Acteur italien, Umberto Orsini est né en 1934 à Novare, dans la région du Piémont, en Italie. Il débute sa carrière en tant que notaire, avant de s’orienter vers la comédie en s’inscrivant à l’Académie nationale d’art dramatique Silvio D’Amico de Rome. Il en sort avec un diplôme en 1954. Passionné de théâtre, Umberto Orsini devient le cofondateur de la Compagnia dei Giovani de Milan dans les années 50, puis il fait partie de la troupe de Luchino Visconti et va ainsi remporter de nombreux succès sur les planches.
Cela lui offre l’opportunité de jouer des seconds rôles au cinéma à partir de 1957 où on l’aperçoit dans Marisa la civetta (Mauro Bolognini, 1957). On le retrouve également furtivement dans La dolce vita (Federico Fellini, 1960), dans L’Inassouvie (Dino Risi, 1960). Si son goût personnel le pousse à jouer dans des œuvres sérieuses et profondes, il ne rechigne pas à aborder le cinéma bis de temps à autre. Ainsi, on peut le voir dans le film de SF La Planète des hommes perdus (Antonio Margheriti, 1961), ainsi que dans de nombreuses séries télé qui lui laissent le temps de jouer sur scène le soir.
Parmi ses films de prestige, on peut notamment citer Mademoiselle (Tony Richardson, 1966), Les Damnés (Luchino Visconti, 1969), César et Rosalie (Claude Sautet, 1972), Ludwig ou le crépuscule des dieux (Luchino Visconti, 1973), Vincent, François, Paul et les autres (Claude Sautet, 1974), L’Argent des autres (Christian de Chalonge, 1978) et Pasolini, mort d’un poète (Marco Tullio Giordana, 1995).
Toutefois, comme dit précédemment, le comédien a également abordé des genres plus populaires en tournant dans La Cité de la violence (Sergio Sollima, 1970), Big Guns (Duccio Tessari, 1973), L’Homme sans mémoire (Duccio Tessari, 1974), L’Antéchrist (Alberto De Martino, 1974), Emmanuelle 2 : L’Antivierge (Francis Giacobetti, 1975) ou encore Goodbye Emmanuelle (François Leterrier, 1977).
On notera que s’il est moins actif depuis ces vingt dernières années, Umberto Orsini tourne toutefois à intervalles assez réguliers malgré son grand âge. Enfin, il a souvent joué pour des programmes télé de la RAI dont il est devenu un visage régulier.