Robin Wright démarre sa carrière comme star de soap-opéra dans Santa Barbara dans lequel elle joue le rôle de Kelly Capwell. Elle y rencontre son premier époux, l’acteur Dane Witherspoon décédé tragiquement en 2014. Ils restent mariés ensemble pendant deux ans.
Le cinéma fait très vite les yeux doux à la longue chevelure d’or de Robin Wright et, évidemment, elle se retrouve dans Princess Bride de Rob Reiner, film culte de la décennie 80.
Le polar urbain de Phil Joanou Les anges de la nuit en 1990 la propulse dans un univers sombre qui la détourne du cinéma commercial. Elle rencontre à l’occasion l’acteur Sean Penn qui deviendra son époux en 1996, et ce jusqu’en 2010. Une époque chaotique qui lui ouvre des portes, notamment des entrées à Cannes grâce à l’ancrage de Sean Penn, cinéaste très apprécié des sélectionneurs cannois.
En 1992, elle intervient dans Toys de Barry Levinson, avec Robin Williams. En 1994, elle trouve un second rôle important dans sa carrière dans le phénomène américain Forrest Gump, avec Tom Hanks.
Un temps appelée Robin Wright Penn, elle tourne plusieurs fois pour son époux, notamment dans Crossing Guard (1995) et The Pledge (2002), tous deux avec Jack Nicholson.
Elle obtient en 1996 le premier rôle de l’adaptation de Moll Flanders qui est un lourd échec personnel. Heureusement, Nick Cassavetes la convoque avec John Travolta et son époux dans la production Miramax, She’s So Lovely. Un succès d’estime.
Robin Wright n’imprime pourtant pas auprès du public
Si sa rencontre avec Sean Penn est décisive dans sa carrière, les films qu’elle enchaîne ne la mettent pas en valeur, comme Incassable de Shyamalan.
La décennie 2000 sera particulièrement délicate pour elle, avec une longue série d’échecs et de productions médiocres, à l’exception de deux films de Zemeckis (La légende de Beowulf, Le drôle de Noël de Scrooge) qui sont en fait des animations en capture de mouvement. Cela ne la réconcilie donc pas avec le public qui ignore tout de sa présence.
La revanche de la maturité : Claire Underwood se venge
Une fois divorcée, Robin Wright va connaître enfin une carrière forte, avec une personnalité plus affirmée. Elle a mûri et semble avoir abandonné le cinéma chichiteux de la décennie passée. Elle triomphe dans la série Netflix, House of Cards, où elle interprète le rôle culte de Claire Underwood. Le programme connaît un succès phénoménal sur six saisons et permet à la plateforme Netflix de se bâtir une réputation internationale.
Au cinéma, Robin Wright intéresse Robert Redford (La conspiration), David Fincher (Millénium), Ari Folman (Le congrès), Anne Fontaine (Perfect Mothers) et Anton Corbijn (Un homme très recherché).
Si dans Wonder Woman et Blade Runner 2049, elle surjoue dans des rôles viriles incongrus et si Everest de Baltasar Kormakur se pose comme un mauvais choix, elle trouve la rédemption artistique en 2020 avec Land, sa première réalisation au cinéma, après quelques épisodes de House of Cards. Une œuvre singulière, personnelle et indépendante. Enfin.
Au niveau des récompenses, Robin Wright ne les compte pas. Emmy Awards, Golden Globes, la liste est impressionnante.
Filmographie de Robin Wright
(Réalisatrice, longs métrages)
- 2020 : Land
(Actrice, longs métrages)
- 1986 : Hollywood Vice Squad de Penelope Spheeris
- 1987 : Princess Bride (The Princess Bride) de Rob Reiner
- 1990 : Denial d’Erin Dignam
- 1990 : Les Anges de la nuit (State of Grace) de Phil Joanou
- 1992 : Toys de Barry Levinson
- 1992 : The Playboys de Gillies MacKinnon
- 1994 : Forrest Gump de Robert Zemeckis
- 1995 : Crossing Guard (The Crossing Guard) de Sean Penn
- 1996 : Moll Flanders, ou les mémoires d’une courtisane (Moll Flanders) de Pen Densham
- 1997 : She’s So Lovely de Nick Cassavetes
- 1997 : Loved d’Erin Dignam
- 1998 : Hollywood Sunrise (Hurlyburly) d’Anthony Drazan
- 1999 : Une bouteille à la mer (Message in a Bottle) de Luis Mandoki
- 2000 : Comment tuer le chien de son voisin (How to kill your neighbor’s dog) de Michael Kalesniko
- 2000 : Incassable (Unbreakable) de M. Night Shyamalan
- 2001 : The Pledge de Sean Penn
- 2002 : Le Dernier Château (The Last Castle) de Rod Lurie
- 2003 : Virgin de Deborah Kampmeier
- 2003 : Laurier blanc (White Oleander) de Peter Kosminsky
- 2003 : The Singing Detective de Keith Gordon
- 2004 : La Maison au bout du monde (A Home at the end of the world) de Michel Mayer
- 2005 : Nine Lives de Rodrigo Garcia
- 2005 : Sorry, Haters de Jeff Stanzler
- 2006 : Par effraction (Breaking and entering) d’Anthony Minghella
- 2007 : Hounddog de Deborah Kampmeier
- 2007 : La Légende de Beowulf (Beowulf) de Robert Zemeckis
- 2008 : Panique à Hollywood (What just happened) de Barry Levinson
- 2009 : Jeux de pouvoir (State of Play) de Kevin Macdonald
- 2009 : Les Vies privées de Pippa Lee (The Private Lives of Pippa Lee) de Rebecca Miller
- 2009 : Le Drôle de Noël de Scrooge (A Christmas Carol) de Robert Zemeckis
- 2009 : New York, I Love You d’Yvan Attal
- 2011 : Le Stratège (Moneyball) de Bennett Miller
- 2011 : La Conspiration (The Conspirator) de Robert Redford
- 2011 : Millénium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes (The Girl with the Dragon Tattoo) de David Fincher
- 2011 : Rampart d’Oren Moverman
- 2013 : Perfect Mothers d’Anne Fontaine
- 2013 : Le Congrès d’Ari Folman
- 2014 : Un homme très recherché (A Most Wanted Man) d’Anton Corbijn
- 2015 : Everest de Baltasar Kormákur
- 2017 : Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve
- 2017 : Wonder Woman de Patty Jenkins
- 2020 : Wonder Woman 1984 de Patty Jenkins
- 2020 : Land de Robin Wright
- 2021 : Zack Snyder’s Justice League de Zack Snyder
- 2023 : Devil’s Peak de Ben Young
- 2024 : La Demoiselle et le Dragon (Damsel) de Juan Carlos Fresnadillo
- 2024 : Here de Robert Zemeckis

