Cent est revenu au rap, mais la plupart du temps en collaboration avec d’autres artistes. En tant qu’acteur, sa filmographie comprend surtout des séries B insipides et des produits vidéo. Dans le tas, on fera une exception de Twelve (Joel Schumacher, 2010) qui est pourtant loin d’être une réussite, mais qui sort en France dans les salles. En 2011, il donne la réplique à Bruce Willis dans Braqueurs (Mike Gunther), puis continue à accompagner des vieilles gloires dans Suspect (Scott Walker, 2013) avec Nicolas Cage et John Cusack. Il rejoint également Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger pour leur Evasion (Mikael Håfström, 2013).
Curtis “50 Cent” Jackson, un rappeur devenu mainstream et un acteur de séries B
En 2014, 50 Cent effectue un retour musical qui ne fait plus l’unanimité, même au sein de ses fans qui lui reprochent de s’assagir dans ses textes. En tout cas, la star en profite pour réaliser ses propres clips et pour participer à de nombreux films. Il est notamment à l’affiche de la comédie Spy (Paul Feig, 2015) avec Jason Statham. La même année, il est visible dans le film de boxe La rage au ventre (Antoine Fuqua, 2015), puis se retrouve au casting de l’efficace Criminal Squad (Christian Gudegast, 2018) avec Gerard Butler.
Toujours prêt à cachetonner, le rappeur se retrouve dans les catastrophiques Evasion 2 (Steven C. Miller, 2018) et Evasion 3 (John Herzfeld, 2019). Pendant cette deuxième partie des années 2010, il connaît aussi le succès à la télévision avec la série Power dont il tourne 44 épisodes en tant qu’acteur et un segment comme réalisateur.
Actuellement très actif à la télévision dans des séries, 50 Cent revient au cinéma par fidélité envers ses vieux potes Sylvester Stallone et Jason Statham pour Expendables 4 (Scott Waugh, 2023) qui est un cuisant échec commercial.